Japon – Jour 10

« Welcome aboard the Hikari Railstar Super Express bound for Shin-Osaka. We will make a brief stop at Okayama, Yotsuya, Shin-Kobe before arriving at Shin-Osaka terminal ».

Dernier voyage en shinkansen ce matin. Ca va faire drôle quand il va falloir remettre ses fesses dans un TGV. On s’habitue vite à la qualité de service nippone (ni mauvaise) : la place gigantesque pour les jambes, les prises de courant, les sièges qui s’inclinent, le train toujours propre, la madame qui passe avec son chariot de boissons et sandwichs, des toilettes nickels, le wifi (payant certes), le fait d’avoir toujours les sièges dans le sens de la marche, le fait aussi de toujours avoir une fenêtre et de ne pas se farcir le montant de la dite fenêtre et tout ça en seconde classe ! Non vraiment, le retour au quotidien va faire très très mal… *soupir*

L’art de la chanson qui prend la tête (suite).
Vous vous souvenez de ce que je disais il y a 2 jours à propos des musiques de pubs qui, une fois en tête, n’en sortent plus ? Bien ben là je suis revenu sur la pub Yodobashi que j’ai entendu à Utsunomiya il y a 5 jours ! *ARGH*

Je vais profiter de ce dernier long voyage en train – car nous n’en avons pas encore fini avec le train – pour faire quelques fonds de carte vous indiquant ce que nous avons fait. Z’avez intérêt à suivre y’a interro surprise à la fin.
– En premier, la carte du Japon avec les villes où nous sommes passés.
– Ensuite, le plan du métro de Tokyo avec les stations les plus marquantes du voyage.
– Le plan de Nikko.
– Et pour finir, la journée à Kamakura.
Si j’ai la moelle de le faire, j’ajouterais les plans pour Kyoto et Osaka dans un prochain post.

Rions un peu.
Ce matin mon ordinateur m’a dit une chose horrible : ESPACE DISQUE FAIBLE. C’est moche, surtout avec encore une semaine de photos à venir.

Truc amusant, aujourd’hui personne  ne dort dans le train. Julie fait la cuisine sur sa DS, Lucille est en pleine lecture et je compte les méga-octets… je suis d’ailleurs en train de me dire que si je dégage les 12 giga octets de films du PC ça devrait me faire gagner un peu de temps.

Je finirais ce soir car nous arrivons.

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La suite…

Après un changement sans encombre à Osaka (6 minutes pour une correspondance c’est presque grand luxe dans ce pays), direction Kyoto. Le temps d’une mini balade en métro et nous voilà au dernier hôtel du voyage – z’avez pas idée de ce que ça me fait mal de dire ça.

Décision est prise d’aller à Nara, à une quarantaine de minutes en train. Nara c’est la première capitale « fixe » du Japon impérial (car avant l’empereur se déplaçait pas mal) et la ville fête cette année les 1300 ans de ce statut qu’elle a perdu au profit de Kyoto puis de Tokyo. Pour fêter ça, les locaux mettent les petits plats dans les grands pour attirer le touriste. Et ça marche! En plus du beau temps et du fait que nous soyons un samedi, le coin est bondé. Si la grande majorité des gens qui déambulent dans les rues sont des écoliers, il y a pas mal de touristes (je dirais même trop). Le Japon s’ouvre et c’est très bien mais le pays perd de son côté exotique à mesure que les touristes débarquent par A380 entiers… ça devient l’usine et la pompe à fric. C’était déjà palpable à Nikko, de plus en plus à Tokyo, ici c’est avéré pour de bon. C’est la troisième fois que je viens à Nara, jamais je n’avais vu autant de monde. Ceci dit, c’était quand même vivable, arrivant un peu tard, nous sommes passés après le gros de la foule bien que le Todai-Ji soit bien peuplé.
A propos du Todai-Ji, en dehors du fait que se soit actuellement un des plus gros/vieux bâtiment en bois au monde, il a été poncé en vue d’une rénovation bien mérité vu son grand âge. L’autre jour en parlant de Kamakura, je disais que nous avions boycotté le bouddha local car nous allions voir le plus beau par la suite. C’est désormais chose faite puisqu’il se trouve dans le Todai-Ji. Sur place nous avons été interviewé par des collégiens qui nous ont demandés d’où nous venions et combien de temps nous restions etc etc… c’était pour un devoir d’anglais. Comme toujours ici, ça c’est terminé par une photo de groupe!
Comme à Miyajima hier, la ville de Nara est pleine de daims. Comme à Miyajima ces derniers se promènent en liberté au milieu des touristes, trop content de pouvoir approcher les animaux qui eux, sont super heureux d’être l’objet de tant d’attention, enfin c’est surtout leur estomac qui est content. En effet ici, pour 150 yens on peut acheter des biscuits à donner aux daims, autant vous dire que Lucille ne s’est pas faite prier, heureuse comme tout de pouvoir nourrir les bambis.
Une fois que nous en avons eu fini avec le Todai-Ji et les bambis, direction le chemin des lanternes. Bon en fait c’est juste une allée dans les bois de Nara avec 3000 lanternes en pierre qui la longent. Ils ne sont tous allumés qu’une fois par an mais le lieu est sympa bien qu’un peu loin de la gare. Le retour c’est fait en traînant la patte.

HO MON DIEU, UN TRAIN AVEC DU RETARD!
Oui même ici ce genre de chose peut se produire nous l’avons vécu. Sur le retour de Nara, notre super omnibus de la mort a eu 4 minutes de retard! Pas sa faute à lui directement mais quand même. 4 minutes…
Là où c’est relativement remarquable, c’est que nous avons su tout de suite que nous allions avoir 4 minutes de retard et pourquoi nous avions 4 minutes de retard. Je connais certaines compagnies françaises qui auraient des leçons à prendre. Ha oui, nous avions VRAIMENT 4 minutes de retard et  pas « environ 10 à 15 minutes » comme on peut l’entendre régulièrement sur certaines lignes de RER, ici même le retard est précis. Bref… ça reste quand même un omnibus et 1h20 pour le trajet de retour là où nous en avons mis 40 à l’allé, dur…

Maintenant dodo.

PS: si quelqu’un pouvait dire à l’euro d’arrêter de se casser la gueule ça me ferait hypeeeeeeeeeeeer plaisir. Merci.