Japon – Jour 11

Quelqu’un: « c’est marrant tous les grelots dans ce temple »
Moi: « oui c’est pour les joueurs de loto »
(regards interloqués)
Moi: « bah oui, ils viennent ici pour toucher le grelot! »
(regards dépités)

Aujourd’hui il fait beau, c’est donc d’un commun accord que nous décidons d’entamer la journée au Kinkakuji, aussi connu sous le nom de pavillon d’or.
Si la météo est au rendez-vous, les touristes le sont aussi et l’endroit qui est habituellement si paisible et sympa prend des allures de champ de bataille tant il faut jouer des coudes pour pouvoir faire sa photo. Mention spéciale aux chinois qui se comportent vraiment comme des cons. Notez qu’à la base je n’ai rien contre le fait que les chinois fassent du tourisme, mais il va falloir qu’ils apprennent un peu à se comporter de manière correcte car sinon ils vont se trainer une sale réputation… suis-je bête, tant qu’ils ont des thunes on s’en fout de leur attitude, au temps pour moi. Sinon le Kinkakuji sous le soleil et quelques nuages ça reste très chouette et ça mérite le déplacement. Même si on est déjà venu, impossible d’être blasé par l’endroit. D’autant que la nature est parfois surprenante. Bien que grouillant de zozos venus des 4 coins du monde qui piaillent plutôt bruyamment, un héron survole l’étang et vient se poser à quelques mètres des touristes sur la berge… zen. On se promène dans le jardin, on profite de l’ombre procurée par les arbres et ma sœur en profite aussi pour m’offrir un joli petit porte bonheur censé m’apporter la fortune! Si vous repassez sur ce blog et que vous voyez des photos postées depuis la Norvège, c’est que ça à fonctionner!
Un petit coup de bus, direction la gare de Kyoto pour faire 2 stations en train et aller voir le Fushimi inari-taysia qui a pour particularité d’avoir plusieurs centaines (milliers?) de toris. Le coin est vraiment super chouette, relativement ignoré par les touristes, le chemin couvert de toris serpente dans un petit bois ombragé. La balade fait 4 kilomètres, nous en feront un tiers, ce qui compte tenu de la topographie du terrain est déjà respectable. En haut d’une côte, je m’installe tranquille pour faire une photo puis je change d’angle pour voir si je ne peux pas faire mieux. Un touriste s’empresse de me copier et se fout devant moi, sans gêne, je le regarde en lui faisant comprendre qu’il n’est pas tout seul et là il me sort « bah quoi? t’es pas content? » « Oui j’ai un con dans mon panorama » Ha oui je suis français et je te comprends, c’est moche hein… les français je ne les aime déjà pas en France mais alors à l’étranger quand ils se comportent de la sorte… pas étonnant qu’on se traîne une réputation de mauvais coucheur mal élevé et désagréable. Oui aujourd’hui je suis en mode « j’aime pas les touristes même si j’en suis un ».
BREF.
Une fois notre petite balade forestière du jour terminée, décision est prise de filer au Kyomizu pour profiter du soleil couchant. Le Kyomizu est bâti sur pilotis sur les hauteurs de Kyoto, la vue y est imprenable et au soleil couchant c’est juste « ZE panorama ». Sauf que nous ne sommes pas les seuls à avoir eu cette idée et ça grouille encore de monde, du coup j’avoue ne pas avoir vraiment profiter de la visite alors que j’adore cet endroit. Le petit bémol est qu’une partie du temple est en travaux – comme énormément d’autres sur Kyoto et Nara – du coup ça gâche un peu les photos. Vous me direz si il n’y a que ça… hein… Retour vers le bus par les ruelles du vieux Kyoto, c’est chouette, il y a peu de monde, le soleil chauffe encore juste ce qu’il faut pour que se soit agréable même si on est archi cuit.

Ce soir, nouvelle tentative dans un izakaya après la mésaventure d’Utsunomiya, ce coup-ci avec beaucoup plus de réussite. La serveuse mimi comme tout a fait l’effort pour se faire comprendre et ne pas nous induire en erreur, pas comme les buses de l’autre resto. J’ai testé les sobas froides… pas mauvais mais en bon occidental que je suis, je préfère les pâtes chaudes. Lucille s’est enfilé un monster bol de udon avec de la tempura et Julie a pris du riz à je ne sais plus quoi.
Sur le retour, nous sommes entrés dans un magasin de maquettes. C’est incroyable le nombre de trucs qu’on peut trouver là-dedans. Ca va de la maquette pour enfant avec des pokémons à monter soit même à la maquette d’avion hyper précise en passant par les gundams à peindre et les voitures de courses dans des versions diverses et variées. Du coup j’ai eu un joli VF-19 de ma série préférée offert par Lucille. Le mien est beaucoup plus petit que celui de la photo mais qu’importe, je suis trop fan de ce machin!

Et pour finir, sachez qu’à Kyoto c’est l’empire de la voiture qui tue! En effet, si à Tokyo j’étais resté sur un maigre bilan (3 Hummers, 2 Ferraris, 1 Lamborghini, 1 Maserati, 1 Nissans GT-R, quelques jaguars et beaucoup de grosses allemandes type Mercedes classe S), ici en une soirée on a fait péter le compteur: 2 Hummers, 1 Bentley Continental GT, 1 Bentley Continental Flying Spur (je n’en avais jamais vu) avec des gentes d’une taille pas possible, une Honda NSX, un superbe scooter au bruit de Harley Davidson avec des néons roses, 1 Porsche Panamera, 1 Porsche 911 Turbo GT3 et un des amours de ma vie: une Nissan Skyline R34.

Là dessus, je vous laisse je vais pleurer dans mon lit de ne pas avoir le permis.

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