Japon – Jour 13

Aujourd’hui, visite de la petite bourgade qu’est Osaka, troisième ville du Japon avec ses 2,5 millions d’habitants, son château, son béton et pas grand chose d’autre à proposer.

Comme tous les matins depuis 3 jours, ça débute au Starbucks du coin pour un café, comme quoi la mondialisation n’a pas forcément que du mauvais parce que ça coûte carrément moins cher qu’un petit dèj’ à l’hôtel. Nous filons ensuite attraper un shinkansen pour Osaka, ce qui met Kyoto à 14 minutes de train d’Osaka contre un bon 45 minutes pour le TER local, et encore il faut que se soit un rapide sinon il y en a pour une heure.
C’est un des avantages du Japan Rail Pass, pouvoir prendre le shinkansen comme on prend le métro. Les 340 euros d’investissement nécessaire par tête avant le départ sont donc relativement vite amortis car, si nous prenions nos billets sur place, il nous faudrait débourser près d’une centaine d’euros par personne pour un Tokyo/Osaka (par exemple). Sachant qu’en shinkansen nous avons fait l’allé-retour Tokyo/Utsunomiya + Tokyo/Hiroshima + Hiroshima/Kyoto + les allés-retours Kyoto/Osaka et que tout ce qui est Japan Rail (la SNCF du coin) est inclus dans le pass, c’est-à-dire lignes de métro, bus, « TER » et ferry, c’est vraiment un bon plan.

Débarquement à Osaka et je décide de manière unilatérale de nous mettre en quête du musée Nintendo. Nous partons donc en direction du magasin Hankyu de la station Umeda pour trouver ce fichu musée – qui est en fait une expo temporaire. Expo tellement temporaire qu’elle a été remplacée pour une expo de vases et de bibelots en cristal. Ca commence bien.
Nous optons ensuite pour la visite du château, a priori lui sera toujours là. Le temps de trouver le bon train et nous voilà parti. Ca nous permet de constater entre autre qu’Osaka, c’est moche. Vous me direz, Tokyo c’est pareil, c’est du béton, du béton, du béton. Certes oui mais la ville dégage quelque chose, chaque quartier à un petit truc bien à lui, là c’est vraiment sans âme.
Nous traversons le parc du château sous un grosse chaleur, ça cogne encore ce matin. Le parc du château et le château lui-même sont à l’image de la ville: relativement insipides. Si extérieurement le Osaka Jo présente bien, intérieurement c’est une autre histoire. Rasé pendant la guerre et reconstruit dès la fin de celle-ci, le château est en fait un bête piège à touristes avec un panorama des tours avoisinantes que l’on vend à prix d’or sous couvert de lieu chargé d’histoire. Alors oui, le château a eu un rôle important historiquement parlant sur l’évolution de la région du Kansai au cours des siècles passés mais en plus du petit laïus historique, on aurait aimé voir une reconstitution de l’intérieur du château comme à l’époque et autre chose que des vitrines dans des étages en béton. Sachant qu’en plus, le château d’Himeji n’est qu’à 40 minutes de là en shinkansen et qu’il est d’une toute autre classe, ça fait mal au moral de voir celui-là. Le hic c’est qu’Himeji est en travaux jusqu’en 2011 donc forcément, on fait avec les moyens du bord.

Départ sans regret du château et direction Shinsaibashi pour retrouver notre copine Betty!
Cette grande malade est venue suivre des cours de droit à la fac de Kobe, comme c’est juste à côté d’Osaka, on joint l’utile à l’agréable. Elle nous guidera dans le quartier « branchouille » d’Osaka en quête d’un des meilleurs restaurant de takoyakis (boulettes fourrées au poulpe – spécialité locale). Le coin fait très « contre culture » avec ces jeunes au look bigaré (on passe du pseudo rappeur du Bronx à des hippies sur le retour), c’est d’autant plus amusant qu’en tournant au coin de la rue, on tombe sur les boutiques Vuitton, Armani, Paul Smith ou Marc Jacobs. Ma curiosité me poussera à franchir la porte de l’Apple Store d’Osaka – ceux qui me connaissent savent la haine que je voue à cette marque et à son marketing douteux et on dirait qu’elle me le rend bien. Espérant trouver un iPad pour pouvoir jouer avec et voir ce que ça vaut, je passe à peine la porte que l’alarme se met à sonner.
*AHEM*
Direction ensuite Dotonbori pour un petit trek dans un des quartiers les plus réputés de la ville pour son animation. Ha ça oui c’est vivant, c’est même un joyeux foutoir de boutiques aux enseignes délirantes, à la musique qui crie sur les pas de porte quand ce n’est pas un gus avec un porte voix. Bref c’est le souk. Nous déambulons là-dedans en direction de Den Den Town, équivalent local d’Akihabara à Tokyo. La différence étant que Den Den a encore ce qui faisait il y a peu le charme d’Akiba: des petites boutiques vendant des ordis ou des écrans ou dieu sait quoi et où tout est en vrac. On passe d’un vendeur de téléphone d’occasion à une boutique de DVD cochons puis à un magasin de consoles. Il y a les dernières nouveautés hardware pour se faire un PC de compétition, des magasins de goodies et figurines en tout genre: bref le pied.

L’art de la chanson qui prend la tête (troisième).
Passage rapide au Bic Camera du coin (concurrent de Yodobashi – lui aussi spécialiste en musique qui prend la tronche) pour acheter un kit de nettoyage pour objectif. Pas de souci sur ce point, pas de souci non plus pour que l’infâme pub Bic Camera s’imprime dans mes neurones pour le restant de la journée.

Malgré quelques trajets en métro (qui coûte un bras d’ailleurs), la majorité des déplacements se sera faite à pied. Nous sommes donc tous complètement épuisés et c’est avec soulagement que j’ai posé mes fesses dans le shinkansen du retour. Nous sommes allés nous finir notre journée au sushi tournant (je vous ai déjà dis combien j’aimais leur saumon?) et là, je suis littéralement en train de me liquéfier. Il fait une chaleur infernale malgré la douche, la clim et la pluie dehors.

Si vous voyez souvent des photos de chats dans les posts, c’est normal. Les villes japonaises ont cette particularité d’avoir un grand nombre de chats sauvages en liberté. Ca fait parti de la culture locale. Le truc drôle, c’est qu’il n’est pas rare de voir des maisons avec des bouteilles d’eau sur le pas de la porte, selon la légende, ça tient les chats à distance. Mouais… au moins ils ne leur font pas de mal.

Gros dodo en perspective car demain retour à Osaka pour le Kaiyukan!
Oui je termine de plus en plus mes posts en parlant de dormir parce que ça commence à être dur physiquement. A pu pied.

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