Japon – jour 2

25° au soleil hier, 22° aujourd’hui sous la pluie. Mais ce ne sont pas quelques gouttes qui vont nous arrêter.
Non mais alors…

Après un plantureux petit déjeuner à base tofu, saumon grillé, thé vert et soupe miso direction Mitaka dans la banlieue ouest de Tokyo à une petite heure de l’hôtel en transport. Qu’est-ce qui justifie un tel déplacement? Le musée Ghibli pardi!
Le musée Ghibli est simplement l’endroit où est présentée l’œuvre d’Hayao Miyazaki (le Walt Disney japonais pour schématiser) à travers diverses mise en scène de ses films et des techniques d’animation utilisées par son studio. Le bâtiment multicolore à l’architecture un peu alambiquée est très sympa, isolé au milieu d’un parc, on y est au calme et accessoirement à l’abri vu ce qu’il a déversé ce matin. Une fois nos 2h30 de visites écoulées (dont 43 passées uniquement dans la boutique), direction Nakano avec un K. Nagano avec un G, c’est l’endroit où il y a eu les jeux olympiques et ce n’est pas vraiment la porte à côté.
Nakano donc. Cet arrêt de la ligne JR Chuo n’a pour nous comme seul intérêt que la présence d’une galerie marchande répondant au doux nom de Nakano Broadway. Si l’on oublie l’aspect kitchouille de l’endroit, on y trouve des merveilles. Notamment des magasins pourvus en figurines et gagdets en tout genre de mangas, dessins animées, jeux vidéos etc… Pour peu que l’on soit familié avec l’animation jap’ ou les jeux vidéos c’est simplement l’enfer. Ne pas y laisser une fortune en cochonneries toutes plus inutiles les unes que les autres, les rendant donc forcément indispensables, relève de l’exploit. Bon ok j’y ai encore laisser 1300 yens mais c’est pour offrir *promis juré* Une fois sorti de l’enfer, direction Shibuya.
Si il y a bien une chose qui ne change pas à Shibuya – en dehors de la météo car il s’est remis à pleuvoir – c’est le foutoir ambiant qui règne dans ce lieu. Ca grouille de tous les côtés. Heureusement nous avons un objectif: le Tower Records. L’indispensable magasin de disques où l’on trouve tout (ou presque) et même les choses les plus improbables. Muni de l’indispensable bout de papier avec le nom du disque, je tente de me faire expliquer la différence entre le disque A et le disque B qui sont a priori identique sauf au niveau du prix. Le gars, qui parle 3 mots et demi d’anglais, me prend les CDs et disparaît avec. Pas loin de 5/6 bonnes minutes après, parce qu’on se demandait quand même si il n’était pas parti se planquer dans la réserve en espérant nous avoir à l’usure, revoilà mon vendeur qui revient, qui prend son courage à 2 mains pour essayer de m’expliquer la fameuse différence entre les 2. Finalement nous y arrivons et Lucille repart avec son disque toute contente. Z’allez me demander pourquoi je suis pas fichu de savoir la différence entre ces 2 CDs? Simple: je ne parle pas japonais.

Pour conclure cette journée, un petit coup de métro direction Shinjuku pour dîner. Comme hier soir, c’est au hasard d’une rue que nous rentrerons dans un resto pour un petit dîner encore une fois 100% local. Ramens à ma droite et pour les autres gyozas, riz à l’omelette et soupe. En sortant du resto je me mets en quête du lieu où nous devons finir la soirée – et là on dit merci la technologie et les téléphone moderne avec wifi, GPS et google maps – pendant que Julie et Lucille vont faire le tour du coin. Parce que le truc, c’est qu’en fait nous avons dîner dans le « quartier chaud » (Kabukicho) avec moult bars à hôtesses et boutiques de trucs olé olé. Juste au moment où je trouve le bar qui nous intéresse, voilà les 2 autres qui reviennent et qui me disent « elles sont super bonnes les nanas dans les bars à hôtesses ». Bien bien… comme par hasard, sur le chemin du bar où nous devons aller, nous passons devant le bar à hôtesses qu’elles avaient vu, forcément je regarde et là je m’entends dire « je peux savoir ce que tu regardes? » par celle qui passe ses journées à se faire reluquer par tous les mâles du coin.
Ceci étant, ça nous a amené tout droit chez GODZ, notre point de chute pour ce soir. Et GODZ c’est juste LE BAR METAL de Tokyo.
Situé en sous sol, d’une taille respectable pour un bar tokyoïte – la moyenne est à 9m², celui-ci en fait 35/40 – ça crache du gros son dès le pas de la porte. Ambiance extra, écran méga maousse qui passe des clips et les tenanciers qui sont adorables. Le petit truc spécial dans ce bar, en dehors du fait qu’il soit dédié au Metal, c’est que le proprio met à dispo tout son catalogue de CD, on peut en choisir et en faire profiter tout le monde. Classe et sympa. Autre truc amusant, GODZ semble être aussi le point de chute de tous les groupes de chevelus de la planète lors de leur passage  à Tokyo, il y a des dédicaces partout sur les murs. Mais ce que nous ignorions, c’est que le clou de la soirée était encore à venir.  Y’a quand même fallu que je vienne à Tokyo pour voir le live de Metallica aux arènes de  Nîmes. Lucille a eu son aussi 1/4 d’heure de gloire avec le live de Rammstein toujours à Nîmes, quand on a dit au gars que Lucille y était, il a mis 2ème morceau pour la route *classe* Je ne vais pas rentrer plus dans les détails qui vont barber les non initiés en groupes bruitistes pour en venir au fameux clou de la soirée: les 4 mecs en costards qui débarquent dans le bar. Jusque là, rien de spécial. Sauf qu’une fois installé, whisky en main, nos gugusses tombent la veste et se mettent à secouer la tête comme des furieux devant l’écran, verre dans la main droite et faisant les cornes de la main gauche. Ca ne faisait pas très naturel, on sentait que les types reprenaient un peu les stéréotypes qu’ils voyaient dans les clips mais leur bonne humeur limite naïve sur le sujet faisait plaisir à voir. C’était juste un pur moment de rock n’ roll, un truc qui, expliqué perd sans doute de sa saveur mais qui sur le moment est simplement hors norme. A noter qu’un des 4 mecs en question parlait un anglais de compet’ – comme quoi il y en a.

Sur ce je vous laisse, il est tard et demain j’ai safari photo.
Je vous expliquerais.

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