Japon – Jour 5

Ca grimpe, il fait froid… ‘paraît que ça s’appelle la montagne.
Même que y’en aurait chez nous.

Aujourd’hui, direction Nikko! Haut lieu de la culture japonaise car un bon paquet de shoguns ont régné sur le coin, ce qui veut dire qu’il y a aussi un paquet de temples à voir, chacun ayant eu la bonne idée de satisfaire son égo.
Nikko c’est à 40 minutes de train d’Utsunomiya, ville de province pas sexy du tout où nous avons établi nos quartiers pour 2 nuits (hier et aujourd’hui donc) histoire d’avoir une journée tranquilou dans les montagnes. Car oui, Nikko c’est tout sauf plat. C’est également un peu plus sympathique qu’Utsunomiya même si le côté piège à touristes est un peu trop prononcé à mon goût, surtout au moment du passage en caisse. Les locaux se font plaisir sur les tarifs aussi bien de la nourriture que sur les entrées de temples. Ici on vous prend pour un pigeon et on s’en cache à peine. Par exemple, le pass qui donne accès aux 5 plus gros temples du coin coûte la bagatelle de 1300 yens MAIS on doit se farcir des suppléments dans certains temples pour avoir accès « aux trésors » qui font la renommée du lieu, sans parler des temples annexes qui sont facturés un bras chacun. Même Kyoto n’est pas si cher.
Sinon les temples sont assez jolis, très différent de ceux que j’avais pu voir jusque là. En fait c’est même tout l’opposé: grosses décos bien chargées avec tellement de détails qu’on ne sait pas trop où donner de la tête. Cependant le cadre forestier du lieu rend la visite très agréable, surtout avec un petit rayon de soleil.
Du côté des catastrophes, il y a eu le crash de ma carte mémoire. 2ème fois en 3 jours que la carte plante l’appareil et me dit « carte corrompue – voulez-vous formater? » Bah oui bien sûr! Pour perdre les 150 photos que je viens de faire… heureusement que rien n’est vraiment perdu et que mon camarade Hervé m’a passé une deuxième carte mémoire qui, pour le coup, me sauve la mise.
Pas de cascades culinaires particulières aujourd’hui si ce n’est une tentative avec des chips goût « gyozas ». En dehors de l’odeur de friture je cherche toujours le goût du gyoza… sinon côté cascade au sens propre du terme, nous avons pris le bus pour aller voir la chute Kegon qui se trouve à 15km de Nikko. La chute est perdue au bout d’une route de montagne tortueuse à souhait, route qui prend tout son charme en voyant les virages devenir de plus en plus serrés au fur et à mesure que le prix du ticket augmente, le prix étant calculé à la distance. Retour toujours en bus par une route encore plus sinueuse et étroite et nous voilà redescendu à Nikko. Nikko c’est à 540 mètres au-dessus du niveau de la mer, la chute est à 1200 mètres, autant vous dire que ça meule bien là-haut, on voit même de la neige.
Chose « amusante », on note bien le décalage qui existe entre la nature ici et à Tokyo. A Tokyo, les cerisiers n’ont plus de fleurs depuis 4/5 semaines alors qu’à Nikko, c’est presque tout rose! Ceci étant, par endroit on se croirait en automne.

Bref, retour à Utsunomiya par le train, le temps de faire foutre de moi par des lycéens du coin qui trouvaient apparemment mon portefeuille ridicule (mais pas autant que leurs pantalons) et nous voilà en chasse pour un resto. Nous nous installons donc dans un izakaya (sorte de pub à la mode locale). Tout se passe presque bien…. Lucille est oubliée par la serveuse suite à une incompréhension et arrive le moment de la douloureuse. Je savais que parfois ce genre de resto avait des tarifications étranges mais là, 1000 yens de plus sont apparus sur l’addition. On nous montre qu’on doit payer ça en plus mais sans trop nous dire pourquoi. Ca palabre pas mal, la serveuse n’y met pas du sien et voilà que 3 clients sortent de nulle part avec des bons de réduction pour le resto, nous en file une poignée et sortent comme si de rien était. Sur le coup je ne percute pas mais à la réflexion, je suis à peu près persuadé qu’une serveuse a du aller voir quelqu’un en salle pour filer les bons à des gens qui partaient en leur disant de nous les donner parce que vu comme c’était embarqué, ça risquait de mal se finir, il fallait donc sauver la face pour eux et pour nous. Résultat des courses: 50% de la note qui saute grâce aux bons et tout le monde est content.

Demain retour à Tokyo avec le mauvais temps. Pas grave, on ira s’abriter au Gundam Cafe… enfin si on le trouve *haha*

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