Japon – Jour 8

Presque live from shinkansen 465.
Aujourd’hui est une journée audacieuse…

Oui aujourd’hui nous avons eu l’audace de prendre le métro à Tokyo en pleine heure de pointe avec nos valises. Oui on est comme ça nous, un peu fou ! Surtout après une courte nuit. Ma sœur comate à ma droite avec son lecteur mp3 pendant qu’à ma gauche Lucille dort et tout ça, à plus de 270km/h dans un train bien rempli.
Je disais donc que nous avions pris le métro en pleine heure de pointe. Et ben valises ou pas, ils poussent les bourricots. Ils poussent tellement que Julie en est restée sur le quai et a du prendre le métro suivant, ce qui lui a fait dire qu’elle ne vivra plus jamais de la même manière les heures de pointe à Paris. Ceci étant, il y a quand même vachement plus de place dans le métro à Tokyo que dans le machin de la RATP, sans parler de la clim’, de la propreté, de l’info trafic en temps réel, du trajet de la ligne en plusieurs langues avec les temps de trajets entre chaque station etc etc.
Nous serons à Osaka dans une petite quarantaine de minutes et ensuite nous aurons encore 2h de trajet jusqu’à Hiroshima.

La suite des opérations ce soir.

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Plus tard le même jour.

Nous voici donc à Hiroshima, ville célèbre pour ce que vous savez. Nous avons donc laissé derrière nous Tokyo et ses 13 millions d’habitants pour Hiroshima et son petit million deux cent milles âmes.
Voyage pépère sans encombre, le Fuji Yama ayant eu la bonne idée de se laisser apercevoir, chacun a pu en plus profiter du trajet pour y aller de sa petite sieste dans le shinkansen. Correspondance sans encombre à Osaka, bref du billard tout comme l’arrivée à Hiroshima. Le temps de passer un des bras de rivière traversant la ville et nous voilà  à l’hôtel [mode autosatisfaction] je les ai vraiment bien choisis, toujours bien situé et jamais loin de la gare [/mode autosatisfaction]. Celui-ci a un décor un peu kitchouille, faussement européen avec une armure dans le hall, un papier peint à fleurs, des bibelots type buste de Marie-Antoinette d’un goût assez douteux. En gros, un empilement de clichés rassemblés en un même lieu. Au moins c’est exotique.
Comme je le disais, Hiroshima est célèbre pour ce que vous savez et pi… ben c’est tout. La région fait tout pour montrer qu’elle a aussi un patrimoine mais rien à faire, Hiroshima dans l’inconscient collectif c’est juste « trop de la bombe ». La seule attraction de la ville c’est un bâtiment en ruine tenant à peine debout et un musée sur le grand boum des années 40. Ca fait vraiment gros con qui n’a rien compris quand je dis les choses comme ça hein? Donc le dôme, unique vestige de la ville au matin du 6 août 1945 mais toujours debout à défaut d’être toujours vaillant. En effet ce qui reste du bâtiment est étayé de toute part pour ne pas finir de s’effondrer.

De l’autre côté du bras de rivière qui coule au pied du dôme, se trouve un mémorial pour la paix et surtout quelques centaines de mètres plus loin le musée de la Paix avec un grand P. Là, pour une poignée de yens, on vous explique comment était Hiroshima « avant », pourquoi la ville a été choisi pour en prendre plein la figure, comment ça c’est passé quand elle en a pris plein la figure et surtout quelles ont été les conséquences de tout ça non seulement sur la ville mais aussi à l’échelle du monde. Si la première partie de la visite donne dans le larmoyant, par moment on en est limite à se dire qu’ils en font trop alors que pourtant on parle bien d’armes atomiques, la suite est en revanche beaucoup plus virile. En plus de la « traditionnelle » galerie de photos des ruines, il y a également la petite galerie des horreurs où là on vous montre des gens brûlés par le souffle de l’explosion, je vous épargne les détails sur ceux qui sont défigurés, les photos de ceux ayant des malformations etc etc La palme revenant au morceau de doigt exposé avec sa peau et son ongle (garanti 100% d’origine). On peut aussi touché des objets déformés/fondus par la chaleur de l’explosion. La visite prend ensuite une tournure plus politique avec un petit descriptif des pays disposant du « bouton rouge » en insistant bien sur le fait que « la bombe c’est très très très mal » tout en utilisant le statut de ville martyr d’Hiroshima comme moteur pour la propagande anti-nucléaire à usage militaire – voir anti nucléaire tout court.
On rentre là-dedans l’esprit libre, on prend la première partie de la visite un peu par-dessus la jambe en se disant « oui bon ok on a compris », la suite remet bien les idées en place et on ressort de là un peu chamboulé. Le cheminement est bien pensé, c’est bien expliqué – j’ai beaucoup apprécié la partie expliquant pourquoi Hiroshima avait été choisi comme cible, c’est riche d’enseignement.
La suite? Une petite ballade dans le parc alentour puis retour à l’hôtel avant un bon petit dîner (okonomiyaki  à midi et ce soir udon/gyozas pour les uns et riz/soupe pour les autres) avec entre temps, un crochet par le Bic Camera (équivalent de Darty mais en mieux) du coin pour que je trouve une nouvelle sangle pour mon appareil photo. Avec mon nouvel objectif, c’est simplement pas gérable de faire une journée avec le machin à bout de bras ou alors je me mets à la muscu en rentrant.

En parlant de photos, à mis séjour, à deux: 30,9go de photos. Et encore, on fait le tri tous les soirs…

L’art de la musique qui prend la tête. Si il y a bien un truc qui manque sur les photos c’est le bruit. Les japonais adorent les petites musiques d’ambiances pour signaler tout et rien (surtout rien). Ca sonne cul cul nian nian à souhait, c’est parfaitement insupportable (demandez à Lucille ce qu’elle pense de celles des stations de métro) et c’est encore pire à la télé ou dans les magasins! Tiens demain faites moi penser de vous parlez de la télé, ça vaut son pesant de cacahuètes.  Je parlais du Bic Camera à l’instant, cette chaîne de magasin à une pub INFERNALE qui une fois en tête, n’en sort plus. Résultat je chantonne cette pub à la con depuis pas loin de 3h alors qu’elle me sort par les trous de nez.

Je vais me coucher sinon je vais arriver à m’agacer tout seul.

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