Japon – Jour 9

Aujourd’hui je dois vous parler de la télé japon’i’aise.
Mais avant ça, que diriez-vous d’un petit trek sur « l’île des Dieux »?

En effet nous nous autorisons un petit voyage à Miyajima, île de la baie d’Hiroshima, où selon la légende, Hommes et Dieux cohabitent en harmonie. Perso j’y habiterais bien tout court mais ce n’est pas le débat. Avant d’en arriver là… mission McDo (pas de commentaires déplacés s’il vous plaît) pour un petit déj’ sur le pouce. Oui McDo ce n’est pas génial mais quand on paie pour plusieurs le prix du petit déjeuner d’une seule persone à l’hôtel… surtout vu le cours du yens en ce moment, on ne va pas trop faire la fine bouche.
Ensuite direction la gare pour 26 minutes du TER local en direction de Miyajima-« Gucci », la station où le silence est Dior et où l’on est en parfaite Armani *AHEM*
Une fois à Miyajimaguchi, nous traversons tout simplement la rue pour aller prendre le ferry qui nous amènera à bon port (c’est le cas de le dire).

Miyajima, c’est avant tout connu pour le sanctuaire Itsukichima, célèbre pour son tori planté au milieu de l’eau et accessible à pied à marée basse. Pour le reste, c’est un petit bled mignon dont les boutiques pour touristes longent le bord de mer entre le débarcadère et le fameux sanctuaire. Quand il fait bon, c’est-à-dire avec un brin de soleil et pas trop de vent, la balade est agréable.
L’autre chose amusante ici, se sont les daims en liberté qui vont et viennent comme bon leur semble au milieu des touristes et des dizaines d’écoliers qui déambulent sur la promenade. Bien qu’il soit écrit explicitement de ne pas les nourrir ni de les caresser, tout le monde ne peut s’empêcher de les tripoter. Normal, les machins rappliquent au moindre bruit d’emballage plastique pensant avoir droit à un petit quelque chose à grignoter, pas folles les bêtes. Il y en a même un qui a suivi Lucille sur plus d’une centaine de mètres, espérant avoir à manger. Le bourricot ayant déjà essayé de lui bouffer son sac plastique.
Le programme du jour était donc plutôt léger (ça change) avec pour seule visite au programme celle du sanctuaire. Une fois celle-ci effectué, nous avions décidé d’aller profiter de la vue au sommet du mont Misen, point culminant de l’île. Sauf que voilà, une fois arrivé au départ du téléphérique, il y a un téléphérique pour grimper au sommet car si Miyajima n’est pas grande elle est foutrement raide, nous avons vu le prix et là… 1800 yens par tête, faut pas exagérer. Nous voilà donc reparti dans l’autre sens en direction de la plage. Ceci dit nous ne serons pas grimper pour rien, la petite balade dans la forêt fut agréable. On y a encore croiser des daims, ce qui a fait dire à Lucille passant à côté d’un daim et en en voyant 4/5 autres surgir d’un fourré que « les daims c’est comme les zombies, t’en vois qu’un mais en fait y’en a plus de planquer dans les buissons qui ne demandent qu’à te tomber dessus ».
Ensuite retour tranquilou par le ferry puis le train. Et ce soir, dîner dans un resto de sushis dit « sushis tournant ». Concept simple: on s’assoit à une espèce de bar et un tapis roulant fait défiler les plats devant nous, il n’y a qu’à se servir ou bien faire sa commande au sushi guy qui se trouve au milieu du tapis. Pour l’addition c’est simple: on compte les assiettes. Celui-ci était pas mal mais je garde un souvenir ému de celui de Kyoto où d’une part les morceaux de poisson étaient plus gros mais surtout d’une toute autre qualité. Raaaah ce saumon… En parlant de Kyoto, c’est là que nous terminerons le voyage et c’est aussi notre destination de demain.

J’ai aussi profité de la journée pour étrenner mon nouveau jouet – qui au passage me fait faire un peu de muscu. 90% des photos du jour sont faites avec. Je suis assez content du résultat même si je suis loin de maîtriser l’engin. C’était ma minute d’autosatisfaction.

Donc la télé japonaise… on se plaint sans arrêt de la piètre qualité des programmes qui nous sont proposés, et bien ici si vous n’avez pas le satellite pour capter autre chose que les chaînes publiques de la NHK ou les chaînes locales, vous êtes bons pour la lobotomie. En encore même sur le satellite, c’est tendu à moins de faire dans la chaîne thématique. Ici la majorité des programmes sont des jeux au concept plus ou moins obscurs, des dramas à faire passer « Plus belle la vie » pour du Woody Allen et des talks shows inspiré de ceux qu’on peut voir aux USA, c’est-à-dire avec un niveau proche du néant total. Côté infos, c’est traité à la va comme je te pousse et c’est assez succin. Les films… c’est comme aux USA, une coupure pub tous les quart d’heure et le sport c’est toutes les 10 minutes. Ils sont tellement fort que même la météo arrive à être nian nian à un point assez inimaginable pour nous.

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