New-York – jour 3

Contrairement à la veille, le réveil ce matin aura été laborieux. Bien que le programme du jour ne soit pas hyper chargé, il a fallu se motiver un coup et trouver à s’occuper pour la matinée car les choses au menu devaient se faire dans l’après-midi. Z’allez comprendre.

Profitant de cette matinée de liberté, nous nous sommes mis en route pour la poste afin d’acheter des timbres. Tant qu’à faire, nous sommes allés à la poste centrale, un bâtiment immense qui fait fasse au célèbre Madison Square Garden, antre des New-York Knicks (basket), des New-York Rangers (hockey) et de Godzilla  – oui c’est toujours au même film que je fais allusion depuis 3 jours (rassurez-vous demain il y aura du changement).
Une fois nos timbres achetés, nous sommes allés chez Macy’s, l’équivalent local des galeries Lafayette, pour voir si nous trouvions de quoi compléter la garde robe de Lucille à un tarif raisonnable. Bien entendu, rien ne lui convenait donc nous avons sautés dans le métro direction Canal St où nous avions repérés une boutique potentiellement intéressante. Il faut savoir que dans ce genre d’endroit, les vendeuses sont rôdées et tentent d’en fourguer un max aux touristes. Lucille, un peu dépassée par les événements s’est à un moment demandé ce qui se passerait si elle disait à la nana (qui parlait français) que finalement elle ne prenait rien tant elle semblait crouler sous les jeans à des prix tous différents et pas forcément dans le budget. Après avoir recadré la chose avec la vendeuse et sorti 2/3 âneries pour désamorcer le truc, j’arrive en prime à négocier une réduc’ et voilà Lucille habillée pour l’hiver. 3 Levi’s flambant neuf pour 120€.

Retour à l’hôtel pour déposer les paquets, puis direction la 5ème avenue pour flâner. Je profite de la présence d’un Best Buy (la Fnac du coin les bouquins en moins) pour investir dans un disque dur parce que c’est quand même 20% moins cher que nous. Déjeuner à base de pizza et de salade, direction ensuite le Nintendo Store qui, comme son nom l’indique, est 100% Nintendo. Il a fallu prendre sur nous pour ne pas dégainer les dollars et vider le magasin. Il y a de tout, des jeux vidéos bien entendu mais aussi des peluches, des tshirts tous très sympas, des accessoires etc etc bref un piège à geeks.

L’heure commençant à avancer, direction Lexington Avenue pour attraper le métro qui nous amènera au MET (Metropolitan Museum) qui se trouve au niveau de la 86ème rue. Ca fait pas loin de 30 blocks de l’hôtel, c’est faisable à pied mais nous avons décidés d’amortir la Metrocard. Et là surprise, Lexington Avenue est bloquée à la circulation et il y a au milieu une sorte de marché aux puces où l’on peut tout aussi bien acheté des vêtements que du popcorn où des abonnements de portables.
Le MET est plus ou moins l’équivalent du Louvre avec aussi bien des peintures impressionnistes (il me semble que les Tournesols de Van Gogh sont exposés ici) que des ruines de temples égyptiens et des armures de samouraïs. Nous avons optés pour la partie égyptienne : somptueuse, Lucille souhaitant ensuite voir la partie médiévale – avec une superbe collection d’armures et nous avons fini par les arts asiatiques, du moins la section japonaise avec une collection d’estampes à tomber.
Direction ensuite le Guggenheim, qui se trouve 8 blocks plus haut. Pour visiter le Guggenheim nous avions un plan : y venir le samedi après-midi vers 17h45 – et là vous allez comprendre le pourquoi des visites l’après-midi. Si au MET, à l’entrée on vous recommande de donner 25$, vous donnez en fait ce que vous voulez, au Guggenheim c’est 22$ tout le temps SAUF le samedi à partir de 17h45 où on donne ce qu’on veut. Forcément, nous n’étions pas les seuls à avoir eu l’idée et la file d’attente faisait presque le tour du pâté de maisons ! Après une brève réflexion, nous nous sommes décidés à intégrer la file d’attente parce que bon, on n’est pas non plus venu pour regarder péter les mouches. Heureusement, ça avançait assez rapidement et 25 minutes plus tard nous étions devant la quintessence même du foutage de gueule artistique : des croûtes du type monochrome devant lesquels certains semblaient s’extasier. « Non mais ça tu vois c’est un monochrome de Whiteman, c’est la simplicité dans toute sa complexité ». Vous l’aurez compris, l’art contemporain et moi, c’est à peu près tout sauf une histoire d’amour. Lucille n’a pas semblé plus convaincue que moi. Cependant nous sommes d’accord pour dire que le lieu est superbe.

Ensuite, comme il se faisait tard, nous avons eu envie de tester un resto du côté de Williamsburgh (de l’autre côté de la rivière). Il a donc fallu traverser la moitié de la ville (littéralement) en métro et lors d’une correspondance c’est le drame. Un truc à savoir à propos du métro new-yorkais, une même ligne prise d’un côté ou l’autre de la rue ne vous amène pas forcément au même endroit, certaines lignes partagent le même quai et comme si ce n’était pas assez compliqué, il faut bien faire attention à prendre un express ou un omnibus suivant où on va. C’est un coup à prendre mais une fois qu’on a compris le truc, ça roule tout seul. Donc le drame en question c’est que notre quai passe les lignes M et F. 3 trains de la F passent et toujours pas de M. L’autre truc à savoir à propos du métro c’est qu’il y fait une chaleur infernale, un air bien moite entretenu par la clim’ des trains. Lucille crevant de chaud et ayant marre me dit qu’elle a besoin de prendre l’air, nous abandonnons donc notre plan pour ce soir qui devait en plus nous conduire au bar Metal soigneusement repéré avant le départ de Paris. Et nous voilà en plein Greenwich Village (quartier rendu célèbre par la série F.R.I.E.N.D.S.) a cherché un resto. Nous aboutissons finalement dans un troquet mexicain un peu bruyant mais somme toute rigolo. Ensuite nous promenons dans le « village » en direction de Washington Square Park. L’endroit est amusant, plein de monde malgré l’heure tardive. En dehors des clodos, il y a tous les bobos du coin, un type avec un piano à queue en train de jouer devant la fontaine, bref un truc complètement décalé qui n’existe qu’ici. Retour ensuite à l’hôtel grâce au métro.

J’ai profité du trajet pour me livrer à un petit calcul. La Metrocard Unlimited achetée hier coûte 29$ et permet un nombre de trajets illimités pendant 7 jours. Un trajet simple coûte 2,5$, si nous avions payé tous nos trajets depuis hier, nous aurions déjà sortis 22,5$. Je pense quelle sera bien amortie d’ici mercredi.

Pour la petite histoire, pendant que je tape ses lignes, Lucille est devant la télé à regarder un match de Foot US : « les têtes de vaches contre les fleurs de lys », en réalité les Houston Texans contre les New-Orleans Saints, avec pour justifications que : « c’est la chaîne sur laquelle il y a le moins de pub » et que « c’est marrant de voir des mecs se sauter sur la tronche même si je comprends ni ce qu’ils disent ni les règles ».

 

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