New-York – jour 4

Encore une fois, c’est au son du réveil que la journée débute. A force de courir partout, on finit par fatiguer, surtout au niveau des pieds. En plus nous sommes dimanche donc aujourd’hui se sera doucement le matin et pas trop vite l’après-midi.

Le programme du jour est simple : traverser Manhattan 2 fois dans sa largeur.
La première moitié se fera depuis l’hôtel jusqu’à l’Hudson River, puis de l’Hudson River jusqu’à l’East River et enfin de l’East River à l’hôtel. Enfin pour ça il faudra arriver à quitter la chambre d’hôtel, en effet nous sommes plantés devant Inception et même si nous l’avons déjà vu, difficile de décoller tellement ce film est bon !

Direction l’Hudson River via le métro en direction du Port Authority Bus Terminal (la gare routière) puis nous terminerons à pied pour arriver à l’USS Intrepid qui comme son nom l’indique est un bateau de guerre. Et pas n’importe lequel puisqu’il s’agit d’un porte-avion (qu’on ne voit hélas dans aucun film). Oui il y a un porte-avion à NY et même un sous-marin ! Les 2 constituent le Air & Space Museum. Nous arrivons pile pour l’ouverture et après une petite vingtaine de minutes d’attente, nous voilà dans l’USS Growler, un sous-marin conçu dans les années 50 pour passer sous les glaces et aller balancer les ancêtres des missiles de croisière sur les Russes. Claustrophobes s’abstenir. L’endroit est exigu, bas de plafond et il y fait une chaleur pas possible. Visite instructive cependant. Nous traversons ensuite le quai pour ce qui sera le clou de la visite : l’USS Intrepid, porte-avion aujourd’hui désarmé et ayant servi pendant la guerre de Corée ainsi qu’au Vietnam et qui a finit sa carrière dans le Pacifique car c’est lui qui récupérait les capsules spatiales du programme Apollo à leur retour sur terre. Bien entendu on n’en visite qu’une infime partie. Le kiosque avec la passerelle de commandement, le hangar principal dans lequel sont installés quelques avions (un Avenger de la seconde guerre, un Skyhawk du Vietnam et un F86 Sabre de la Corée). Sur le pont d’envol en revanche se trouvent de véritables merveilles ! Outre un Super Etendard français, on trouve 2 Migs russes, un Harrier britannique, un Concorde, 4/5 hélicos, un F4 Phantom II mais surtout un F14 (Top Gun tout ça) et un SR-71 Blackbird – avion espion de son état qui volait à plus de mach 3. Deux de mes avions favoris côte à côte, n’en jetez plus ! Mais il y a mieux. La dernière acquisition du musée se trouve à l’autre bout du pont, il faut un ticket spécial pour y accéder car la pièce est exceptionnelle – et pour le coup je n’exagère pas et elle est protégée dans hangar pressurisé. Car il s’agit d’une navette spatiale ! Une vraie ! Une des 6 construites par la NASA. Compte tenu qu’il n’en reste que 4, 2 ayants été détruites (Challenger et Columbia), les 4 autres ont pris la direction de musées à travers le pays depuis la fin du programme il y a quelques années et celle que nous avons eu sous les yeux est la plus rare et j’envie de dire la plus exceptionnelle car elle n’est jamais allée dans l’espace. L’Enterprise (oui comme le vaisseau de Stark Trek ce n’est pas un hasard) est la première des 6 à avoir été construites et a servi de prototype pour les essais en vol avant la construction des 5 autres. A la base nous avions décidé de faire l’impasse sur la navette car il faut payer un supplément, cependant Lucille a trouvé des bons de réduction à la réception de l’hôtel. Les 20% de réduction couvrant le supplément, c’était tout bénéf’ pour nous !
Pause déj’ dans un pub après ça.

Direction l’East River : plutôt que de traverser à pied Manhattan, ça fait quand même une trottinette, nous avons encore une fois décidé de dégainer la Metrocard ! Non pas pour prendre le métro car il n’y pas de ligne de métro transversale dans Manhattan mais pour prendre le bus ! Direction l’ONU ! Histoire de voir l’endroit où l’on décide de ne rien décider pendant que
A) des gens se font massacrer
B) c’est la guerre
C) on fout la planète en l’air
D) la réponse D
L’ONU donc, en théorie ça se visite, il faut réserver des semaines à l’avance, c’est assez cher et en plus les visites se font en fonction de l’acualité politique mondiale. Vu le merdier planétaire du moment, une visite aurait été une pure perte de temps. Nous passerons donc juste devant le bâtiment.
Retour sur la 42ème rue où nous passons au pied du Chrysler Building vu notamment dans Godzilla (il se prend une volée de missiles) ou Men In Black III (Will Smith sautant du toit) très célèbre pour son toit art déco en aluminium. Puis nous entrons dans Grand Central Station – qui se prend des météores dans Armageddon ou bien qui se fait simplement mettre en pièce dans le récent Avengers. A côté de ça, l’architecture de la gare est très chouette, on a du mal à imaginer qu’il y a une multitude de quais sur plusieurs niveaux quand on voit ce grand hall. On y trouve aussi des boutiques et tout un tas de restaurants. Dire que ce hall a failli être transformé en galerie marchande à la fin des années 50 lors du déclin du transport ferroviaire au profit de l’avion…

Direction l’Hôtel pour faire comme à l’ONU, prendre le temps de ne rien décider pour savoir la suite de ce que nous allons faire et surtout mettre les pieds au repos un petit moment.

Après avoir mis au repos la voute plantaire pendant une bonne heure, direction Time Square pour dîner dans un resto avec lequel la famille Brun nous a saoulé en nous disant que c’était bien etc etc. Nous voilà donc chez Junior’s, en terrasse avec vu sur Time Square. En fait le resto n’a rien d’exceptionnel, il est juste immense, bien situé, grouillant de monde et passant un type de musique qui correspond tout à fait à ce que mes parents aiment. Bref, tout va bien jusqu’à ce que le serveur échappe le vers de jus d’ananas de Lucille et lui renverse sur les genoux. Surprise, elle pousse un cri et se lève, le serveur se décompose littéralement puis se confond en excuses en épongeant tout ce qu’il peut. Pas bien grave, il ramène un plat à Lucille en continuant de s’excuser, là-dessus son manager rapplique, nous dit « j’espère que le jus d’ananas était rafraîchissant » dans un grand sourire pensant que nous étions en colère – en fait on était plutôt en train de se marrer comme des baleines. Tout ça pour nous dire qu’il nous offre le dessert. Mais avant le dessert, il faut venir à bout d’un burger de la taille d’un gratte-ciel, avec une quantité de bacon suffisante pour nourrir la Somalie pendant un mois et je ne vous cause pas des frites. Une fois les 3 millions calories avalées, voila notre serveur qui rapplique avec la carte des desserts, attention la spécialité maison est le cheesecake. *burp* Et nous voilà avec une portion de cheesecake blueberry dont la densité permettrait de refaire tous les joints d’une salle de bain. C’est bon, mais alors après un dîner pareil, se farcir une tranche de ce gabarit, même à 2 c’est un suicide gastrique. Au moment de payer, le serveur se confond encore en excuses et ramène même son pourboire (car ici le service n’est pas inclus) en disant qu’il avait renversé le verre etc etc. Bon ça va c’est pas un drame, échappé un verre ça arrive, ici ça avait l’air d’être une affaire d’état.
Nous avons ensuite « roulés » jusqu’à l’hôtel.

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