New-York – jour 6

Le réveil ayant traversé la pièce en l’air, inutile de dire que le départ fut laborieux. Départ pour où ? Quoi ? Comment d’ailleurs ? Aujourd’hui c’est freestyle ! Oui encore ! Enfin à 75% car en fin de journée nous visiterons notre 4ème de 5 grands quartiers de NY.

Une fois de plus, nous sautons dans le métro en direction du sud de la ville. Pas complètement au sud cette fois car nous nous arrêtons au niveau de la 15ème rue et prenons la direction du Meatpacking District, quartier des anciens abattoirs. Le quartier est aujourd’hui aux mains des bobos du coin et des entrepreneurs car en pleine reconversion. Ce qui nous intéresse aujourd’hui c’est la highline, sorte de coulée verte conçue sur une ancienne voie ferrée aérienne qui reliaient différents bâtiments du secteur entre eux. Elle couvre pas loin de 35 blocks (de Gavensoort St jusqu’à la 30ème rue), soit une belle balade au dessus des voitures, au milieu des plantes, de libellules (si si) et même de monarques ces grands papillons migrateurs, le tout sous le regard des chats du quartier qui scrutent ce qui se passe en bas de chez eux depuis les baies vitrées de certains appartements.
Nous passerons également par le Chelsea Market, une espèce de centre commercial spécialisé dans les ustensiles de cuisine et installé dans un entrepôt laissé plus ou moins en l’état. L’ambiance est rigolote, ça fait très branchouille, ce que nous confirment également certaines étiquettes.

Une fois au bout de la highline, direction l’Empire State Building histoire de voir si King Kong n’est pas resté accroché en haut avec Godzilla (oui se sera notre film référence lors de ce voyage). A noter aussi que nous passerons à l’endroit même où a eu lieu une fusillade 3 jours plus tôt. Un type en voulait a un de ses collègues et l’a fumé en pleine rue, les flics lui ont mis 16 bastos dans la calebasse en retour.
Il n’est pas prévu de grimper au sommet de l’Empire d’une part parce que ça coûte une blinde et d’autre part parce que 2heures d’attente, même si le panorama est exceptionnel, ça ne vaut pas le coup. Lucille en profite pour faire les boutiques au Manhattan Mall pendant que mes pieds agonisent. Pause déj’ en face du grand building puis direction le M&M’s World de Time Square. La boutique comme son nom l’indique est dédiée aux M&M’s. 3 étages entiers de produits dérivés (de la balle de golf au tshirt en passant par le distributeur de bonbons et le décapsuleur) et bien entendu ce qui fait tourné la boutique : plus de 20 variantes colorés de M&M’s et le best seller absolu : le M&M’s peanut butter, survalidée par Lucille – oui elle est faible *niark niark niark* Dans un coin de la boutique on peut également faire personnaliser ses M&M’s. Sur une borne tactile on choisit son texte (jusqu’à 18 caractères), sa police ou bien on peut opter pour un logo préchargé dans le système. Ca va de la statue de la Liberté à des petits cœurs en passant par les logos des équipes de sport locales. Par exemple un type s’est fait faire sous nos yeux pour 50$ de M&M’s aux couleurs de NY Yankees avec les logos de l’équipe. Car en plus on peut choisir la couleur des M&M’s à personnaliser parmi 16.

Totalement inutile donc rigoureusement indispensable.

Nous repassons en vitesse à l’hôtel posé nos petites affaires puis nous sautons de nous dans le métro direction le Queens ! Après Manhattan, Brooklyn et le Bronx, nous visitons un quatrième quartier de la ville. Cette fois-ci pas de souci, nous ne manquons pas l’arrêt Mets-Willet Point qui dessert à la fois le Citi Field – stade des New-York Mets (l’autre équipe de baseball de la ville) mais aussi et surtout Flushing Meadows, le Roland Garros local car ce soir nous venons voir du tennis. Après avoir réservé le voyage, j’ai découvert par hasard que l’US Open de tennis débutait pendant que nous étions sur place. Il eut été sot de s’en priver, surtout que les américains sont bien moins cons que nous sur certains points. Par exemple, comme le stade est éclairé, on peut jouer de nuit et donc proposer plus de matchs et aussi vendre des tickets moins chers pour ceux qui ne peuvent/souhaitent pas venir en journée. A partir de 19h débute donc l’Evenig Session pour laquelle nous avons réservé 2 places, modestement sur le court central hein ! Comme hier soir, direction le guichet pour le retrait des billets réservés sur le net. Une fois de plus c’est très rapide (environ 0 minutes d’attente) et le pépé au guichet est adorable, ravi en plus de voir que des français viennent jusqu’ici pour voir du tennis.
Avant de rentrer dans le stade, nous nous promenons vite fait le parc adjacent qui, lui aussi, a eu son de gloire au cinéma dans Men In Black premier du nom.
Ensuite nous entrons dans le vive du sujet : Flushing Meadows ! C’est immense, ça grouille de monde mais on ne se bouscule pas. L’ambiance est conviviale, bien loin du truc hautain et pète sec de la porte d’Auteuil cependant on sent clairement que ce n’est pas la même population qui vient voir du tennis et qui va voir du baseball. Pour combler mon petit creux, je me cale un burito de compét’ dans l’estomac (si en rentrant j’ai pas pris 5kg je ne comprends pas), Lucille opte pour des nachos de belle taille et ensuite hop ! Un peu de sport car nos places sont haut, mais alors tout en haut du central Arthur Ashe ! En fait nous sommes 3 rangs avant le mur d’enceinte, ce qui ne nous empêche pas de voir le cour car j’ai eu le bon goût de nous prendre des places juste dans l’axe du terrain derrière l’arbitre.
Sur le plan sportif, quand on vient à l’Evening Session, on n’est pas volé loin s’en faut. Hier soir, ils ont eu Federer, ce soir nous aurons Djokovic et Serena Williams. Nous assisterons donc à l’exécution sommaire de l’italien Lorenzi en 3 sets secs (6-1, 6-0, 6-1), suivi d’un équarrissage en règle de l’américaine Coco Vande-jesaispluquoi par Serena Williams (6-1, 6-1). Vu les scores de babyfoot, on ne va pas se mentir, les matchs n’avaient rien de palpitant malgré quelques beaux gestes, cependant une fois de plus les américains arrivent à faire le show entre les jeux. Si à Roland Garros, on entend les mouches pétées tellement les gens sont coincés, ici c’est musique à fond, caméras braquées sur le public qui gesticule pour passer sur l’écran géant et animations en tout genre ! Et tout s’arrête net quand l’arbitre annonce la reprise du jeu. Et comme ils sont vraiment très bons dans leur truc, à la fin du match, le gagnant signe des balles qu’il envoie dans le public avant de faire une mini interview live au milieu du cour !
Pour le retour, pas de soucis le métro est là, les agents canalisent une foule docile et il y a un train à quai. Une fois le train plein, il part et un autre arrive, le tout à 2 minutes d’intervalle en alternant les express et les omnibus. J’ai souvenir d’une sortie de Stade de France il y a quelques mois où c’était un joyeux merdier pour atteindre le quai et qu’on nous annonçait qu’il n’y avait qu’un train tous les quart d’heure avec une fin de service à 0h10 – il était 23h45. Seul petit bémol du retour, un signal d’alarme tiré dans notre train qui nous retardera un peu. Le trajet de retour a également permis de constater la différence de niveau de vie entre les différents quartiers de NY. Si Brooklyn abrite une classe moyenne plus ou moins aisée, le Queens est clairement un ton en dessous quant au Bronx, on frôle parfois la misère. Ca fait bizarre de prendre le métro sur la 5ème avenue dans Manhattan entre Gucci et Vuitton et de sortir 100 blocks plus haut dans le Bronx devant un McDo crade avec des types qui glandent là faute de mieux. Le métro aérien dans le Queens (comme dans les films qui fait des étincelles et qui roulent sur les ponts en acier au-dessus des rues) permet de voir à travers certaines fenêtres que ceux qui vivent là ne croulent pas sous des montagnes de dollar.

‘fin voilà, c’était 6 jours à NY. Demain, je ne sais pas ce que nous ferons. Enfin si, à 18h nous serons à l’hôtel pour attendre la navette qui nous conduira à JFK pour prendre l’avion de retour – en classe éco ce coup là… à moins que… sait-on jamais.

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