Nouvelle Zélande – jour 12

Aujourd’hui cap au Nord pour un changement d’île avec une correspondance à Picton pour le ferry Interislander de 13h10. Mais avant ça… Avant ça nous avons repris une petite rasade de route pourrie avec des virages aveugles qui passent à 25 km/h. Et des comme ça, histoire d’être bien jusqu’au boutiste, on s’en est collé sur 50 kilomètres. Ouais on est comme ça nous, des vrais, des durs, des tatoués (enfin pas encore mais ça ne va pas tarder). Bref, la route nous amenant à bon port *huhu* fut vraiment infecte. De toute façon c’était ça ou un détour de 120 kilomètres sur une route bien plus belle mais bien plus longue avec à la clé le risque de manquer le ferry.

Le ferry de l’ennui

Une fois à Picton, nous avons constaté que nous avions une bonne heure d’avance et vu la taille du patelin, en faire le tour nous a pris entre 10 et 15 minutes (à pied). De toute façon, ici les villes c’est un peu comme aux USA: une rue commerçante, des habitations autour et basta. Nous nous posons donc dans l’herbe sur le port avec vu le « sound » et le ferry. Bien entendu, tous les volatiles locaux sont venus quémander des morceaux de pains. Pendant qu’une mouette faisait « la sécu » parmi ses congénères, 3 canards et un moineau ont profité du boxon ambiant pour venir nous manger dans la main. Finalement, nous nous décidons à embarquer. Après un petit coup de stress au moment de récupérer les tickets (a priori un binz avec le bon d’échange qui ne comprenait pas la voiture mais qui était quand même bon), nous voila dans le bateau. Je ne vais pas vous mentir, le départ l’île du Sud via le Queen Charlotte Sound vaut son pesant de cacahuètes. Pour le reste, on s’est monstrueusement fait chier pendant la traversée. A tel point qu’on a fini par s’endormir sur le pont promenade en plein soleil.

Le pays du long nuage blanc

« Windy City » est le surnom de Chicago, je peux vous dire une chose, ça colle aussi parfaitement à Wellington. En effet ce soir, nous sommes à Wellington, capitale de la Nouvelle-Zélande, car il fallait bien que le ferry accoste quelque part. En fait, niveau vent, tout à basculer dans l’horreur quand le bateau a effectuer un virage à babord et qu’on s’est pris le vent de face. Une petite bourrasque qui faisait dans les 50 noeuds (environ 90km/h). A vrai dire, ce n’était pas une bourrasque, c’était simplement une météo normale sur la baie de Wellington ainsi qu’à Wellington même. Un putain de zef qui fait qu’on se les pèle nom de zeus! Wellington, parlons-en. Vu que dans ce pays, passé 19h tout est fermé hormis 3/4 restos et qu’il n’y a plus un pécore dans les rues, nous pensions (naïvement je l’admets) que dans une grande ville de 180.000 habitants se serait différent. Ben non. Passé 19h, dans les rues, il n’y a que des touristes en vadrouille et des jeunes qui cherchent à picoler car ils n’ont pas l’âge pour acheter de l’alcool. On trouve aussi des gens avec des vestes à patchs indiquant qu’ils écoutent des groupes de qualité, on trouve même un bar Métal – fermé comme il se doit. On se fait chier en somme. Et le vent souffle toujours comme pas permis. Décision est prise d’aller au sommet du mont Victoria, point culminant de la ville pour voir ce que ça donne. Le point de vue est très sympa, on y surplombe toute la ville et ça fait bizarre de voir autant de béton après 10 jours passés sur la grande île du Sud qui compte à peine 300.000 habitants. Au sommet du mont Victoria, on voit des choses étranges, comme ce splendide nuage qui s’étire en longueur et qui donne son nom au pays, on tombe aussi sur un australien qui s’éclate de la météo locale et du charme de l’endroit. Mon dieu qu’il était bavard, amusant mais bavard. ‘fin voila, nous quittons Wellington demain en direction du Nord et d’une nouvelle région du Seigneur des Anneaux. Et on me dit dans l’oreillette qu’il y aura (si tout va bien) 2/3 petites bricoles sympas qui agrémenteront la journée.