Nouvelle Zélande – jour 14

Sur un malentendu ça aurait pu marcher mais comme il n’y a pas eu de malentendu, nous l’avons eu dans le… heu… le… ‘fin rien n’a fonctionné comme prévu.

La faute à quoi ? A un cyclone qui a fait du dégât en Thaïlande il y a quelques jours et qui a décidé de venir voir comment ça se passait par ici, ce qui explique le mauvais temps auquel nous avons droit. Rien de cyclonique ici mais un temps assez curieux.
Ce matin j’avoue que quand nous nous sommes levés nous y avons cru. Le vent était tombé, le ciel était gris mais le soleil semblait prêt à faire une apparition donc nous avons tenté notre chance. Direction le départ de l’Alpine Crossing en plein milieu de nulle part. Car il faut le savoir qu’il y a le chemin de randonnée le plus pratiqué du pays à cet endroit, il y a un seul et unique panneau sur la route, le chemin qui y mène est à peine visible sur le côté et après il faut se cogner 7 kilomètres de chemin de traverse pour finalement atteindre un parking du bout du monde où l’on a quand même pris la peine de prévoir des arrêts pour des cars et installer 4 chiottes.

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Après nous être dument équipé, nous voila parti avec pour ambition d’atteindre Red Crater, point culminant du trek et accessoirement point de non retour. Il fait 17° mais l’air est moite, le plafond nuageux très bas, aucun des 3 volcans alentours n’a daigné faire ne serait-ce qu’une micro apparition et le chemin file droit dans un nuage peu engageant. Au bout d’environ 2 kilomètres et demi, il se met à pleuvoir, un petit crachin pas épais mais bien pénétrant. On s’arrête, on se regarde, Lucille a un doute sur le fait de continuer, le nuage bouge à toute vitesse laissant parfois apparaître un bout de montagne avant de le remasquer aussi sec. Nous faisons finalement demi-tour, de retour à la voiture, le soleil fait une rapide apparition, un coup d’œil plus haut en direction de la montagne montre que le temps a encore changé, le nuage est plus dense et il pleut fort là où nous étions tout à l’heure. 5 minutes plus tard, la montagne est partiellement visible, le nuage n’est plus là. Bref ici quand on vous dit que le temps change à une vitesse infernale, ce n’est ni une légende ni un truc pour impressionné les touristes : c’est un fait avéré et ce qui est vrai sur le parking, n’est plus vrai 200 mètres plus loin.

Le maître mot : l’improvisation

De retour à la route, le temps est encore différent, ici le soleil joue à cache cache avec les nuages et le temps semble avoir empiré là où nous étions quelques minutes plus tôt. Décision est prise de pousser un peu plus au Nord jusqu’à la ville de Turangi, avec le secret espoir qu’il y ait quelque chose à y faire. Nos espoirs seront vite refroidis car à peu près toute l’économie de la région repose sur l’Alpine Crossing et les volcans. Donc si il fait moche, personne ne bosse dans le coin hormis les loueurs de VTT et les furieux qui proposent de faire du rafting.
A tout hasard, nous allons à l’iCentre local pour chercher des activités. Pendant la conversation, la dame qui gère le truc nous explique que notre décision de ne pas insister sur le chemin était la meilleure à prendre vu les conditions, un type devant nous insistait lourdement pour se faire déposer en hélico au sommet du Mont Tongariro et elle avait toutes les peines du monde à lui expliquer que personne ne décollerait aujourd’hui. Là elle nous sort la météo en direct live sur le trek et ce fut pour le moins impressionnant ! Red Crater, notre objectif du jour : altitude  1886 mètres, température -1°, vent à 35 km/h en moyenne et 50km/h en rafale, visibilité nulle, 6 à 8 millimètres de précipitations attendu. Du coup je n’aurais même pas pu voir les Tama Lakes. Passons.
Niveau activité, Turangi est du genre limité donc nous tentons notre chance le long de la rivière, finalement nous nous posons sur les galets pour manger et puis… voila. Il est à peine 14 heures et finalement on se décide à rentrer faute de mieux. Sur la route, le soleil chauffe tellement fort qu’on voit l’eau s’évaporée et au détour d’un virage hop c’est le déluge. Le reste de la route se fera prudemment et une fois au B&B : sieste. A priori, le beau temps ne reviendra sur la région que samedi mais samedi nous serons dans l’avion donc bon. Actuellement il fait un temps exécrable, il pleut à torrent et les rafales de vent sont extrêmement violentes, revenir ici semblait vraiment être la bonne décision d’autant qu’il semble que la tempête ait fait de gros dégâts dans le sud de l’île du Nord. Ca plus le tremblement de terre d’hier – un petit 6.2 – c’est sympa la NZ en ce moment. Heureusement demain il y a peu de route à faire, espérons que le temps soit meilleur.

Bonus time : la télé locale

En dehors de la désagréable impression de voir la télé US avec un accent différent, le truc rigolo se sont les préoccupations sportives. Chez nous, on est obsédé par le « soccer » (oui ici on dit soccer et pas football), ici ils sont à bloc sur le rugby (forcément) mais aussi sur le cricket, le hockey sur gazon, la coupe de l’America et un sport non identifié qui se joue sur un terrain ressemblant à celui du handball mais avec un panier de basket sans le panneau derrière le panier.

News-Holder

Ho et la télé locale vient d’annoncer qu’il s’était passé un truc bizarre sur le Mont Ngauruhoe.