Nouvelle Zélande – jour 17

Dernier jour aujourd’hui de notre premier périple dans l’hémisphère Sud. Et vous allez voir que pour un dernier jour, nous avons mis la barre très très haut.
Vous reprendrez bien un peu de nawak?

Ca commence à peu près comme hier matin, dans un torrent d’idioties débitées au kilomètres par John après le petit dèj’. Ca continue avec la promesse de lui faire faire un « Paris by night » lorsqu’il reviendra en France et ça se termine par un tonitruant « au revoir ma chérie » en français dans le texte tout en prenant Lucille dans ses bras.
Minute pub: si vous cherchez un B&B avec un hôte d’enfer dans une maison de 1880 dans son jus: Richardson House à Rotorua.

Départ pour le deuxième petit déjeuner

Forcément, ceux n’ayant pas pris la peine de lire/voir le Seigneur des Anneaux ont manqué l’indice indiquant notre direction du matin.
Départ vers Matamata, sur le chemin rien à signaler, la route se fait gentiment. Une fois à Matamata, nous nous dirigeons vers le iCentre local pour récupérer nos tickets. Tout se passe comme prévu mais il y a un petit je ne sais quoi de « pas normal ». Je sens ma Lucille tendu comme un string, allez donc savoir pourquoi. Ha oui! Elle va voir un truc qu’elle n’avait jusqu’à présent vu que dans des films et surtout ou elle ne pensait jamais mettre les pieds.
Le traumatisme « chinois » de la veille étant encore bien présent, dans le bus qui mène au Saint Graal, elle se dit prête à faire un carnage si jamais il s’en trouvait un pour lui pourrir une photo. Heureusement que c’est bien organisé. Par groupe de 30/35 personnes, la visite se fait avec un guide qui vous cadre mais vous laisse malgré tout un très grande latitude pour vous déplacer dans le décor. Oui bon OK, trève de mystère: l’endroit dont je parle est la Comté, le village des Hobbits, lieu emblématique du Seigneur des Anneaux et seul décor des films  intégralement conservé en l’état et soigneusement entretenu par les fermiers qui ont un jour vu débarquer dans leur champ, au milieu des moutons, 600 personnes pour le tournage.
L’endroit est mignon, plus grand qu’on ne se l’imagine mais pas tant que ça. La magie du cinéma et un montage astucieux réussissent à rendre le tout crédible. En tout cas ça fait bizarre de se retrouver devant « cul de sac » et de toutes ses petites maisons creuser à flanc de colline. Ha on me dit dans l’oreillette qu’il n’y a que les portes et que le reste a été tourné en studio à Wellington chez Weta. Blague à part c’est très chouette et en plus le soleil est de la partie. Tout va d’autant mieux que notre groupe est plutôt cool et que Lucille se trouve toujours au bon endroit au bon moment pour ses photos.
Le tour du proprio se boucle en 2h, ça peut paraître court mais c’est en réalité suffisant. Le seul endroit où l’on s’attarderait volontiers est le Greendragon, la taverne de la Comté. D’autant qu’on y offre un verre à chaque visiteur. Je vais vous dire, même en plein été, se siffler un binouze hobbit dans un fauteuil en face d’un feu de cheminée, ça n’a pas de prix. Hé ouais, juste pour dire « je l’ai fait ». Bref.
De retour à Matamata pour récupérer la voiture, nous prenons des sandwichs et la très perspicace serveuse nous branche constatant que nous ne sommes pas du coin. Toute mignonne, elle nous demande quelle température il fait en ce moment en France. En entendant la réponse, elle change presque de couleur et de nous dire « ici quand il fait moins de 17°, il fait froid ».

Si je vous dit « Auckland », vous pensez à…

A – la plus grande ville de Nouvelle-Zélande
B – le Rainbow Warrior
C – la Coupe de l’America
D – la réponse D
Moi cet aprèm en arrivant j’ai pensé chaleur et embouteillage. Se retrouver arrêter sur la 3 voies en plein soleil, ici, après avoir eu l’impression de faire la route entre la Colombie et la Patagonie sur l’île du Sud, ça fait tout drôle. Ceci dit, on s’en sort bien, ça n’a duré que 10 minutes, de l’autre côté ils étaient cul à cul sur 20 kilomètres.
Auckland donc, grande ville tout à fait respirable à l’atmosphère faisant penser à un savant mélange de Berlin et de San Francisco, à la fois cool et branchée dont la seule chose remarquable de loin est le Sky Tower – visible à plus de 50 kilomètres par beau temps (ce qui était le cas aujourd’hui puisque nous l’avons aperçu depuis l’autoroute à plus de 55 km). Là pour le coup, un plan de la ville est d’une grande aide car tout faire au pif devient vite compliqué.
Ceci dit, le pif à relativement bien fonctionné pour trouver le B&B, charmant une fois de plus et toujours avec un accueil royal. Notre hôte du jour est, tenez vous bien, une ancienne gloire de la TNZ (oui oui la télé nationale kiwi). Un type charmant et plein d’humour amusé de nous voir débouler chez lui car de son propre aveux, nous n’avons pas vraiment le profile de la clientèle habituelle. Juste avant de nous annoncer que notre voisin de chambre est physicien nucléaire, j’ai hâte de voir la tête de la conversation demain matin au petit déj’. Il nous briefe sur les alentours et nous annonce que le week-end est spécial car la ville fête ses 150 ans! Donc contrairement au reste du pays qui a des allures de désert passé 19h, ici ça va bouger et plus spécialement sur le port où il y aura des animations. Et ça tombe bien car le port je voulais vraiment le voir, non pas pour trouver des vestiges du Rainbow Warrior, mais pour les « class America » qui y dorment depuis que la coupe de l’America a été disputé dans la baie d’Auraki en 2000 si ma mémoire est bonne. Je ne suis pas spécialement branché voile mais un class America ça a quand même de la gueule, surtout ceux de cette époque là. Paie tes nuits blanches à l’époque pour tenter de voir les régates en direct…
Le plus dur ne fut pas de se garer (le stationnement dans la rue est gratuit après 18h en NZ – je dis ça je dis rien) mais d’aller sur le port parce qu’Auckland ce n’est pas vraiment plat. Et une fois sur place, effectivement ça grouille de monde. Les terrasses sont bondées, ça parle 10.000 langues différentes, tout le monde est à la cool, c’est le week end! Dans le port se trouvent effectivement 2 class America du Team New Zealand. Se seront les seuls que nous verrons mais je m’en contenterais. Nous parcourrons donc le kilomètre de quai récemment réhabilité où se trouvent des restos et des airs de jeux. Amusant de voir comment tout ce petit monde cohabite sans un mot plus haut que l’autre malgré la densité de people. Pour le dernier soir, nous opterons pour des pizzas, faute de mieux. Pizzas qui se révéleront être des tueries! Et le chef français était tout content quand Lucille est allée lui dire que ses pizzas déboîtaient.
Ensuite, nous nous sommes mis en tête d’aller au Mont Eden, point culminant de la ville. Notre plan, à l’échelle pour le moins bizarre, nous a mis un doute et nous avons un peu galérer à trouver l’endroit. Sans parler du fait que conduire de nuit, en ville ici est une première pour moi. Je ne vous cacherais pas qu’il y a eu quelques changement de file intempestif. Une fois en haut, après une grimpette pour le moins musclée, nous profitons de la vue, plus ou moins au calme car l’endroit semble être apprécié des jeunes du coin pour y faire la fête. Comme il se fait tard, nous nous rentrons gentiment mais le retour se fera par des chemins détournés. La faute à ce foutu plan et son échelle idiote.

‘fin voila, c’était notre dernier jour en Nouvelle Zélande.
Pour le bilan, revenez dans quelques jours 😉