Roadtrip Côte Est – jour 11

Comme prévu aujourd’hui il fait beau. Frais mais beau. Quelle belle journée pour aller au cimetière, visiter la maison d’un mort (illustre certes mais mort quand même) et finir en beauté par un concert de Death Metal.
Morbide je sais.

Ce matin, direction le cimetière d’Arlington, lieu qui sert aux ‘méricains à enterrer leurs soldats/personnages importants, morts pour une cause (juste ou pas). Mais pour y aller il faut rouler un peu et conduire dans les rues de Washington c’est un sport en soit. Il faut avoir des yeux partout, le concept de distance de sécurité n’existe pas, il ne faut pas non plus s’offusquer de se faire couper la route et ne pas avoir peur de manoeuvrer au dernier moment, même si ça veut dire couper 3 voies de circulations. Sans parler du fait que la signalisation est au mieux obscure, au pire absente. Inutile donc de dire qu’un bon sens de l’orientation est aussi d’une grande aide si d’aventure on loupait sa sortie – oui ça sent le vécu.

La mort aux trousses

Une fois à Arlington, nous avons donc pu profiter du panorama – parce qu’il faut bien dire que sous la neige c’est joli et qu’en plus la vue sur la ville est sympa, mais aussi du calme – tout relatif car si on n’entend pas la circulation, on se trouve en plein sous un couloir aérien et le passage d’avions est très (très très) fréquent.
En premier nous irons voir la tombe du soldat inconnu, équivalente à celle que nous avons place de l’étoile, le Marine en faction en plus. L’idée était d’assister à la relève du planton. Mission accomplie même si c’est bien moins impressionnant qu’à Buckingham Palace par exemple. LE petit bonus sera la dépose d’une gerbe (de fleurs) par une école en visite. Les élèves étant accompagnés par un Marine, tout fut millimétré.
Petit détour par les tombes des astronautes décédés dans les divers accidents de navette  spatiale ayant eu lieu. Pour la petite histoire, c’est devant celle des astronautes de Challenger qu’on a découvert qu’il me fallait des lunettes, incapable que j’étais de lire ce qui était écrit dessus. Oui c’est formidable je sais.
Une fois cela fait, direction la tombe du plus célèbre passager de cabriolet au monde: JFK. Rien de fifou à signaler ici hormis le fait que j’ai raté la photo du siècle avec un rapace passant en rase motte juste au dessus de la tombe.
Enfin pour en finir avec le cimetière, direction le mémorial du corps des Marines dont la célèbre statue représente des soldas en train de planter le drapeau ‘méricain sur l’île d’Iwo Jima – une des nombreuses boucheries de la bataille du Pacifique.
C’est à ce moment précis que le tocard que je suis se rend compte qu’il a perdu sa place de concert – oui parce que ce soir j’étais de concert. Bref retour en catastrophe à l’hôtel pour réimprimer le bousin et filer droit dans la banlieue aisée de Washington.

Rock the Casbah

L’après midi se déroulera donc au Mont Vernon, demeure de George Washington – connu pour avoir sa tronche sur les billets de 1$, avoir donner son nom à un état et à la capitale des USA et accessoirement pour avoir été le premier président du pays.
La maison se trouve à une grosse vingtaine de kilomètres au sud de Washginton, il faut passer par Alexandria (le Neuilly local) pour s’y rendre.
J’y étais déjà venu il y a… pfiouuuuuuuu… bref l’endroit à changer. Avant on arrivait directement devant la maison, maintenant il y a tout un complexe avec boutiques, restaurants, musée et cinéma servant à présenter le lieu. Amusant de voir que la vision qu’on nous présente du personnage est en mode « bisounours ». Il était grand, beau, intègre: parfait en somme. Du coup la personnalité de l’homme fait passer au second plan l’importance du lieu car beaucoup de choses s’y sont décidées avant, pendant et même après ses mandats de président.
Intéressant aussi de voir comment la maison a été modelé pour être à la hauteur de la stature de l’homme. M’est avis qu’il avait une très haute opinion de lui même, aussi brillant qu’il ait pu être. Bref tout a été fait pour que l’endroit impressionne les visiteurs de marque de l’époque. En l’état actuel, la maison est remarquablement conservée malgré le monde qui y passe. Et puis la vue sur le Potomac justifierait presque à elle seule la visite.

Retour tranquille vers l’hôtel – même si je trouverai encore moyen de louper un embranchement, avant de filer à mon concert dans la lointaine banlieue nord de Washington. Je vous passe les détails du truc mais la soirée fut intéressante à plus d’un titre. Quelle probabilité y avait-il pour que je tombe sur un danois qui a plus ou moins les mêmes goûts que moi et a fait les mêmes festivals? Hein? Bref ça c’est terminé en tournée de bières.
Voyage en métro dans le sens inverse tranquille pépère même si quelque chose me dit qu’il y a des endroits où il ne vaut mieux pas s’aventurer seul le soir.
Demain, je ne sais pas ce qui est au programme, tout ce que je sais: c’est qu’il pleut.