Provins

Profitant d’un dimanche ensoleillé de mars, nous voilà parti en escapade à Provins. Hé ouais, comme quoi même en France il y a des trucs à voir (mauvaise foi nous voilà).

Le drame dans tout ça, c’est qu’il a tout de même fallu tomber du lit un dimanche! Bref passons. Une fois ce sacrilège dominicale digéré, il a fallu se coller une petite heure de route et les averses qui vont avec pour arriver à destination.
Après le stop réglementaire à l’office du tourisme pour vérifier que ce qui avait été réservé l’était bien: direction les souterrains à l’autre bout de la ville. Il faut reconnaître que l’endroit est assez sympa, les vieilles maisons donnent du charme au lieu. Une fois descendue la colline (40 mètres de déniveler tout de même), nous voila dans les souterrains. Outre le fait qu’il y fait sombre et que les plus d’1m85 y risquent leur vie, on y apprend plein de choses et notamment qu’ils ont servi à entreposer du vin à toutes les époques. C’est rigolo et on aurait vraiment vite fait de s’y perdre si le chemin n’était pas balisé.
Après notre retour à la surface, nous voila parti en direction de la tour César, immanquable donjon qui trône en haut de la colline (sinon ce n’est pas drôle) et ouvert à tous les vents. Cette petit bise glaciale dans la charpente, un vrai bonheur. Je passe bien entendu sous silence l’escalier pas du tout anxiogène qui y mène avec ses marches irrégulières et sa largeur très (très) réduite.
Comme le grand air ça creuse, nous ferons ensuite un stop dans une crêperie où nous réaliserons un des plus grands tours de magie de tous les temps: celui de la disparition de plaide *ahem* bref. Nous prendrons ensuite la direction des remparts où nous aurons droit à l’averse du jour et nous terminerons par la visite de la fauconnerie avant d’assister au spectacle des rapaces dans un coin des remparts. J’y reverrai mon grand amour: le pygargue à tête blanche, plus connu sous le nom d’aigle américain  (ou ‘merican bold eagle dans le patois local – souvenez-vous des photos de Cap Kennedy l’an dernier). Il y aura aussi une chouette lapone, des grands ducs, des faucons, des vautours et toute une tripoté de poulets tous plus classe les uns que les autres.
C’est sur un dernier tour de rempart avec le petit rayon de soleil qui va bien que se termine cette journée très moyenâgeuse à 1h de route de Paris.