Oslo – Jour 1

Oslo, enfin! Oui je dis « enfin » parce que vu mon état gastrique la veille du départ, ce petit week-end scandinave réunissait toutes les conditions pour être annuler au dernier moment mais peu importe désormais, nous y sommes!

2 heures 10 de vol, c’est tout ce qui nous sépare de la capitale norvégienne. Direction Orly pour une nouvelle fois constaté que le personnel aéroportuaire français mérite de se prendre des coups de pompe gratuitement vu son amabilité. A comparer avec le gentil monsieur de la sécurité qui, une fois à l’aéroport d’Oslo – aéroport qui me fait vaguement penser à un magasin Ikea géant, a proposé son aide pour l’achat des billets de train amenant au centre ville, tout ça dans un anglais impeccable et à 23h. Je dis ça, je dis rien. 30 minutes de Flytoget plus tard (c’est le train qui amène en centre ville), nous voilà Oslo Sentralstasjon. A noter que le train en question fait passer le RER B pour une sombre merde – c’est grand, propre, bien agencé, avec des prises de courant, de écrans d’informations… BREF. Direction ensuite l’hôtel/auberge de jeunesse qui nous hébergera durant ces 3 jours. Rien de délirant à signaler, la piaule est spartiate, la douche fuit, il faut louer ses draps mais très franchement, vu le coût de la vie ici, ça fera amplement l’affaire. En gros, bienvenue à NOK land le pays où la vie est plus chère – NOK étant l’abréviation pour norsk krone (couronne norvégienne pour ceux qui ne suivent pas).

NOK the casbah

Une nuit de sommeil plus tard, nous commençons notre journée par la quête de la cafétéria pour le petit déjeuner. Comme la logique le veut, la dite cafétéria est un restaurant népalais avec lequel l’hôtel a un partenariat. 8 clips de bollywood et un mauvais café plus tard, nous voilà dans le bus en direction du Vikingskipshuset. Le trajet durant un gros quart d’heure – le temps de traverser Oslo de quasiment de part en part, il nous permet de voir les différents quartiers et l’architecture locale. On passe du très moderne à base de verre, de bois et de béton, à du plus traditionnel mais aussi plus austère. Typiquement le genre de bâtiments et de teintes de couleurs qu’on peut retrouver en Autriche ou en République Tchèque.
Le bus nous lâche donc devant une église… qui se trouve être le Vikingskipshuset. Après le resto népalais pour le p’tit déj’, plus rien ne m’étonne. Donc dans cette église, se trouvent 3 drakkars, Gokstad, Oseberg et Tune du nom des villes dans lesquelles ils ont été déterrés. Oseberg est un drakkar funéraire dans lequel ont été retrouvé moult objets qui étaient destinés à accompagner le défunt pour « la suite », le version locale des pyramides en somme. Gokstad c’est le drakkar fonctionnel, il n’a pas les ornements ni la décoration de son voisin, il est juste plus « costaud » en terme de structure même si le gabarit reste le même. Enfin le troisième, Tune, est plus une épave qu’autre chose mais permet de la superstructure du bousin et combien les mecs étaient inventifs pour l’époque. Pour mémoire, l’âge d’or des vikings c’était entre le 8ème et le 11ème siècle. A côté des bateaux sont également exposés certains des objets retrouvés avec eux. Cela permet de voir à quel point les vikings étaient à des années lumières du cliché des bourrins barbus avec des casques à cornes que l’on connaît. Les objets sont finement gravés, avec un soucis du détail assez fifou, les broderies et autres tissus arborent des motifs complexes et certaines décos détonnent carrément tant elles sont chargées.

3 cars de touristes plus tard, nous ressortons sous une fine pluie – la météo scandinave vend du rêve à un point je ne vous dis que ça! 30 mètres à gauche plus loin, nous voici au Norsk Folkemuseum qui rassemble, en plein air (sous la pluie donc), des bâtisses traditionnelles de toutes les régions de Norvège allant du 14ème siècle à nos jours. On y trouve donc une reconstitution de boutique d’alcool datant de la prohibition locale, un immeuble donc chaque appartement correspond à une époque donnée, par exemple les années 1890 ou 1960 (d’un kitch désuet tout à fait remarquable). Une petite ferme avec des pinpins et des cochons possédés mais aussi et surtout une église en bois debout. Marrant de voir l’architecture de la chose, ceux qui trouvaient que nos cathédrales étaient compliquées, vindez donc voir ça! Non pas un, non pas deux, non pas trois, non pas quatre mais cinq hauteurs de plafond différentes dont une qui a la forme d’une coque de drakkar inversée. Tout ça pour un bâtiment dans lequel il y a finalement peu de place à l’intérieur. Pas comme à Chartres donc. Passons.

Une fois sorti de là, direction le centre ville pour une promenade bucolique au milieu de gangs de voleurs de poules (les mêmes qu’à Paris mais avec l’accent du coin), de mouettes un poil agressives et d’une horde de touristes venus notamment d’Asie. Détour par la forteresse Akershus qui donne sur le port. L’endroit abrite plein de musées dédiés à la guerre et à l’armée, nous ferons l’impasse dessus mais profiterons de la vue. S’en suit une petite déambulation dans les rues suivi d’un stop chez Max, LA chaîne de fast food scandinave. Elle a pour particularité de proposer une vaste gamme de burgers à base de viandes (évidemment) mais aussi végétariens et végétaliens, certains sont aussi très faibles en calories, le tout avec soit disant une emprunte carbone nulle. Certes ça reste du fast food mais j’ai trouvé çà moins sale qu’un McCrado ou même un BK. Après la pause gastronomie, nous passons par le palais royal puis nous grimperons sur le toit de l’opéra juste PARCE QUE.
Retour ensuite à l’hôtel pour une pause bien méritée avant « la suite ».

We will NOK you

La « suite » c’est un dîner dans un resto de pâtes parce que gastriquement parlant c’est à peu près tout ce que je peux ingurgiter ce soir mais « la suite » c’est surtout de finir la soirée au Rock In qui se trouve être LE bar Métal d’Oslo. J’ai trouvé l’endroit très bien mais il n’a visiblement pas fait l’unanimité, jugé trop grand par Aurélie. C’est vrai qu’il est grand comparé à d’autres mais très franchement je crois plutôt que ça vient de la playlist qui n’était pas à sa convenance (je vais payer très chère cette dernière remarque). A titre perso j’ai trouvé la playslit de qualitAY (avec quelques morceaux aussi improbables que bienvenue), pour tout dire la seule chose qui m’a moyennement plu c’est la bière locale, amère et très forte en céréales.
Ensuite, retour tranquille jusqu’à l’hôtel via le quartier type « Château d’eau » du coin qui, à la différence de celui de Paris, s’étale sur 150 mètres et non pas 1 kilomètre.

L’instant norvégien

Au risque de casser un mythe, le norvégien n’est pas grand, blond, gaulé comme un char d’assaut et avec une barbe. Il porte des slims et des Stan Smith et a souvent un animal mort sur la tête en guise de coupe de cheveux. Idem pour la norvégienne, les clichés sont à des années lumières de la réalité.
Le norvégien est aussi réchauffé. Là où nous supportons bien un manteau chaud et une écharpe, le local se trimbale avec une petite veste ouverte et un tshirt ultra léger. Je n’aborde même le cas de la norvégienne qui se trimbale dans des tenues improbables quand tu te gèles les miches.
En revanche le norvégien est écolo. Il est riche, donc il peut se le permettre *haha*
Au fast food Max, il faut faire son tri. Attention, on ne trie pas juste les restes de bouffes et les gobelets. Non on trie TOUT, papiers, cartons, plastiques, bouffes, liquides etc… idem dans les rues, il y a énormément de voitures « propres ». Et pas seulement des hybrides, des 100% électriques dont un nombre tout bonnement ahurissant de Tesla.

Sur ce, mon lit m’appelle.

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