Oslo – Jour 2

De l’improvisation, de la grêle, du soleil, des gens qui crient, des skis, des douilles, encore des gens qui crient mais dans un micro cette fois… oui tout ça dans la même journée.

Contrairement à hier, pas d’Everest culinaire au petit déjeuner, le Starbucks ayant prouvé son internationale capacité à assumer la tâche de pourvoyeur de café moins pire que celui du coin, il fera son oeuvre. Merci Mr Mondialisation.

So you wanna be a NOK superstar

Direction ensuite le tigre! Enfin le gros tigre en bronze qui se trouve devant la gare centrale, point de rendez-vous des circuits guidés gratuits dans le centre ville d’Oslo. Le truc est connu, nous nous retrouvons vite avec une grosse trentaines de personnes autour de nous. Là-dessus, la guide arrive et là c’est le drame car nous réalisons qu’il n’y aura qu’un guide pour toute la populasse présente. Guide, russe de surcroît et donc avec un accent anglais et volume sonore tout à fait gérable durant un cours magistral mais totalement inadapté pour le plein air. Inutile donc de dire que l’insupportable môme chinois nous à donner quelques envies de violence gratuite vu le foin qu’il faisait.
Le tour partait donc du tigre et partait en direction de l’opéra, opéra que nous avons vu hier, et là-dessus nous avons commencé à réaliser que nous étions sans doute parti pour revoir les mêmes choses que la veille et que la plus-value des explications, vu le foutoir ambiant, serait sans doute minime. Très exactement, 2 photos plus tard, nous faussons compagnie à tout ce petit monde pour vivre notre vie. Il était intéressant de remarquer qu’au bas mot, une petite dizaine de personnes avait déjà décroché de ce que pouvait bien raconté la guide à notre départ, guide qui par ailleurs faisait sa vie et fonçait bille en tête sans trop s’occuper de voir si son groupe suivait. Marche ou crève en somme – grosse ambiance.

Nous sommes donc parti en direction du métro – ici en plus des bus et du tram il y a le métro, ce qui donne un sacré réseau de transports en commun pour une si petite ville. Métro qui nous amènera jusqu’à Holmenkollen, endroit mondialement connu pour des sports qui ne passionnent que les scandinaves et quelques pleupleus abonnés à Eurosport chez nous.
Là-haut sur la kollen se trouvent un tremplin de saut à ski ainsi qu’une piste et un pas de tir pour le biathlon. C’est ouvert à tous les vents, on peut se balader un peu partout dans les tribunes du tremplin, déambuler sur la piste de ski de fond encore enneigée, voir même carrément aller sur le pas de tir et constater que l’endroit est assez sale vu le nombre ahurissant de douilles et de boîtes de cartouches qui traînent encore sur les lieux. Pour mémoire, les championnats du monde de biathlon avaient lieux ici même il y a moins de 3 semaines. Quoiqu’il en soit, c’est bien moins grand qu’il n’y paraît à la télé.
Le point culminant de la visite (si j’ose dire) c’est bien entendu la montée en haut du tremplin qui se fait via l’ascenseur utilisé par les timbrés qui vont se jeter dans le vide avec leurs skis. A noter qu’hors saison, les locaux installent une tyrolienne partant du haut du tremplin et se terminant à l’autre bout du site – c’est-à-dire en haut de la piste de décélération des sauteurs à ski. Moyennant quelques NOKs, on peut donc se jeter dans le vide suspendu à un câble tout en hurlant à plein poumon. Bien que se soit moins flippant qu’un saut à l’élastique, je n’ai pas tenté ma chance. Au-dessus du départ des sauteurs (à ski ou pas) se trouve un belvédère permettant de profiter du panorama sur Oslo, son bébé fjord ainsi que la forêt alentour. Ca permet aussi de constater que la ville, toute capitale qu’elle est, est grande comme un placard à balai.
De retour en bas, l’entrée du musée du ski étant incluse avec la grimpette, autant en faire le tour. On trouve donc des « skis » datant de l’an 600 jusqu’aux paires récentes – y compris celles utilisées par les dieux vivants des sports locaux (saut à ski, ski de fond et biathlon) dont les paires dédicacées sont en rayon. Bref on peut suivre toute l’évolution du matériel à travers le temps et se demander comment les mecs pouvaient se trimbaler avec des skis en chêne. La chose qui m’a surprise c’est que tout est exposé « comme ça », sans vitrine, sans protection, on peut toucher si l’envie nous en prend. Inutile de dire que tout est dans un état impeccable, inutile aussi de dire ce que je pense qu’il se produirait en France. Une fois terminé le tremplin, passage par la piste de biathlon, puis passage vers le troll géant faisant face au tremplin avant un retour en métro salvateur puisqu’il nous a protégé d’une averse de grêle.

Le truc rigolo avec le métro c’est qu’il est à la fois très grand et tout petit. Très grand car très large mais aussi tout petit avec seulement 3 wagons. L’autre chose remarquable c’est qu’en dehors du fait qu’on peut le prendre avec son chien, on fait confiance aux voyageurs quant à la validation des tickets. Pas de portiques faisant office de guillotine ici, juste une borne que l’on peut facilement manquée pour bipper son ticket. Voila, voila…

A la sortie du métro, le soleil est là et bien là et après quelques minutes d’indécision totale, direction le quartier « moderne » d’Oslo où tous les immeubles sont neufs et l’architecture du genre triste. C’est uniquement constitué de lignes tendues, avec des anglais saillant, sans aucune fantaisie autre que le revêtement de la façade (béton, verre, bois), on s’emmerde. Après ça, retour à l’hôtel pour une pause parce que l’air d’ici fracasse méchamment.

NOK you like a hurricane

Après la pause, direction le Pokalen, bar qui occupera notre soirée puisque nous sommes de concert. Concert de punk pour être plus précis.
L’endroit est très sympa, assez grand et avec plein de sièges pour profiter des écrans qui en temps normal diffuse du sport. Pas d’écran ce soir mas une horde de norvégiens possédés qui s’excitent comme des dingues dès qu’un morceau leur plaît. Et vas-y que je t’envoie de la bière partout (tables, sol, mur, voisins, plafond) et que je défonce tout sur mon passage. L’ambiance est cool et tout le monde s’amuse. Amusant aussi de voir que dans la salle à côté, il y a une soirée clubbing et voir 2 populations si différentes cohabitées me rappelle certains soirs de concert devant la défunte Loco avec le Moulin Rouge juste à côté.
Une fois tout ça terminé, retour par un quartier pseudo bobo branché arti mon zboub qui pète plus haut que son cul.

L’instant norvégien

Le norvégien est beurré très tôt et le norvégien abandonne facilement sa bière ce qui paraît fou vu le prix.
La norvégienne est tunée depuis son plus jeune âge, qu’elle soit riche ou sans le sous. De la gamine de 13 maquillée comme une voiture volée, à la serveuse de fast food dont les lèvres font penser à un mérou en passant par la connasse branchée de 25 ans qui doit en être à son 3ème lifting, n’en jetez plus.
Le norvégien est jovial, souvent gentil et plutôt serviable. Il est tellement tout ça que s’en est perturbant. On a limite un réflexe d’auto-défense qui consisterait à les agresser pour leur demander d’arrêter d’être sympa tellement ça paraît étrange – je pense ici notamment au serveur d’hier soir aussi gay que sympa.

Demain, retour chez les cons après quelques nouvelles escapades dans la capitale norvégienne.