Bruxelles – dernier jour

Au programme du jour: un petit déjeuner un peu trop copieux, le travel planner qui manque de lucidité et des vieilles pierres.

Tout commence paisiblement par la douce sonnerie du réveil, oui le réveil un dimanche il faut être un peu fracasser mais passons. La réception nous ayant annoncer la veille qu’il y avait une promo sur le petit déjeuner (-50%), nous décidons d’en profiter. En effet 7,5€/tête nous semble bien plus raisonnable que les 15€ demandés originellement. Surtout vu ce qui est servi. Aurélie se remplit donc copieusement la panse pendant que je me refrène mes envies de violence à l’endroit du gang d’espinglos qui nous entourent. Une fois plein, surtout Aurélie il faut dire ce qui est, nous vidons les lieux, remplissons le coffre et filons vers notre première attraction du jour. Et c’est là que ma fidèle travel planner a perdu une partie de sa superbe.

20 petites minutes de marche dans les rues désertes et toujours très sales de la capitale belge, nous arrivons en vue du palais royal. Après un tour idiot en partie dû au fait que le dimanche matin j’ai du mal à lire un plan, nous allons à l’adresse relevée par Aurélie qui se trouve être l’entrée de service. Bon jusque là, rien de bien délirant. Là-dessus je me mets à chercher par où rentrer dans ce fichu palais et je découvre au hasard d’un site internet (oui vive les téléphones qui font tout sauf téléphone) que la visite du palais ne se fait qu’à partir du 22 juillet, c’est-à-dire dans 5 jours. Si on vous demande, la fête nationale belge c’est le 21 juillet. Là je sens mon Aurélie un poil vexée d’avoir manquer une info aussi capitale, d’autant que je suis pris d’un fou rire vu la situation. Rien de bien grave au fond, c’est le genre de petit raté qui font le charme des voyages.
Retour à l’automobile via un détour par une galerie couverte assez sympa où les plus pauvres d’entre nous (je pense notamment au forain d’hier) peuvent acheter des Rolex à 73.847€ – prix affiché en vitrine.

Nous prenons ensuite la route en direction de l’abbaye d’Aulne, pittoresque tas de caillasse en ruine situé à quelques kilomètres au sud-ouest de Charleroi – soit une petite heure du centre de Bruxelles.
Nous sommes ici au fin fond de la Belgie profonde, sans être dépaysant ce retour au calme, à la nature fait du bien. Certes il y a toujours Jacky et sa poubelle tunée pour faire du barouf mais on est loin de l’agitation de la ville. Quant à l’endroit, il est assez sympa. C’est la sortie du dimanche pour les gens du coin mais le cadre s’y prête. Un petit cours d’eau passe en contre bas des ruines qui sont bâties sur le flan d’une petite colline.
Nous avions déjà constaté à Bruxelles que les horaires d’ouverture des lieux à visiter étaient pour le moins restreint comparés à chez nous, l’abbaye fait encore mieux puisqu’elle n’ouvre qu’à 13h! Du moins en théorie car c’est à 13 heures pétantes que la préposée à la vente de tickets se fait déposer devant la grille, qu’elle referme une fois entré pour faire sa petite vie avant de royalement venir nous ouvrir vers 13h10.
Quant à l’abbaye en elle-même, il n’est reste pas grand chose. Ayant été détruite puis reconstruite plusieurs, il ne reste que quelques pans de murs qui tiennent debout par la grâce divine pour certains. Ce qui est dommage car l’endroit a énormément de potentiel mais le manque de moyens évident empêche un entretien et une mise en valeur digne de ce nom. Il y a néanmoins quelques restes sympa et on perçoit dans les ruines un mélange des genres architecturaux pour le moins incongru. Nous finissons notre tour en écoutant des chauves souris piailler dans quelques cavités sombres des ruines avant de reprendre notre route à travers la bucolique (OU PAS) campagne belge. Puis c’est le retour en France avec une mémorable traversée de Maubeuge qui, je vous l’assure, m’a donné envie de m’ouvrir les veines au couteau à beurre tellement cette ville à tout pour pousser au suicide.

Rendez-vous dans un mois pour le compte rendu d’un week-end surprise où se sera bibi qui fera le travel planner, ce qui je vous le garantis, permettra à Aurélie de copieusement se foutre de ma trogne.