Hawaii – Jour 9

Petite journée car nous avons tout changer – c’est une révolution comme dirait les mecs de chez Apple: nouvelle île, nouveau logement, nouvelle bagnole. Rassurez-vous, je n’ai pas changé de nana.

Ce matin, petite vitesse et grande lenteur. Exceptionnellement nous nous sommes levés après 7h. Un truc de dingue. Nous avons ensuite traînassé gentiment pour rendre les clés, l’avion n’étant qu’à 16h30.

Ironman sans Tony Stark

Néanmoins, nous dégageons les lieux avant 10h et décidons de faire une matinée en mode « touristes de base » dans le centre de Kona. Nous voygaerons donc de boutiques de souvenirs douteux en boutiques de souvenirs douteux, regardant au passage les furieux qui s’entraînent en vu de l’Ironman dont le départ est donné en plein centre ville. Pour votre culture sachez que l’Ironman d’Hawaii a été créé en 1978, que depuis 1990 il est officiellement l’épreuve qui couronne le champion/championne du monde de la discipline, que seule la crème de la crème y participe et que c’est la forme la plus extrême de triathlon. A savoir: 3,8 km de nage, 180,2 km de vélo et un petit marathon pour finir. Record du monde en 8 heures 3 minutes et 56 secondes chez les hommes et 8 heures 52 minutes et 14 secondes chez les femmes. Ho et les 2 records sont détenus par des australiens. Allé un dernier chiffre pour la route, le record de victoires chez les hommes est de 6 pour 6 participations et 8 sur 8 chez les femmes. Ces gens sont fous ou doivent prodigieusement s’emmerder le dimanche.
Sinon en ce qui nous concerne, Aurélie a trouvé un restaurant au fond d’une galerie marchande. C’est tout petit, tenu par un japonais et guess what: ça sent bon la friture made in Japan. Ca a réveillé quelques bons souvenirs culinaires, du coup nous avons mangé là. C’était excellent, plutôt bien servi et aussi pas très cher. Ce poulet teriyaki MMMMMMMM.

Le petit parc, le gros n’avion et l’aéroport de plein air

Comme nous avions encore un peu le temps avant de filer à l’aéroport, nous nous sommes arrêtés au Kaloko-Honokohau National Historical Park. Alors comme ça il ne paie pas de mine car il est à la sortie de la ville, en bord de highway et à l’air plein de vide. En réalité, il demande qu’on s’y attarde un peu car les choses vraiment intéressantes demandent un peu de marche. C’est donc sous la forte chaleur du début d’après-midi que nous nous lançons. Hélas nous devrons faire demi-tour avant d’atteindre la plage car le temps passe trop vite. L’endroit reste néanmoins sympa, dommage de s’y être pris trop tard.
Je vous épargne les formalités qui ont consisté à rendre la voiture et à passer les contrôles, sans encombre cette fois. Mais parlons un peu de l’aéroport de Kona. En dehors du fait qu’il est ridiculement petit, le truc qui le fait sortir du lot est qu’on attend en plein air! A l’ombre tout de même mais dehors, avec vu sur le tarmac, le bruit des réacteurs, l’odeur de kérosène et l’accès aux avions par la piste via de mini-passerelles. Notre avion parlons-en: un ATR-42 français! En gros une boîte à chaussures à hélices avec une peinture rigolote. Bref le type de coucou largement suffisant pour les 37 minutes de vol qui séparent Kona de Kahuilui sur Maui.
Comme vous avez de la chance, vous aurez même droit à une vue de l’île de Molokai depuis l’avion. Ile sur laquelle nous n’allons hélas pas, ce qui est dommage parce qu’avec un nom pareil, j’avais tout un stock de jeu de mot. Ex: « quand il fait froid j’molokai » ou « Molokai-ra »…
Pardon.

Le palace et la saucisse moldave

Une fois à Kahuilui, nous récupérons notre troisième voiture. Encore une fois c’est une Nissan mais nous délaissons la très ostentatoire Altima S pour une Sentra plus petite et plus milieu de gamme niveau finition. Ceci étant dit, vu la route à venir, une petite bagnole est mieux qu’un paquebot. Enfin quand je dis petite… pour ici c’est une voiture relativement petite.
Nous prenons ensuite la direction de Wailea où se trouve notre logement du jour. Encore une fois nous nous retrouvons dans une sorte de résidence avec tout un tas de petits pavillons regroupant 4 à 5 appartements. Le check-in se passe sans problème, on prend quand même la peine de nous préciser qu’on va nous facturer la modique somme de 146$ pour les frais de ménage. La saucisse pointe le bout de son nez mais le meilleur est à venir. Nous récupérons nos clés, filons vers notre pavillon, garons la voiture NOTRE place de parking (on nous a bien précisé que c’était trèèèèèès important), montons le petit escalier et découvrons notre palace. L’appartement de Kona était grand, celui-là est immense! La déco est tellement kitch que je me demande si l’endroit n’a pas servi de décor à un épisode Magnum mais sinon c’est top. Salon immense, télé, chaîne hifi, routeur internet personnel, cuisine suréquipée, 2 salles de bains, équipement de plage (fauteuils/parasol) fourni: la totale. Z’allez me demander pourquoi je parlais de saucisse tout à l’heure, c’est très simple. En rentrant nous avons constaté l’infernale chaleur régnant dans le lieu malgré la présence de 2 climatiseurs. C’est très simple, les mecs demandent 15$/jour pour avoir la clim’. Sérieusement? Il fait 32° dehors et tu veux que je casque pour avoir du frais? Alors qu’en plus tu me fais payer des frais de ménage délirant? En plus, le seul des 2 climatiseurs qui fonctionnent est anémique, le machin est réglé sur 15° il crache de l’air à 25. Là pour le coup je l’ai mauvaise et je vous prie de croire que je me ferai un plaisir de leur caler ça dans les dents. Certes ça ne changera absolument rien, ça m’apaisera, tout simplement.

Pour oublier ce petit désagrément, nous irons à la Maui Brewing Company, une brasserie qui fait de la bière locale. C’est moderne et très bobo, la carte comporte une vingtaine de bières dont 18 sont faites sur place. Aurélie optera pour la Coconut Hiwa et fidèle à mon penchant pour les bières fruitées je prendrai une Pineapple Mana. La première est fumée avec une fort goût de coco en première bouche. Pas mauvais mais pas ma came. La seconde comme son nom l’indique est une blonde assez légère à l’ananas. Inutile de vous dire que mon verre est descendu assez vite. Nous sommes néanmoins restés raisonnables et avons vidé les lieux après un seul verre afin d’aller manger avant de revenir dans la fournaise.

Voila, voila… demain… grosse journée avec le second gros morceaux en matière de kilométrage, un spot mythique pour les amateurs de surf, sans doute un peu de rando, sans aucun doute un peu de pinard, peut-être un peu de plage et beaucoup, beaucoup, beaucoup de virages .