Dublin – Jour 2

Aujourd’hui nous allons inaugurer la règle des 4 P. Le dernier P ayant une influence non négligeable sur la rédaction de cet article.

P comme Prison

Ce matin, après un petit dej’ expédié au son des news de la télé présente dans la salle à manger de notre geôle fasciste nous partons en direction de la prison de Kilmaiham, haut lieu de l’histoire irlandaise. En effet cette prison a vu passé des personnages importants dans le patrimoine historique local, aussi bien à l’époque de la guerre civile que celle de la guerre d’indépendance. Vous ne m’en voudrez pas si je vous épargne les détails de la chose, j’ai un peu de mal avec la chronologie de toute cela.
Toujours est-il que nous avons fait le trajet à pied depuis le B&B jusqu’à la prison avec un micro détour pour la Guinness Store House – qui comme son nom l’indique est la brasserie de la bière du même nom. Enfin eux pensent faire de la bière mais ça c’est un autre débat. Bref voyant le prix prohibitif de la chose, nous filons vers la prison décidant au passage de ne pas perdre de temps avec les fabricants de plâtre.
La prison en elle même est dans son jus. L’aile datant de 1700 et quelques est laissée en l’état pour qu’on se rende bien compte des conditions de détentions. Notre guide, aussi didactique que plein d’humour, saura mettre l’emphase nécessaire sur la dramaturgie du lieu.

*je viens de relire ma dernière phrase. Y’a que beurré que je peux utiliser des formulations pareilles*

Nous aurons droit au passage en revue des cellules ayant été occupées par des hôtes célèbres dans l’histoire irlandaise et nous finirons par l’aile la plus récente, tout aussi impressionnante que les ailes anciennes sont insalubres. Nous terminerons par la cour où avaient lieux les exécutions. D’autant qu’il c’était mis à pleuvoir. Ambiance garantie.

P comme Pluie

Une fois sortie de la prison, nous constatons qu’il pleut. Notre objectif suivant est le Trinity College, célébrissime université par laquelle sont passées Bram Stoker et Oscar Wilde (entre autres). Bien entendu c’est de l’autre côté de la ville. Nous profitons d’une micro éclaircie pour couper par le parc du musée d’art moderne. Ce petit espace de verdure ensoleillé fut des plus agréables avant l’averse qui nous a accompagné jusqu’au Trinity College. Là nous arrivons juste pour attraper le tour de 14h. Ce dernier est assuré par un étudiant de la fac, David, qui, une fois son cursus terminé aura un doctorat en sociologie. Ce dernier dira lui-même qu’il aurait sans doute du choisir une branche qui lui aurait garanti autre chose que le chômage. Le garçon nous retrace donc les étapes de la construction des principaux bâtiments de l’université avec une humour empreint d’un cynisme redoutablement drôle rendant tout assez divertissant. Hélas la météo nous rincera par 2 fois, contraignant notre étudiant à perdre le file de son histoire et l’obligeant à s’en sortir avec un humour et un flegme assez british.
La suite de la visite nous amènera à la bibliothèque du Trinity College dans laquelle on peut voir le Livre de Kells – sans doute un des livres les plus anciens de l’humanité puisqu’il a été écrit autour du 9ème siècle. Une merveille de réalisation avec un souci du détail complètement hors norme pour l’époque. L’autre clou de la visite sera le passage par la bibliothèque. Un lieu très « old school », une bibliothèque de fac’ telle qu’on la voit dans les filmes, toute en hauteur avec de s vieux volumes poussiéreux partout dans un cadre très austère. On dit que cette bibiliothèque aurait inspiré celle que l’on peut voir dans les films d’Harry Potter.  Peu importe, très belle endroit.

P comme Potes

Après cela, nous reviendrons à des choses plus terre à terre. N’ayant pas déjeuner et Aurélie ayant envie de sucre, nous irons chez Queen Of Tarts qui, comme son nom l’indique, est une référence en matière de gâteaux. Aurélie optera pour un gâteau à la carotte qui sera englouti à la vitesse lumière. De mon côte j’opterai pour une glace et une gaufre.

Je ne soulignerai jamais assez l’importance de repas équilibrés.

Ensuite nous avions rendez-vous avec Ludivine, une vieille amie dont le copain travaille à Dublin. Nous avons donc fêté les presque 10 ans de notre dernière rencontre autour d’une pinte de bière – oui ici c’est le pinte le format standard, le format des faibles: le demi – n’existe pas.
L’heure tournant, nous avions un autre rendez-vous, avec Julien cette fois-ci. Mon vieux compère expatrié à Dublin.  Ludivine et son copain se joignant à nous, nous voici tous les 5 ans en train de déambuler en direction d’une pizzeria qui fait soit disant la meilleure pizza du monde (et c’est vrai qu’elle est bonne).

P comme Pintes

Enfin, pour finir la soirée en beauté, direction le Fibber Magee’s, pub qui abritait le concert auquel nous avons hésité à aller hier soir (comme quoi le hasard). L’endroit est en réalité bien plus grand qu’on ne se l’imagine et donne sur une cour intérieure avec moult tables, billard et surtout un jukebox remplit de musique hautement qualitative dans lequel nous mettrons quelques piécettes qui feront chanter en choeur une partie du pub (ma petite victoire/satisfaction du jour). Ca et bien entendu quelques pintes supplémentaires qui contribueront à la rédaction hautement compliquée du compte rendu du jour. Là-dessus je vais me coucher car je ne sais pas pourquoi mais je sens que la journée de demain va être compliquée. Et pas qu’un peu.