Dublin – Jour 3

Sous les vieilles pierres: la plage.

P’tite barre en travers de la tronche ce matin quand le réveil sonne à 7h. Oui parce que nous, on est comme ça, on se prend des mines et hop le lendemain bon pied bon oeil, au taquet de bon matin (OU PAS).
C’est donc dans un état second que nous allons prendre le bus en direction de l’aéroport, non pas pour rentrer mais pour récupérer l’Irish Mobile. Nous sommes tellement réveillés que nous réalisons qu’il y a un arrêt de bus à 50 mètres du B&B alors que nous sommes allés en chercher un à 5 pâtés de maison. En arrivant, nous récupérons notre passager clandestin du jour – mon copain Julien qui est à peu près aussi frais que nous. Le loueur nous donne donc pour véhicule un magnifique Renault Captur au gris aussi triste que la finition est bas de gamme. Pour ce que nous avons à faire ça suffira.

Brú na Bóinne

Non ce n’es pas une insulte locale mais le nom de notre première destination du jour, à une grosse cinquantaine de kilomètres au nord du Dublin. Cet endroit a pour particularité d’abriter 2 tertres néolithiques dans un état de conservation tout à fait remarquable.
Comme nous étions matinaux, nous étions aussi dans les premier sur place, avant même l’ouverture des lieux. Vraisemblablement une bonne idée vu la tête du parking quand nous sommes partis. Une fois nos tickets en poche, on nous fait embarquer dans des minibus qui nous conduiront aux sites proprement dits. Ces derniers n’étant pas accessible autrement.
Le premier se nomme Knowth, 5000 ans au compteur (soit environ 500 de plus que les pyramides), installé au somment d’une colline à la vue imprenable sur les environs – étant donné la météo exceptionnelle du jour, ce fut un bonheur d’en profiter.
L’endroit ne paie pas vraiment de mine, on voit juste de grosse butte herbeuse avec de grosses pierres à la base. Il s’agit en réalité de chambres funéraires autour desquelles on a construit la butte. La partie couverte d’herbe n’étant là que pour isolée et masquée les tonnes de pierres qui forment les différentes chambres. Impressionnant de voir l’état de conservation de la chose.
Comme de bien entendu, les entrées sont alignées avec le soleil pour que ce dernier traverse le tertre durant le solstice d’été. Impossible cependant de renter dedans car il a été endommagé au Moyen-Âge. Mais la question qu’on se pose vraiment quand on écoute la guide est: comment diable ces foutus blocs de pierre sont arrivés là? Parce qu’à l’époque l’Irlande était très boisée, que les cailloux proviennent de lieux situés entre 20 et 80 kilomètres autour du site et que la roue n’existait pas encore. La seule explication logique pour nous est qu’il y a, à l’échelle planétaire, un complot judéomaçonique ourdi par des reptiliens nazis qui ont permis aux gens toutes ces réalisations techniquement impensable pour l’époque.

Retour au bus et direction l’autre tertre: Newgrange. De la même époque que son copain Knowth, Newgrange est plus sexy dans le sens où on peut rentrer dedans.
Extérieurement il est aussi un peu différent, une partie a été restauré comme les historiens pensent qu’il était à l’époque. Mais comme je le disais, le vrai clou de la visite se sont les 10 minutes que l’on passe dedans. Clostro et + d’1m90 s’abstenir. On rentre par une toute petite ouverture d’environ 1m60 de haut pour 60cm de large et ça va aller en rétrécissant jusqu’à ce qu’on débouche dans une chambre funéraire d’une petite dizaine de mètres carré avec 3 alcôves soigneusement protégées et un bon 4 mètres de hauteur de plafond. Ne pas oublier que ce sont plusieurs tonnes de pierre qui sont installés au-dessus de nos têtes qui tiennent la baraque depuis 5000 ans. Truc de fou. Ce qui est encore plus fou c’est que ce tertre est lui aussi aligné avec le soleil mais pour le solstice d’hiver.
La guide nous explique que parfois, quelques visiteurs chanceux (gagnants d’un tirage au sort) peuvent vivre les 7 à 8 minutes que durent le passage du soleil dans la chambre funéraire. Je dis « parfois » car la météo local étant ce qu’elle est, on peut avoir gagner le concours, être sur place et avoir un temps exécrable qui empêchera le soleil de rentrer. Pour palier à ce désagrément, on a installé un spot pour que le visiteur lambda puisse se faire une idée. Le lieu est donc plonger dans le noir et le faisceau de lumière apparaît et simule le passage du soleil. La guide qui commente est comme transcendée par le truc. C’est d’ailleurs une constante chez tous les guides qui nous avons croisé (prison, château etc), ils sont tous à fond sur leur sujet et on sent la passion qui les habite. Bref voila, on ressort de là pas tout à fait comme on y est entré. Ce sera notamment le cas de Genevière Chombier qui n’a pas écouté la guide qui lui disait pourtant d’attendre avant de se relever car à la sortie il y a une grosse pierre plate et PAF! Encore une fois la France se distingue…

Kells et Trim

Ensuite direction Kells (ville qui donne son nom au livre vu hier au Trinity College) pour y voir sa vieille église et accessoirement manger un peu.
La route se fera gentiment, au cul d’un tracteur notamment. Si les irlandais conduisent plutôt bien (ils utilisent le clignotant), leurs routes sont assez flippantes niveau largeur. Je ne sais pas si ça vient de la conduite volant à droite, de la voiture que je n’avais pas trop dans l’oeil (3 créneaux ratés) mais j’ai eu quelques sueurs froides dans certains virages.
Kells est ville aussi animée le dimanche que Maubeuge un 14 juillet, c’est vous dire l’ambiance. La petite église, enfin le clocher vaut le coup d’oeil, le cimetière aussi avec certaines tombes datées de 1700 et quelques.
Après Kells, nous irons à Trim pour voir les très jolies ruines du château de la ville. C’est joliment aménagé et le soleil rend le tour de l’endroit très sympa bien qu’un peu venteux. Concernant le château, je n’ai pas grand chose à en dire puisque je n’ai lu strictement aucun des panneaux d’informations du lieu. Je sais juste qu’à vue de nez, le donjon est plus ancien que les murs d’enceintes car il a des tours carrés là où l’enceinte à des tours rondes.
Une fois sorti de là nous hésitons entre rentrer et aller à la plage. La décision d’aller voir la mer sera prise autour d’une glace. Alors en route pour Portmarnock! Lieu choisi uniquement parce qu’il n’est pas trop loin de l’aéroport pour rendre la voiture. Une fois sur place, c’est la foule! En effet, il fait tellement moche ici en général que dès qu’il y a un rayon de soleil, tout le monde sort ou va à la plage, ce qui était le cas aujourd’hui vu le monde sur la route et dans les rues. Sur la plage extrêmement venteuse, nous verrons même des furieux aller se baigner.

Là-dessus, il se fait tard, il y la voiture à rendre et nous sommes tous cuit à des degrés divers. Julien nous abandonnera à un arrêt de bus, quant à nous, nous nous poserons dans un pub relativement calme où je boirais pour la première fois de ma vie de la Guinness. Je l’ai d’ailleurs encore sur le bide… C’est pas mauvais, mais pas à se taper le cul par terre non plus.

Demain matin, dernier jour. Rien de prévu au programme, donc ce sera à la cool avant de rentrer.
Là-dessus, je vais finir ma nuit d’hier et éventuellement faire un peu de celle d’aujourd’hui.