Bourgogne – Jour 1

Parce que le week-end du 14 juillet, il y a autre chose à faire que de regarder les miloufs défilés au pas sur les Champs, nous décidons, enfin surtout Aurélie, de changer d’air et d’aller parcourir les routes de Bourgogne.
Et en plus il y a eu… GUIGONE *gloups*

Beaune to be alive

En effet il paraît que le vin n’est pas mauvais dans le coin.
Nous voila donc en route pour Beaune, qui semble être le centre du monde viticole en Bourgogne. Ou si ça ne l’est pas, ce n’est pas loin de l’être. En chemin nous ferons un stop à Argenteuil sur Armençon, village mondialement célèbre pour abriter la maison la plus angoissante jamais construite et accessoirement faire un stop sur la tombe des grand-parents. BREF.
Direction ensuite l’Abbaye de Fontenay. Cette dernière est cachée dans un écrin de verdure tout a fait charmant et le beau soleil rend l’endroit encore plus joli. L’abbaye en elle-même est superbement conservée et entretenue. Le cloître est magnifiquement restauré et l’église attenante, sans être délirante, a un petit quelque chose bien à elle. Les jardins aussi sont sympas. La visite se concluera par un pique-nique en bord de ruisseau. Durant la visite nous croiserons à plusieurs reprises un type armé d’un appareil photo qui a passé son temps à prendre en photo sa bonne femme, tout de rose vêtu, en lui faisant prendre des pauses faussement innocentes voir même un brin suggestives par moment. Le truc à peine dérangeant.

Une fois sorti de l’abbaye, direction Beaune. Mais par la nationale hein! L’autoroute c’est pour les faibles. Aurélie nous conduira tranquillement mais sûrement jusque dans le centre ville où, notre légendaire chance en matière de place de parking fera encore son oeuvre. Emplacement parfait car face à notre route de départ, à moins de 100 mètres des hospices et en plus à l’ombre.

Beaune to be wild

Après une courte attente, nous voici dans l’Hôtel Dieu, aussi connu sous le nom d’Hospices de Beaune. L’endroit est connu pour son toit, pour avoir été un hôpital ainsi que pour avoir servi de lieu de tournage à La Grande Vadrouille mais ça ce n’est pas mentionné lors de la visite (« dites 33 »). C’est là aussi que nous ferons la connaissance de GUIGONE. Personne au prénom le plus perturbant de la création et aussi fondatrice des hospices avec son mari. Son portrait fout autant les jetons que son prénom.
L’endroit est très beau mais bien plus petit que ce à quoi je m’attendais. Je pensais trouver un immense bâtiment au milieu d’une grande place. Et je me suis trouvé dans une sorte de petit château engoncé dans la vieille ville. Ca ne retire cependant rien au lieu. On passe des chambres de soins collectives à 2 patients par lits à celles plus élitistes où ils ne sont plus que 4 dans la pièce avec chacun son lit, à la cuisine et la pharmacie. Le tour des lieux va assez vite, d’autant qu’on finit par accélérer un peu le mouvement à cause du monde – encore que j’imagine que c’était relativement calme car 14 juillet, le samedi ça a dû être une toute autre affaire. Mais ça vaut le détour. Et vous serez aussi ravi d’apprendre que le lieu abrite la plus grande collection au monde de coffre en bois du 15ème siècle. HE OUAIS. C’est sur cette info capitale que nous quittons les lieux.
Nous déambulerons un peu dans la vieille ville mais comme il n’y a pas grand chose à faire, direction Pommard afin d’entretenir l’alcoolisme parental. Ces derniers, ayant appris que nous venions dans le secteur, n’ont pas perdu l’occasion de passer commandes de quelques bouteilles de pif chez un caviste de leur connaissance – ils ont leurs habitudes et sont connus dans la région c’est vous dire. Tout ça pour voir lequel des deux aura une cirrhose en premier.

Là dessus, nous conclurons notre journée dans l’AirBnB trouver pour l’occasion – première tentative avec ce site . Nous voila donc au milieu de nulle part, dans un trou de 200 habitants chez Michèle (pas de Jacky en vue) et son mari, retraités de leur état. Leur maison est un ancien moulin et est posée non loin de la route au milieu d’un immense jardin rempli de grenouilles et autres libellules. C’est donc très calme, d’autant que les mobiles captent à peine. D’ailleurs en parlant de ça, ici il vaut mieux avoir un vrai GPS plutôt que de compter sur son téléphone. La couverture réseau est dramatique. Quant à nos hôtes, ils sont gentils mais peu causant, chacun faisant sa petit vie de son côté. Vu la taille de la maison , on doit pouvoir y vivre sans se croiser si l’envie nous en prend. La chambre est petite mais propre mais surtout sent le vieux. La déco… comment dire? 600 millions de bibelots d’un autre âge dans une vieille maison habitée par les mêmes occupants depuis 50 ans. Tout est dans son jus, y compris le matelas du lit.
Pendant que nous dînerons sur la terrasse arrière (du fromage et du vin – la base), ils partiront à la fête du village donnée à la mairie pour le 14 juillet. Une fois torpillée notre bouteille de Côte de Nuits, nous irons faire une petite promenade digestive avant de nous écrouler dans notre lit centenaire.