Roumanie – Dernier jour

J’ai beau être matinal, j’ai mal.

Tombage du lit à 6h30, petit déj’ express et zou! Go bateau!

Retour vers le futur

Je vends la mèche direct: la navette privée pour le retour à Tulea: BEST IDEA EVER!
Le ferry lent met 2h30, la navette privée met en théorie entre 1h10 et 1h30, le mec a mis 50 minutes. OKLM.
En gros la navette privée c’est quoi? C’est un petit bateau de 15 places que l’on réserve la veille pour le lendemain. Le type s’arrête sur un ponton défini à l’avance, vous êtes là il vous embarque, nous n’êtes pas là, il se tire. Nous étions là bien évidemment et nous serons au total 12 dans la bateau. Ensuite le mec a mis la sauce – petit moteur de 200 chevaux au cul et en moins de temps qu’il ne faut pour le dire nous voilà Tulcea. Aurélie trouvera quand même le moyen de dormir malgré le bruit.
Nous retrouvons titine encore plus dégueulasse là où nous l’avions laissé. Nous mettons ensuite Jacqueline en route et zou direction Bucarest. Il est 8h30, avec le ferry lent nous serions arrivé à 11h.

Epilogue

La route de retour à Bucarest qui avait été si chiante à l’allé le sera moins au retour. Il fait beau mais il y a un vent abominable, le moindre dépassement de camion devient un sport à risque mais maintenant que je maîtrise les us et coutumes locales en matières de route, ça va.
Comme le loueur nous a demandé de laver la voiture, nous cherchons une station de lavage, Aurélie en repère une dans Bucarest, pas trop loin de l’hôtel. Jacqueline nous y amène. Là, Bogdan te nettoie ta caisse au kärcher en 2 temps 3 mouvements et te fait une finition à la mains (presque comme chez les masseuses thaïlandaises) mais avec une peau de chamois.
Maintenant que c’est fait: go hôtel pour se poser. La réceptionniste pourrait faire du porno avec ses faux ongles roses et son soutif léopard mais visiblement réceptionniste ça paie mieux… et ça n’oblige pas à sourire.
Nous nous posons un moment pour trouver un bureau de poste afin d’avoir des timbres pour envoyer les 3 malheureuses cartes postales que nous avons trouvé car croyez le où non, ici trouver des cartes postales, un bureau de poste et une boîte à lettres, c’est tout sauf simple. Une fois ceci fait, nous flânerons un peu dans un centre commercial proche de là. Un endroit tout à fait anxyogène mélange d’années 1960 et de 21ème siècle. Pour la petite histoire sachez que le McDo ici est 3 fois moins cher qu’en France (ne me demandez pas comment je le sais) et que tout ce qui est Adidas et Nike coûte 30% de moins. Il n’y a que les Lego qui sont au même prix que chez nous  *tristesse*
Ensuite, re-pause hôtelière avant de chercher un resto et de finir une nouvelle fois au Private Hell (le bar Metal) qui est plus ou moins devenu par défaut notre QG. Musique pas trop mal, bières pas chères et barman qui porte un t-shirt de groupe de RAC (les amateurs apprécieront).
Maintenant dodo parce que voila, demain exceptionnellement grasse mat’ jusqu’à 8h30 avant de partir prendre le vol de retour.

La Roumanie: to do or not to do

Je vous dirai que selon moi, après 15 jours ici, il y a du bon et du moins bon.
Aurélie et moi sommes d’accord sur le fait que la Transylvanie: Sibiu, Brasov, Bran (malgré ce que j’ai pu en dire) et le château de Peles sont à vraiment à faire si vous visitez le pays. J’ajouterai également Alba Iulia et la mine d’or que nous avons fait ainsi que l’incontournable Transfăgărașan. Tout ça c’est vraiment à faire/voir. Pour les plus curieux et les amateurs de monastères: la Bucovine est un bon complément d’autant que la région est assez plaisante.
En revanche, les Maramures sont dispensables ainsi que le delta du Danube sauf si vous aimez les piou-pious. Notez bien que j’ai quand même beaucoup apprécié notre promenade en bateau d’hier mais l’accès à l’endroit peut être rédhibitoire. Quant à Bucarest… franchement, sorti de quelques pâtés de maisons, la ville n’a aucun intérêt. Nous n’avons même pas pris la peine de réserver une visite de l’immense maison du parlement tellement ça nous a paru dispensable (erreur de notre part?).
Reste les roumains qui sont pour moi assez énigmatiques. Tout à fait joviaux entre eux, avec les étrangers c’est moins ça. Toujours un peu sur la réserve, ça laisse parfois une impression étrange de distance qui ne met pas toujours à l’aise.
Pour la picole, ici c’est tellement royal que ça en devient dangereux. Grastronomiquement parlant, je ne mangerai plus de choux avant 2037 mais on mange bien et sain si on sort des grandes villes. Il est facile de trouver des produits de qualité et des plats gargantuesques pour 3 fois rien.
Globalement nous sommes donc content de notre voyage même si, paradoxalement, content de rentrer. La route et le manque de rigueur sur pas mal de plan nous ayant un peu usé. J’aime à croire qu’il ne s’agit que d’un différent culturel et que ce pays va s’améliorer car il gagne à être connu 🙂

Et pour vous récompensez d’avoir lu tout le caca que j’ai écris depuis 15 jours, la seule et unique photo du jour: un levé de soleil sur le Danube.