Roumanie – Jour 10

Est-ce que je vous ai parlé du porte manteau en pied de chevreuil que nous avons dans la chambre? Non? Bah maintenant c’est fait.

Ce matin nous esquivons la team grincheux au petit déj’. Aucune envie de devoir me refarcir Bernard qui va nous ressasser encore et encore que se sont des vacances low cost pour lui et que le Costa Rica c’était autre chose.

L’arnaque moldave

Dieu merci, ici le petit déjeuner est simple mais sucré. Aurélie enfourne tout le fromage blanc et le miel tandis que je me fais des tartines. Le pain n’est pas top mais ça, dès qu’on sort des France on sait qu’avoir du bon pain est mission impossible.
Aujourd’hui nous allons à Putna, petit bled connu pour son monastère (oui encore un)  et pour son ermitage d’un mec connu dont j’ai oublié le nom. Une fois de plus  (et pas la dernière nous serons proche de la frontière ukrainienne *spoiler alert*). La route jusqu’à Putna est tranquille. Nous remarquons au passage que le coin est un peu plus friqué que d’autres que nous avons pu voir dans les Maramures. Les maisons sont plus jolies (et finies), les haies et portails ont de la gueule et on croise toujours autant de grosses allemandes – je parle de voiture.
Arrivée au monastère, si nous ne sommes pas les premiers, nous n’en sommes pas loin. En effet nous avons constaté que les roumains ne sont pas trop du genre matinaux. Certes ça ouvre tôt mais l’activité ne se fait sentir qu’autour de 10h. Nous arrivons suffisamment tôt pour qu’il n’y ait personne à l’entrée pour nous réclamer la célèbre taxe photo que certains ne paient de toute façon pas. Nous ferons notre tour du monastère tranquillement. Contrairement aux autres, il n’y a pas de bonnes soeurs mais uniquement un gang de barbus en noir. Quant à l’endroit en lui-même, il ressemble aux autres monastères du coin. Un gros mur d’enceinte et une église peinte au milieu. A ceci près que les peintures du celui là sont entièrement restaurées. Ayant arnaqué le droit d’entrée, je n’ai pas tenté le diable en prenant des photos dans l’église même si aucune interdiction n’était visible. Enfin si, j’ai pris le diable en photo (cf galerie).  Nous avons remarqué quelques similitudes dans les peintures entre ce monastère-ci et celui de Moldavita. A part ça… voila.
A un petit kilomètre du monastère se trouve l’ermitage du mec dont j’ai oublié le nom. En gros une petite cavité taillée dans la roche. Nous avons passé autant de temps si ce n’est plus à regarder le panneau détaillant la faune du coin et disant que le bled est jumelé avec Montmorillon dans la Vienne qu’à nous occuper de l’ermitage en lui même tellement il est passionnant. VOILA! C’était le programme du jour concocté par l’agence, il est 11h30 et tout est plié. Aurélie pense que nous devrions faire un tour à Rădăuți, grosse ville du coin pour voir la plus vieille église de Moldavie. Bien que je commence à en avoir soupé des églises orthodoxes, à défaut de mieux nous y allons.

Céramiques et sieste

Après avoir maraudé en ville un moment, nous finissons par trouver notre église. Effectivement l’intérieur fait son âge (1300 et des bananes) et mériterait une bonne restauration. Encore une fois, entrer là-dedans avec un appareil photo est risque de mort, je prendrais donc les rosiers du jardin en photo. En sortant nous nous amuserons de constater que le parking de l’endroit sert aux auto-écoles du coin à faire manoeuvrer les élèves.
Nous reviendrons ensuite vers Marginea, ville du coin où la céramique est la spécialité locale. Chemin faisant nous serons témoins de notre premier accident de la route – une perf’ vu la conduite des locaux. Un bon gros bisous frontal entre un monospace et un véhicule de travaux.
Sinon la céramique du coin c’est… pas brillant. 3 vendeurs qui prennent soin de ne pas marcher sur les plates-bandes du voisin et donc un choix limité. Nous ferons avec. Retour ensuite à la pension, il est 14h30 c’est l’angoisse qu’allons-nous faire? Ben la sieste pardi! Parce qu’après tout nous sommes en vacances! Et après la sieste? Ayant enfin trouvé comment ouvrir le capot et mettre du lave glace, nous décidons de nettoyer un peu la voiture et notamment le pare-brise et les phares. Nous ressortirons ensuite nous chercher de quoi nous faire un apéro dans le jardin.
Enfin ce soir à table, nous ferons la rencontre d’un couple roumano-allemand. Lui est mathématicien et expatrié en Allemagne. Nous avons discuté de plein de choses: du business de monastères, des roumains fiers de leur pays mais en complexe d’infériorité par rapport au reste de l’Europe, des films mal doublés en langue locale, la différence entre țuică et pálinka, des vannes des norvégiens sur les suédois et de Wacken parce que Wacken est un sujet universel. Et en prime nous avons eu droit à cette petite phrase qui fait plaisir: « si seulement tous les français parlaient anglais comme vous ».

Grosse journée donc que celle-là. Demain nous reprenons la route et repartons en Transylvanie. Ca promet encore d’être épique.