Roumanie – Jour 13

Il va être temps que ça se termine parce que je commence à saturer de tous les trucs fait à la zob. Vraiment.

R.A.S. sur l’hôtel et le petit déj’, kitsch de bout en bout et tout autant à l’arrache.

Transylvanian Hunger

Aujourd’hui, 3 châteaux sont au programme et pas des moindre puisque le premier de la liste est celui de Bran, vendu pour être celui du légendaire Dracula. Flairant le piège à touristes XXL et pensant être bien inspiré, nous décidons d’arriver tôt pour éviter la foule. Bien entendu c’est le drame. Déjà pour se garer, on ne se fera pas prier pour nous demander du pognon dès le moteur coupé. Ensuite il faut se frayer un chemin jusqu’à l’entrée du château, et comme les choses sont bien faites il n’y a qu’une putain de caisse pour les milliard de pécores qui viennent là. Ha non en fait 2 caisses mais la seconde est pour les groupes uniquement. Une fois les tickets (hors de prix pour le pays) en poche, nous filons vers l’entrée effective du bordel qui se trouve à la porte même du château c’est-à-dire en haut de l’éperon rocheux sur lequel le château se trouve. Là, nous sommes bloqués en bas de l’escalier par un groupe. Nous les contournons et montons l’escalier, des gens nous suivent, cela déclenchent un esclandre de la part du guide qui demande aux gens pourquoi ils doublent. Pas vu pas pris, nous entrons dans le château.
Le machin est en réalité ridiculement petit, une micro cour intérieure, quelques coursives et pas mal de pièces de relativement petite taille. La plus grande par laquelle nous soyons passés doit être celle avec cette splendide peau d’ours sur le sol. Pour savoir ce que vous regardez, si vous avez du bol, le panneau est en anglais sinon quéquette. Ajoutez à cela des troupeaux de touristes complètement cons et vous aurez une petite idée de pourquoi j’en aurais bien empalé quelques uns pour l’exemple. Sans doute l’atmosphère du lieu qui me donne ce genre de pulsion. Car oui, Vlad Tepes dit l’empaleur (celui qui a inspiré Bram Stoker pour son vampire) a bien habité les lieux mais ce n’est qu’un des nombreux locataires de l’endroit. De plus, même si sa tronche est partout sur les produits dérivés, il est peu mis en avant lors de la visite, de même les histoires de vampires etc ne sont mentionnées que dans 2 salles.
Une fois sortie de cet enfer, Aurélie aussi étant à bout, nous filons vers Rasnov pour voir la citadelle. Une fois sur place, de la mauvaise techno nous casse les oreilles. Ô surprise, il y a un rassemblement de tuning dans le pré au pied de la forteresse. Autre chose, il y a une espèce de petit train pour aller en haut de la colline. En fait les mecs laissent penser que la route est fermée aux piétons pour indirectement obliger à prendre le dit train, tout ça pour gratter un peu de fric. Ils apprennent vite. Pour la petite histoire je me suis garé en forêt pour ne pas payer le parking. Passons. Et donc la citadelle? Ben une vaste fumisterie. Des ruines… des putains de ruines dont les seules parties restaurées sont des boutiques qui te vendent des merdes made in China. Sinon le panorama est joli, si on oublie l’usine en contre bas. Nous ne nous attardons pas et espérons secrètement que le troisième et dernier château du jour ne soit pas celui de trop.
Nous reprenons notre chemin en direction du château de Peles, demeure du dernier roi de Roumanie. Sur la route, nous ferons hélas la rencontre du supérieur hiérarchique de capitaine tortue, j’ai nommé: commandant limace. Une blondasse dans une BMW qui traîne son cul à 40 à l’heure sur une route où il est impossible de dépasser. KILL KILL KILL. Une fois au pied du château, on nous explique que le parking payant est plein et qu’il faut aller sur le parking du monastère (lui aussi payant) pour se garer. Ne l’entendant pas de cette oreille, je fais un 180° au rond point et repart dans l’autre sens pour trouver une place gratuite et à l’ombre. Reste la grimpette jusqu’au château mais bon… Quant au parking du château lui-même, vu sa taille et sa distance par rapport à ce dernier, ça m’aurait fait mal de payer. Bref, le château vaut le détour. C’est… chargé et ça me fait plus penser au manoir hanté de chez Mickey qu’à une maison royale mais qu’importe. Nous faisons la queue pour les tickets et c’est avec effroi que nous voyons les prix. Et tenez vous bien les mecs en sont au stade où il faut un ticket par étage du château, ça plus la traditionnelle taxe photo au tarif exorbitant qu’ils se colleront donc derrière l’oreille.
Nous voila donc parti pour visiter un étage sur deux. On se retrouve bloquer dehors car comme c’est bien conçu, on entre et on sort du château par la même porte et comme il y a trop de monde à l’intérieur… Voila. En entrant on vous signifie que vous devez mettre des chaussons par dessus vos chaussures. BON… soit. Comme j’ai un appareil photo, on me demande mon pass, que je n’ai pas puisque je n’en fais pas donc j’envoie péter le cerbère gentiment. Comme nous ne ne faisons parti d’aucun groupe, la situation est étrange car la visite semble être faite pour les groupes et uniquement les groupes. Nous voila donc avec des chinois. Inutile de dire que nous faisons tâche, nous décidons d’accélérer puis nous nous retrouvons avec un groupe de roumains que nous doublons aussi puis finissons par rattraper un groupe de français, heureux hasard. Nous écouterons de loin les explications car bien entendu, le temps de doubler tous les groupes, le tour de l’étage est terminé et donc la visite aussi. Ca m’a saoulé.
Quant à l’intérieur du château, il est à l’image de l’extérieur: chargé. Mélangeant plusieurs styles et plusieurs époques, il est remarquable en terme d’artisanat. La marqueterie des tables, les sculptures, le verre des miroir, tout est d’une précision diabolique. C’est impressionnant de minutie même si totalement indigeste. Du salon style Louis XIV à la salle truque en passant par le salon vénitien, cet endroit est entièrement conçu pour en mettre plein les yeux. C’est réussi et ça vaut le détour.

Van Helsing

Tel ce bon Abraham Van Helsing, j’en aurais bien trucidé quelques un de plus pour le sport mais passons. Retour sur la route et direction Bucarest où nous stoppons ce soir avant de repartir demain pour le delta du Danube, une journée qui s’annonce longue et pénible à cause de l’orga à la zob des ferrys. Ca me gave d’avance.
Sinon le voyage de retour dans la capitale c’est fait tranquillement sous le soleil et par 32°. Ca tape ici. Se garer à l’hôtel fut une nouvelle fois une misère, de même que le check-in où la réceptionniste semblait découvrir que la Roumanie fait partie de l’espace Schengen – hou la mauvaise foi! Ca plus les gens du resto en mode « OSEF de tout » et la portion qui m’a à peine calé ma dent creuse, aujourd’hui n’était pas vraiment le jour.
Au moins il y en a un qui n’a pas tout perdu puisqu’il a sont t-shirt Hard Rock Café – et en plus j’ai arnaqué le parking sous le nez du gardien! PAF!

Pour couronner le tout, il y a un mariage dans l’hôtel donc ça veut dire rumba jusqu’à pas d’heures et attention! Rumba à la sauce locale => ma tête va exploser.
Rions un peu, voulez-vous? Les joints de la fenêtre sont fatigués donc pour l’isolation phonique, vous êtes priez de revenir plus tard.

Je ne vais pas m’énerver, nous sommes en vacances.