Ecosse – Dernier jour

Dernière journée pleine en Ecosse, demain il faut rentrer… avec EasyJet de surcroît. Mais nous n’y sommes pas encore.

Départ de Fort William après un petit déjeuner de fortune, Dame Ginette n’offre que le gîte au prix fort. Passons. Comme nous avons le temps, aujourd’hui nous prendrons la panoramique en direction de Stirling. Et pas la panoramique, je veux dire la route qui longe un immense loch qui se termine dans l’océan. La route est sympa, je parle du revêtement, ça change du goudron infernal depuis Skye. Le paysage est toujours aussi chouette. Les Highlands sont vraiment la plus belle partie de l’Ecosse, ce que l’arrivée vers Stirling confirmera, là on pourrait être dans le Yorkshire où n’importe où ailleurs en Angleterre.

C’est la ruine

Après une petite heure de route, nous arrivons à notre premier stop du jour: le château de Kilchurn. Enfin château… ce qu’il en reste disons. N’empêche, qu’encore une fois, avec la vue et le temps cra-cra c’est sublime. Il se trouve sur une petite presqu’île en bord de lac au fond d’une vallée.
Une fois la voiture garée, il faut marcher quelques minutes au milieu d’un près pour y arriver. C’est rigolo de voir les vaches écossaises faire leur vie pas loin des touristes qui passent. La ruine est aménager au minimum pour que l’on puisse en profiter sans danger. Vraiment très chouette, je recommande le détour – car c’est un poil excentré du reste.
Comme le temps continue de se dégrader, il semble évident que la petite rando prévue dans le parc du Loch Lomond va tourner à au court couillon. Aurélie nous improvise donc un truc.

1000 sabords!

Parce que oui, nous quand il pleut, nous ne randonnons pas, la rando c’est pour les faibles qui craignent les gouttes. Tel le Capitaine Haddock qui raffole du whisky du même nom, nous allons affronter le Loch Lomond face à face. Comment ça? En naviguant dessus! Hé ouais! Et pour augmenter la difficulté on ajoute l’option « car de vieux ».
Après un repas rapide dans une église transformer en resto, servi par un authentique écossais en kilt (avec la coupe de cheveux qui va bien – rasé sur les côtés et animal mort sur le dessus), nous sommes partis braver les éléments. comme ce midi j’ai tenté une spécialité locale: les macs & cheese (des macaronis au fromage – prise de risque maximum), je vous spoile: rien n’est passé par dessus bord.
Donc après avoir laisser embarqué le 3ème âge, qui a bien entendu squatté toutes les places intérieures en prenant soin d’en occuper 6 quand ils sont 3, nous avons décidé que le pont supérieur serait note domaine. Sous la pluie et dans le vent… où à l’abris de tout ça derrière le kiosque du capitaine. Lui aussi authentique écossais à l’humour aussi génial que son accent. Je manque de m’étaler en m’appuyant sur la barrière, il me demande si ça va. Voyant que nous ne sommes pas du coin, nous demande si nous comprenons ses explications, nous répondons que oui puis finalement il lâche les commandes pour aller fouiller dans ses papiers et revient avec 3 feuilles plastifiées résumant tout ce qu’il a dit – en français. Il nous les tend, nous commençons à lire puis là il s’inquiète « je vous ai donné les feuilles en français, vous êtes bien français? » Nous nous regardons avant d’éclater de rire. Bref, les écossais sont géniaux. A se demander si ils n’ont pas inventer l’humour anglais.
Parlant de ça, il est évident que même aujourd’hui, les anglais n’ont pas bonne presse auprès des locaux. Les contentieux historiques ont la vie dure. Il nous a par exemple expliquer que la route sur la côté ouest du Loch Lomond a été tracé par et pour « les tuniques rouges » – comprendre les soldats anglais – pendant la conqête de l’Ecosse alors qu’il existait une route sur le côte Est tracée par les écossais. Par principe les rouges ne voulaient pas l’utiliser et ont imposé la leur aux 2 clans reignant sur le loch, les McGregor au nord et les McIntosh au sud. Il paraît aussi que Rob Roy – le Robin des bois local (incarné au cinéma par Liam Neeson) – est venu se planquer dans le coin et que les anglais ne l’ont jamais capturé.
Après notre heure sur le pont à braver la météo, nous débarquons triomphants et trempés. Et là j’ai aimé les sièges chauffants de la voiture. Le reste sera une heure vingt de route jusqu’à Stirling, jolie petite ville à une quarantaine de kilomètres à l’ouest d’Edimbourg et ernière étape du périple écoassais.

Le bilan

Au terme de cette petite boucle de 1300 kilomètres dans l’autre royaume du mouton (« l’autre » étant la NZ) que retenir? que c’est splendide: les Highlands sont somptueux, que les gens sont adorables, qu’il ne pleut pas toujours, que la bière est horrible et surtout qu’ils aiment les anglais autant que nous. Rien que pour ça l’Ecosse doit être visitée.