Ecosse – jour 1

Vous connaissez la chanson, ça commence tôt le matin et ça finit tard le soir « ailleurs ». Sauf que ce voyage m’a permis d’élaborer une théorie fumeuse dont vous me direz des nouvelles. Un truc de dingue qui pourrait révolutionner les voyages à venir (les miens du moins).

Cette théorie est la suivante; moins tu pars loin, plus tu te lèves tôt. Record battu cette fois avec un réveil à 3h30. Je sais, ça confine au masochisme mais q’importe! Que ne ferait-on pour prendre une vol Air France en période de grève?
4h00, le taxi/uber/chauffeur nous embarque pour Roissy. 34 minutes plus tard nous voilà en train de déambuler dans un Roissy quasi vide. Après une rapide vérification, notre avion est toujours programmé. Bien. Truc drôle, le départ se fera quasi au même endroit que pour la Roumanie en septembre denier. Sauf que cette fois-ci au lieu de m’acharner sur une borne de Playstation 4 pour passer le temps, je me suis mis sur un truc old school type Marvel vs Capcom (les connaisseurs apprécieront). Après m’être fait ouvrir une paire de fois par le jeu, j’ai lâché l’affaire. Pour ce qui fut du vol en lui-même: R.A.S. 1h40 que je n’ai pas vu passé. La seule remarque concernera « la collation » donnée par Air France qui se résumera à un croissant industriel dégueulasse. Je sais bien que c’est la crise mais là ça fait cheap.

J’irai dormir chez vous

Une fois sur place, direction le loueur pour récupérer la « scottish mobile », nom très original donné à la voiture de location avant même de l’avoir vu. Ca se passe gentiment, le gars du loueur est tellement gentil qu’on a limite envie de passer par dessus le comptoir pour lui faire un bisou. Ceci dit, ce sera une constante avec tous les locaux: de vrais amours. Et c’est donc triomphalement que j’hérite des clés d’une Volvo V40 T3 R-Design. Intérieur cuir, sièges chauffant électriques à mémoire, toit panoramique, ordinateur de bord capable de mettre Schwarzenegger sur orbite, système audio qui envoie du très très gros pâté et boîte automatique que je sens à l’agonie en côte. Pour faire court: un joujou à 35.000€ d’après mes recherches.
Une fois la bête chargée, direction notre logement du jour, chez Dan. En effet nous avons décider de faire un voyage 100% Air BnB. Nous verrons bien ce que ça donne. Mais pour ça il faut penser à mettre en route Jacqueline GPS AVANT de prendre la route. Nous voila parti au pif avant d’avoir une éclair de lucidité et de s’arrêter pour activer Jacqueline – Jacqueline qui n’avait pas repris du service depuis la Roumanie c’est vous dire. Ici pas de blague, en 20 minutes nous étions arrivés. Et donc nous voila chez un parfait inconnu. Ca pourrait être un tueur en série ou un amateur de bibelot au goût douteux mais en fait non. C’est juste un célibataire qui a 2 chambres vides dans son appartement témoin de 1962 qui sent le vieux refermé et dont le double vitrage a une existence purement symbolique. Je dormirais sur le trottoir, ce serait pareil. La déco est aussi tristoune que le type charmant (je penche de plus en plus pour le tueur en série, ça n’existe pas des gens aussi gentil). Comme il est bavard, j’ai appris qu’il avait pas mal voyagé. Comme il est aussi curieux et que je suis bavard, nous avons bien échangé sur pas mal de choses… putain que mon anglais est rouillé. Il nous a aussi pas mal conseillé sur les choses à faire/voir dans la ville bien qu’Aurélie – ma travel planner perso – ait déjà pas mal bossé le sujet.

Et le daim bourre!

Là-dessus nous partons explorer la ville. Enfin plutôt les alentours car nous sommes au pied de Salisbury Crags, une espèce d’énorme falaise que l’on peut gravir au prix d’un effort tout sauf insurmontable et qui permet de profiter d’une vue panoramique sur 80% d’Edimbourg. Quand je dis effort tout sauf insurmontable, il faut nuancer. Les parents d’Aurélie sont du voyage et son père un « léger » mal de dos, il a donc fort logiquement passé son tour – à raison vu la côte. Après avoir craché 3 poumons, nous avons donc pu profiter de la vue depuis le sommet. Le temps est couvert mais il y a parfois du soleil et bien que le vent rafraîchisse pas mal les idées, le temps est agréable.On est bien tintin, on est bien.
Une fois redescendu, direction le Royal Mile. Il est royal dans le sens où il relie le château d’Edimbourg en haut de sa colline à celui d’Holyrood, qui est fort logiquement au pied de celle-ci, un mile plus loin. Le long de ce mile on trouve de quoi piéger tous les touristes du coin et croyez moi ils sont nombreux. Nous passons devant le château d’Holyrood et filons droit vers l’autre château. Il paraît qu’il faut y être pour 13h car on y tire un coup de canon tous les jours à cette heure là depuis la cour. Bon sauf que pour assister à ça, il faut payer les 17£ de l’entrée et … ben en fait non. Hors de question et comme en plus il y a monde infernal, nous faisons demi-tour sans regret non sans avoir pris le temps d’attendre le fameux coup de canon sur l’esplanade du château. En fait du coup de canon, j’ai juste eu l’impression d’entendre un peintre en bâtiment avait fait tombé son sceau depuis le haut de l’échafaudage mais passons.
Petit stop gastronomique dans un pub pour se sustenter. Aurélie tentera la spécialité locale: le haggis. De la pense de brebis farcie aux épices… ça c’est pour la recette originale, maintenant c’est un peu moins « hard » mais c’est toujours épicé. Par contre j’ai halluciné quand j’ai vu qu’il existait une version vegan du Haggis. SERIEUSEMENT? Comment peut-on rendre vegan un plat qui repose exclusivement sur des abats? Faut qu’on m’explique là. P****n de bobos…
Une fois l’estomac plein, décision est prise de finalement retourner à Holyrood Castle pour une visite. Et la attention, ça déconne zéro, c’est un vrai château de la Reine. Bon elle y vient une fois tous les 36 du mois pour des cérémonies chiantes mais elle y vient. En témoigne la galerie de photos et les vidéos dont seul les britanniques ont le secret. A côté de ça le château a un vrai intérêt historique car il a été la demeure des rois d’Ecosse avant d’être cramer par un maudit anglais (regardez Braveheart, c’est lui le méchant) et je vais peiner à vous en dire plus, mon audioguide ayant eu envie de faire des siennes. Souvenez-vous juste que l’intro de la visites sur l’audioguide est faite par le Prince Charles himself. Ca pose le truc. Quant à l’intérieur, ça fait vraiment vieux musée à la déco passée par le temps. Les tapisseries sont antédiluviennes, les tapis ont 3 ou 4 siècles (véridique) et c’est très très chargé. Difficile de croire que la Reine passe de temps en temps faire les poussières dans le coin. Bien entendu il est strictement interdit de faire des photos à l’intérieur donc vous ne verrez rien de tout ça. Par contre, sachez que la visite se conclue par un passage dans les ruine de l’ancienne abbaye du château et que ça, juste CA justifie la visite. Ok elles sont toutes petites mais sont sublimes. Il se dégage un petit truc unique de cet endroit. Ca plus le rayon de soleil qui allait bien: parfait. Et très franchement, à la réflexion je me dis que le bon choix était de visiter ce château là et pas l’autre. Sans parler du fait qu’il y avait beaucoup moins de monde.
Nous avons oser le détour par la boutique de souvenir. Inutile de dire qu’en pleine période de « royal wedding », il y avait des bibelots « SUBLIMES » à la vente. J’ai déchanté de ne pas trouver de magnet à l’effigie de la Reine. Mais je ne désespère pas, il y a bien quelqu’un d’autre que moi qui a eut cette idée à la con. Hein?! Rassurez-moi!

Après retour à la maison. Les parents d’Aurélie resteront au calme tandis que nous sortirons faire quelques courses. Une conversation à rallonge avec notre hôte plus tard, nous voila reparti au Brewdog Bar tous les 2 pour sombrer dans l’alcoolisme avant une nuit de débauche. Ou pas. Le bar est blindé mais nous trouvons à nous poser. Nous voulions manger mais quand on nous annonce 1h30 d’attente pour une pizza, nous nous contenterons d’une pinte. Ca nourrit. Et je persiste à penser que les Brewdog sont surestimées. En sortant de là nous ferons un petit tour dans le centre historique à la tombée de la nuit. L’endroit a un petit côté « gothique » assez chouette et de nuit sous la pluie avec un peu de brouillard, il doit y avoir de chouettes photos à faire. L’occasion pour Aurélie et moi de nous faire la réflexion qu’entre Edimbourg et Dublin le choix est vite fait. La ville écossaise remporte le match par K.O. technique au premier round. Si on me demande, pour une weekend, je conseille 1000 fois plus Edimbourg. Plus de choses à faire/voir et de la nature sur le pas de la porte.

Est-ce que je vous ai parlé de la passion des britanniques pour les pots d’échappement qui font un bruit démentiel sur des voitures ridicules? Non? parce qu’ici, le summum c’est d’avoir un réacteur d’avion de chasse sur un Corsa. BREF… là-dessus, je vais me coucher. JPP et demain il y a de la route à faire!
Bah quoi? Je ne me suis pas levé à 3h30 du matin pour rester 2 jours dans le coin! Namého!