Ecosse – Jour 2

Je ne pensais pas dire ça un jour mais… IL VA FERMER SA GUEULE LE GREFFIER?!?

Ce matin, réveil aux aurores à cause de ce décalage horaire à la con… à moins que ce ne soit la faute des rideaux en papier cul qui laissent passer la lumière du jour. Ou les deux qui sait? Toujours est-il que quand nous sommes partis, autour de 8h30, notre hôte dormait toujours. Donc un petit mot sur la table du salon et zou! Direction Saint Andrews, célèbre pour… son parcours de golfe oui mais ce n’est pas la réponse attendue. Son université? oui aussi. Non en fait ce sont surtout les vieilles pierres qui nous intéressent avec les ruines de la cathédrale et de son abbaye.

Le retour de capitaine tortue

Mais avant cela, il a fallu sortir d’Edimbourg, ce qui dit comme ça peut paraître simple mais avec les travaux et les signalisations locales pas toujours limpides,  ça a pris un peu plus de temps que prévu. Ensuite la route aurait pu être une formalité mais c’était sans compter sur le retour de capitaine tortue et de ses sbires, ici un Renault Trafic espagnol qui roulait moins vite qu’un petit vieux en fauteuil roulant. Le mec a créé un chapelet de voitures assez fou derrière lui. Ok la route tournait pas mal et la visibilité n’était pas toujours top mais quand même.
Une fois à Saint Andrews, se garer a été facile puisqu’il était encore tôt et que le flot de touristes a débarqué un bonne heure après nous, rendant l’endroit insupportable. Heureusement, à 9h 30 du matin, nous étions peu nombreux, au soleil, à profiter des ruines en bord de mer. Comme celle d’hier, ces vieilles pierres ont un petit truc bien à elles qui rend l’endroit agréable. Le soleil? la mer? l’absence de monde? le tout? JE n’en sais rien mais on est bien. Nous déambulerons ensuite dans le centre de Saint Andrews, autant dire un gros paté de maisons pour voir qu’il n’y a rien à voir hormis des pièges à touristes et leurs victimes. Il est donc temps de partir.

Crocodile Dundee

Nous partons donc vers le nord en direction de Perth (Perth en Ecosse hein, pas en Australie). Hasard de la route, nous longeons le parcours de golfe qui abrite le British Open. Ce truc doit être un enfer à jouer avec le vent qu’il y a. ‘fin bon je dis ça, quand on s’appelle Tigre Bois, ce n’est pas le vent qui empêche de la mettre dans le trou… *AHEM*
Chemin faisant, nous passerons à Dundee (non je ne refais pas la blague), ville portuaire sans aucun charme et qui ne mérite d’être mentionnée que pour la blague justement. Là le temps change et se couvre, je m’attends à prendre une rincée qui ne viendra jamais. Pas plus mal cela dit. Nous arriverons sur Perth pour le déjeuner. Déjeuner qui se transformera en pique-nique dans les jardins de Scone Palace, château typique du coin et pour cause, on y couronnait les rois d’Ecosse. Il est situé au milieu d’un parc immense peuplé de vaches elles aussi typique de coin et de toute une tripotée de paons – dont un albinos, car oui il existe des paons albinos – qui ont passé leur temps à gueuler et à tenter d’emballer les femelles.
Pour ce qui est de l’intérieur du château, encore une fois vous n’en verrez rien pour cause d’interdiction. Cela étant dit, vu le mauvais goût de la déco – qui est pourtant d’époque – et le fait que certains meubles/tapisseries auraient besoin d’une bonne restauration, je ne suis pas mécontent de ne rien avoir à montrer. Les cadeaux fait par Marie-Antoinette sont affreux, c’est complètement dépareillé d’une pièce à l’autre (on passe d’un style  la française à un pièce presque orientale puis à une galerie avec des meubles asiatiques et des ours empaillés. Sans oublier l’immense pièce de 47 mètres de long qui en hiver faisait office de piste de curling. Sport enfanté par les écossais dois-je vous le rappeler. ‘fin bref ce château était bizarre et à laisser tout le monde circonspect. Au moins le jardin a fait l’unanimité. Une fois sorti de là, direction le centre ville de Perth pour chercher une église que nous ne trouverons jamais et pour le drama du jour. En voulant me garer pour chercher cette foutue église, j’ai entaillé un pneu et en plus abîmé la jante. Et le mec de l’agence qui nous a dit en nous donnant la voiture que les pneus étaient neufs. Je le vis bien. Vraiment.

Vous reprendrez bien du bide?

Comme notre plan tombe à l’eau, nous décidons de poursuivre vers notre point de chute du jour en décidant d’improviser un stop à Pitlochry. C’est donc à l’office du tourisme local que nous apprenons qu’il y a dans le coin une brasserie de bière, un barrage où l’on peut voir les saumons remonter le courant et qu’en plus il y a un point de vue sur Loch Tummel, le lac du coin. PARFAIT. Merci monsieur nous y allons.
Décision est prise de se poser boire une bière à la brasserie. Nous allons donc au bar de la Moulin Brewery pour commander de la Braveheart. Sur le papier ça vend du rêve, dans les faits, je n’ai jamais payé aussi chère pour un verre d’eau plate colorée. Nous nous regardons en nous demandant si nous avons droit à un fond de fût ou si la bière est volontairement brassée comme ça. En regardant à côté, il semble que toutes les bières sortant de là ressemble à de l’eau plate colorée qui fait un peu de mousse.
Nous partons sans demander notre reste en direction du barrage à saumons. Selon le monsieur de l’office du tourisme, les saumons sont bien présents dans la région et ont commencé à remonter dans le coin. Une fois au barrage. Pas de saumon en vue. Je m’aventure un peu plus bas et je découvre que depuis le début de la saison, 25 SAUMONS sont passés par là. 25! Quand j’ai dit au gars de l’office du tourisme que c’était un peu pour le saumon il m’a dit que non. BEN VOYONS. Oui parce que je suis aussi expert en saumon. BREF.
Nous partons sans demander notre reste pour le point de vue du Loch Tummel. La route est très sinueuse, pleine de virages aveugles, les locaux roulent comme des furieux, c’est épuisant mais le paysage est sympa. Puis nous arrivons au point de vue et là, sur le parking, nous constatons que ce dernier est payant, qu’il n’y a pas moyen d’arnaquer le truc et que donc c’est mort pour le point de vue. Pas question de payer. Heureusement qu’Aurélie a demandé à l’office du tourisme si il y avait de petites promenades à faire autour de Loch Tummel. Et il y en a justement une, 1,5km après le point de vue et en plus le parking y est gratuit.
Nous partons donc sans demander notre reste pour le petit chemin qui sent le bide lui aussi, où la noisette, c’est selon si vous aimez vous faire chatouiller le fondement ou pas. Nous découvrons que là aussi il y a des points de vue sur Loch Tummel. Enfin des points de vue… oui à travers les arbres. Mais ça a le mérite d’être calme, loin de tout, avec seul le bruit du vent dans les arbres, le loch en contrebas et au loin une montagne avec de la neige. Une petite demi-heure de promenade et hop, retour à la voiture pour filer vers le dodo du jour.
Chemin faisant, Aurélie a fait une remarque intéressante. Elle a dit que les paysages faisaient parfois penser à ceux du Seigneur Des Anneaux… et c’est vrai. Par moment la campagne écossaise à des faux airs de Nouvelle-Zélande avec ses herbes grasses, ses arbres et ses collines. Je dois aussi dire que la lumière assez particulière de l’endroit contribue à donner cette impression. En gros l’Ecosse est un condensé de tout un tas de paysages: de la campagne so british en passant par des forêts de montagne, des collines pelées et j’en passe. C’est assez incroyable.

Ce soir nous sommes à Blair Atholl (les optichiens) dans un B&B, un vrai, je corrige donc la bêtise dite hier quand j’affirmais que le voyage serait 100% Air BnB. Les gens sont charmants, comme toujours, l’endroit est calme, si ce n’est ce con de chat qui miaule sous la fenêtre. Après inspection ,il s’avère encore une fois que le double vitrage (efficace) est ici quelque chose d’inconnu. Le jour où ils découvriront ça et l’existence des volets à la place des rideaux, la face du monde changera.
Quant au village, il s’étend le long de la route au fond d’une petite vallée. Il y a plein de maison en pierre et bien entendu un château – moche d’après ce que nous en avons vu. Mais on entend les oiseaux, le train et les pots d’échappement ridicules. D’ailleurs, est-ce que je vous ai parlé de la passion des britanniques pour… HO WAIT!