Ecosse – jour 3

Ha bah voila, on allume la télé, on regarde le Seigneur Des Anneaux, on ne voit pas l’heure tournée et on se rend compte à pas d’heure qu’on a rien écrit.
Dire que je n’ai même pas allumé la X-Box…

Départ de Blair Atholl après un copieux petit-déjeuner – des oeufs brouillés totalement parfait – et une conversation à rallonge avec le couple de canadiens qui logeaient également au B&B. Au final c’est moi qu’on attend alors que c’est moi qui ait les clés de la voiture.
Direction Dalwhinnie et sa distillerie. Oui parce que bon, venir en Ecosse sans aller visiter une distillerie c’est comme aller en Thaïlande sans aller aux pu… non mauvais exemple.

License IV

La route jusqu’à Dalwhinnie est vraiment chouette. Le paysage change et devient ce qu’on s’imagine vraiment quand on parle de paysages écossais: des collines pelées. Avec en plus le petit rayon de soleil qui va bien. Oui car pour l’instant, le temps écossais typique est plus une légende qu’autre chose, mais je ne doute pas que nous prendrons une rincée d’ici la fin du voyage.
Au départ, Aurélie avait choisi une autre distillerie pour la visite mais comme cette dernière est fermée le dimanche, nous nous sommes rabattus sur celle-là, bien plus grosse et un poil plus usine à touristes. Le guide est un écossais pure souche avec l’accent qui va bien et l’humour qui chatouille. Bien entendu vous ne verrez rien de l’intérieur car oui c’est interdit de faire des photos, d’un autre côté les secrets de fabrication du whisky ont été percé il y a quelques siècles donc bon… En revanche ce qu’il est bon de savoir c’est qu’il s’agit de la plus haute distillerie d’Ecosse (432 mètres d’altitude), de la plus froide (6° en moyenne) et qu’ils ne font que du Single Malt. 80% de la production est du 15 ans d’âge, le reste est un whisky jeune (3 ans minimum – obligation légale en Ecosse pour avoir l’appellation). Ils font vieillir tout ça dans des fûts en chêne américain ayant déjà servi pour du bourbon aux USA. Ces détails nous ont permis de voir les différences entre ici et la distillerie visitée à Dublin qui elle fait du 10/15/20/25/30 ans d’âge et fait vieillir ça dans des fûts de grands crus français. La visite c’est bien entendu terminée par une dégustation. Dieu sait que je ne suis pas whisky du tout mais le « jeune » ne m’a pas déplu, contrairement aux 15 ans d’âge qui m’a laissé relativement indifférent mais je ne suis pas connaisseur.

Highlander chez Game Of Thrones

Notre premier hôte à Edimbourg, décidément trop gentil, a envoyé un SMS à Aurélie pour lui dire que sur notre route il y avait un éco-musée gratuit avec d’anciennes bâtisses du pays. Vous le savez, depuis la Roumanie, les éco-musées c’est notre dada donc direction le Highland Folk Museum.
L’endroit est divisé en 2 parties. Une avec des bâtiments du 19ème et du début du 20ème siècle, une autre plus isolé est une reconstitution d’un village écossais du 17ème siècle. Bien entendu c’est là que nous allons. Et c’est exactement comme on l’imagine: des maisons en pierre avec des toits en chaume ou assimilé. La reconstitution est tellement fidèle qu’il y a même des poules et des canards qui se promènent. Tout ça sous un beau soleil et au bruit de la voie ferrée en contrebas. Blague à part l’endroit est chouette. J’avoue qu’à un moment en voyant certaines cahutes, je m’imaginais Christophe Lambert sortir du bousin en peau de bête en gueulant « Ramirez! » comme dans Highlander. Bon manque de bol, c’est un épisode de la saison de Game Of Thrones qui a été tourné ici. Un bordel mémorable selon le gars qui en plus de l’anecdote, expliquait comment tout fonctionnait dans le village à l’époque.

C’est là que je me rends compte que je suis le dernier des ânes et que mes photos ne sont pas sur la bonne carte mémoire. Comme par hasard je n’ai pas pris mon lecteur donc toutes les photos de la matinée sont inexploitables pour l’instant. Et ce n’est pas comme si c’était la première fois que ça arrivait. MUF.

En repartant de là, nous décidons de ne pas prendre la grosse nationale mais de continuer sur la route parallèle, qui va au même endroit mais avec des paysages plus sympas. Cela permet au père d’Aurélie de s’extasier sur la faune du coin en voyant le nombre de faisans, des lièvres et des chevreuils qui crapahutent dans les collines – car oui tout ça on le voit depuis la voiture. En plus des vaches et des moutons. Sans parler des cadavres aux bords des routes (blaireaux, renards et j’en passe).
14h30 – pause déjeuner à Aviemore, petite ville aux allures de village alpestre où l’on peut louer skis et snowboards. Croyez-le ou non, du de ses 1200 mètres, la Cairgorm Moutain permet de faire du ski en hiver. Comme le temps est exceptionnellement beau et dégagé, nous décidons de monter sur la Cairgorm pour profiter de la vue. La route est super mignonne mais encombrée par un monde fou. Comme il fait beau, tout les gens sont dehors à faire du vélo, camper ou bien se baigner dans le lac. Bon tout ça pou dire qu’à 650 mètres d’altitude la vue est belle. Elle aurait pu l’être encore à plus à 1200 si le funiculaire n’était pas au tarif délirant de 13£/personne. Donc finalement 650 mètres, pour prendre le soleil en buvant un cappuccino ça suffit amplement. Et puis suffisait aussi pour aller faire l’andouille dans la neige.

Toujours plus au nord

Et pour finir la journée, direction Inverness, le point le plus au nord du voyage. Ca m’a même surpris de voir que nous étions autant au nord en regardant la carte. Je vous épargne les détails de la route depuis Cairgorm, c’était chiant.
Ce soir, re-Air BnB chez une dame dont je n’ai pas retenu le nom et avec laquelle je n’ai pas accroché plus que ça. Nous sommes bien reçus, que se soit clair, juste là je ne sens pas vraiment de lien. Nous sommes des clients rien de plus. Bref… pour une nuit ça suffit, la chambre est bien il y a une télé et une X-Box, la salle de bain est immense (cette douche à partouze de la taille des Champs-Elysées) et en plus le petit déj est inclus.
Ce soir nous sommes ressortis pour voir un peu le centre ville. En dehors du fait que le parking est hors de prix, il n’y a pas grand chose à voir. Le centre historique est « petit », le château qui surplombe la rivière Ness vaut le coup d’oeil pour la forme tout comme la cathédrale. A part ça, R.A.S. HA SI! Nous avons refait quelque courses et le plein (incroyable!). Depuis le début du séjour, je surveille le prix des carburants pour me faire une idée. Voyant que l’essence n’était pas trop chère au Tesco du coin, j’ai fait un complètement de plein. 43€ le demi réservoir, j’ai mal à mon moi.

Là-dessus dodo, demain beaucoup de route avec normalement du paysage qui tabasse et ce qui est sans doute l’endroit le plus célèbre d’Ecosse. Ouais ça spoile sévère.