Emilie-Romagne – Jour 1

Ca commence très tôt, blah blah blah… Non en fait ce qui est vraiment important cette fois, c’est que pour fêter mon passage à l’âge adulte (comprendre « passer d’éternelle ado » à « vieux monsieur »), Aurélie a décidé de mettre les petits plats dans les grands.

Car je ne suis informé de la tenue de ce voyage que depuis lundi, soit 5 jours avant le départ. Suite  à la réception d’une cha-bus (mélange de charade et de rébus) m’indiquant la destination, j’ai aussi eu droit à un coup de téléphone me disant « gros annule ton rdv chez l’ophtalmo, on se casse ». Comment ça on se casse? Quoi? C’est un cadeau d’anniversaire surprise? HO PINAISE!

Jean-Louis 2000

C’est donc pour ce très moite samedi matin que nous partons pour Roissy. Jusque là rien d’anormal si ce n’est une subite envie de prendre un petit-dej (normal à 5h30 du matin). Et là, LA, nous tombons sur Jean-Louis Péquenot qui prend un malin plaisir a raconté ses vacances à ses amis. Mais il les raconte assez fort pour que les gens à l’autre bout du terminal en profite aussi. Donc après ses séjours de plongées dans les Caraïbes (Bélize, Cuba) ,il  te parle de ses soirées avec le DJ de Jay-Z en manteau de fourrure par 35° dans une boîte privée de Saint-Tropez. Attention, le DJ boit « la même bouteille que celle qu’on nous a offerte… HA OUI! du Cristal Roderer! » avant de mimer le gars qui boit  au goulot et de répéter en boucle, le mec  « MET LE FEU T’ENTENDS JEUNE PD LE FEU ». OSKOUUUUUUUUUUUR.
Nous quittons les lieux pour venir nous poser comme des fleurs dans la file pour l’embarquement. De toute fçon ça ne servait à rien de se presser, ce vol de ses morts est parti avec 45 minutes de retard. Pourquoi? Parce que vol complet et tout un tas de connards avec des bagages cabines hors gabarit. Ca plus cette chère Phèdre (pour le coup je ne l’invente pas), hôtesse de son état et… non en fait pétasse volante. Le prototype de la vieille peau sans doute mal baisée mais surtout pas aimable. Excuse de te demander de faire ton boulot en me donnant ce croissant industriel auquel j’ai droit. Tout ça pour dire que ce vol était en direction de Bologne, ville mondialement célèbre pour un plat de spaghettis qui n’a rien à voir avec ce que mange les locaux.
Une fois à Bologne, il faut récupérer la voiture de loc’. Légèrement échaudé par nos démêlés écossais avec ces sacs à merde de chez Hertz, c’est avec une légère appréhension que nous allons voir la concurrence. Tout c’est bien passé, pour l’instant on touche du bois. Le truc drôle c’est quand la nana de l’agence explique comment aller chercher la voiture. « Tournez à gauche après le showroom Lamborghini ». PARDON? Donc pour votre culture il y a bien un showroom Lamborghini dans l’aéroport de Bologne. Avec 2 voitures. Un Audi Q5 recarrossé qu’ils ont appelé Urus et une fort mignonette Huracán Performante (prononcer pairfoRMAAAntééé pour faire local) dans une sublime livrée orange mat. Sinon nous avons hérité d’une Fiat. Moche de surcroît. Et grise.

Tu bluffes Marconi

Direction le centre ville pour… ha bah non, l’accès au centre ville est réglementé, c’est donc en périphérie de la ville que nous nous garerons en attendant de récupérer une place au pied de notre logement du jour (un truc épique là aussi).
Aurélie ayant relevé quelques points d’intérêt, nous prenons nos petits pieds et nous allons nous promener de le vieux centre – bien que presque toute la ville ait l’air vieille. C’est joli, vraiment dépaysant et en plus il fait grand soleil – donc chaud, très chaud. Au hasard de nos déambulations, nous passons devant la maison natale de la célébrité locale: Guglielmo Marconi, connu pour avoir inventer… LA TSF, votre inculture me désole. Je sais bien qu’en 2018, le Télégraphe Sans Fil c’est un poil has been, n’empêche qu’il n’y aurait pas eu ça, il n’y aurait pas eu le téléphone ensuite, donc pas d’internet et encore moins de smartphones. Passons.
La grande place qui est un des points d’intérêts de la ville, en plus d’être bondée de touristes, est occupé par une sorte d’immense cinéma de plein air car ce tien en ce moment un festival annuel de cinéma aux thèmes divers et variés. Cette année, le thème est « le live » donc ce soir, ils jouent le « live at Pompéi » des Pink Floyd – ce qui explique la diffusion de morceaux du groupe sur les enceintes installées un peu partout. Sur les coups de 13h, nous décidons de nous diriger vers notre B&B du jour pour prendre nos quartiers et nous poser un moment. Déjà trouver l’endroit fut… un « moment intéressant » mais la suite c’est du haut niveau. Bon déjà, avez-vous déjà vu un B&B dans un immeuble? Non? Bah nous non plus jusqu’à aujourd’hui. Mais en plus, avez-vous déjà vu un B&B tenu par une japonaise? En Italie? Et dans un immeuble? Non? Bah nous non plus jusqu’à aujourd’hui. Le Japon et l’Italie, 2 pays qui sont tellement opposés culturellement que de voir une japonaise parler italien est automatiquement collector. Ceci dit, si tous les japonais du Japon parlaient anglais comme elle, ce serait moins le merdier pour se faire comprendre là-bas mais ce n’est pas le sujet.
Comme les japonais, même en Italie, restent fondamentalement japonais, c’est propre, très tatillon sur la discrétion et le savoir vivre en communauté mais quand même moins coincé du fion que ceux restés au pays. Après il y a aussi les petits détails que les habitués des japoniaiseries repèrent: le sel devant la porte d’entrée pour chasser les mauvais esprits, les instructions de la maison écrite dans cette police d’écriture qu’on voit partout là-bas dès qu’ils écrivent en caractères occidentaux. Bref.

Le grand bluff

Nous repartirons ensuite nous promener dans le centre au hasard de nos envies et sans réel itinéraire. Aurélie avait repéré des points d’intérêt mais finalement nous n’en ferons que quelques uns. La basilique San Bidule et la grande place étant pleines de touristes, nos opterons pour des petites rues alentours, tout aussi chouettes et bien plus calmes (surtout parce qu’il n’y a pas un musicien de rue tous les 50 mètres). Par contre ce qu’on voit beaucoup se sont les flics. Entre la police, la police municipale, les carabiniers et même l’armée, incroyable le nombre des personnes armées jusqu’au dent que nous en avons croisé aujourd’hui. Incroyable aussi le nombre de mecs qui viennent te demander du pognon dès qu’ils voient que t’as un appareil photo. Il ne s’agit bien évidemment pas des gens du coin eu égard à leur bronzage naturel, n’empêche que c’est un poil agressif. Ceci étant dit, il n’y a aucun sentiment d’insécurité, les locaux sont cools et la ville est propre – la mère Hidalgo devrait venir prendre quelques leçons ici.
Après cette immense promenade de près de 5 heures et autant de kilomètres, retour à nos pénates pour une douche salvatrice.
Nous ressortirons ensuite dîner dans un resto pas loin du B&B. Ca aurait pu mal tourné car il fallait réservé mais après nous avoir fait patienter 20 bonnes minutes, nous avons eu une table et en plus nous avons bien mangé.
Demain, nous prendrons la route pour… ho si vous saviez, je suis chaud patate! Aurélie sachant ma passion pour la nourriture italienne et les pâtes en particulier à trouver moyen de nous faire visiter l’usine Barilla! Je suis saucé.
Saucé, pâtes, c’est bon? vous l’avez? Elle est bien non?

Ok je vais me coucher.

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