Emilie-Romagne – Jour 2

Catastrophe au soir du premier jour. La charnière de l’écran de mon PC a rendu l’âme.
Est-ce que ça m’a gâché le week-end?
Mmmmm pas vraiment.

C’est donc de façon tout à fait exceptionnelle que ce compte-rendu détaillé du week-end est fait en différé mais rédigé dans « les conditions du direct ».

L’eau l’eau Ferrari

Réveil en douceur par ce dimanche matin qui annonce déjà une journée torride (je parle de température hein).
Nous prendrons notre petit-déj sur la table l’entrée parce que… bah parce que l’appartement est foutu comme ça et que notre hôte se réserve l’accès à la cuisine. C’est plus drôle que réellement gênant d’autant que le petit déj’ est top. Savant mélange de spécialités locales et des choses plus classiques. Aurélie découvrira avec joie une espèce de Nutella à la pistache – je compare au Nutella juste pour donner une idée de la texture – et torpillera avec gourmandise le pot présent sur la table.
Il est autour de 10h quand nous prenons congés et prenons la direction de Maranello. Pour les 3 du fond qui ne connaissent pas la ville, pour faire simple, c’est « La Mecque » de l’automobile puisque ce n’est rien de moins que l’antre de Ferrari – n°3 en Italie dans l’ordre des choses les plus importantes après le Pape et le foot. Bref nous prenons notre temps en prenant la route panoramique, certes plus longue que l’autoroute mais aussi plus jolie. Ce qui nous permettra de constater que les italiens roulent comme des salopes (pardon aux salopes pour la comparaison). Limitation de vitesse? Rien à foutre. Bandes blanches, zébra? pareil. Priorité? C’est quoi ça? Bref…
Nous arrivons à Maranello autour de midi et prenons la direction la fabrique Barilla du musée Ferrari. Su vous êtes des habitués du blog, vous savez que nous sommes des champions du parking. Voyant que le parking du musée est payant, on se dit « no way » et décidons d’aller nous garer dans une rue pas loin. Nous y trouvons effectivement un parking, gratuit de surcroît mais limité dans le temps grace à un disque. Notre Punto de loc’ est pourvu d’un disque donc c’est tout bon. Et je pif une place près de l’entrée pas loin d’un arbre prenant le pari que la voiture sera à l’ombre à notre retour.

Ma travel planner perso ayant pris les billets à l’avance, nous rentrons sans souci. En raison du weekend, nous craignions l’affluence, en fait ça aura été tout à fait supportable, nous laisserons partir devant le groupe et prendrons notre temps.
Le musée en lui même est intéressant mais un poil décevant. Oui alors je vous vois venir. Le mec on lui offre un weekend en Italie, pour voir des bagnoles et il crache dans la soupe. Ce n’est pas mon propos. Je veux juste dire que pour un musée dans le fief de la marque, on est en droit d’attendre plus. BEAUCOUP PLUS que ce qui est montré. Et ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit: frôler une F40 est quelque chose d’unique. Je me suis aussi extasié devant le jaune perlé de cette F12 TDF. Sans parler du fait que j’ai pu (enfin) voir une de mes Ferrari favorites pour la première fois de ma vie: la 512 BB de 1976. Ralala… Le reste de la collection qui est présenté est aussi très beau. En vrac, une Dino dans une couleur aubergine d’une divine beauté, un coupé 365 Daytona jaune sublime et j’en passe. Le hall dédié à la F1 est aussi très chouette, reste qu’une fois les 4 grandes salles faites, on passe dans un micro hall avec 458 Speciale (se prononce Spétchiaaalé), une GT4C Lusso, une 488, une 812 et CIAO BISOUS. Quoi c’est tout? Pas d’Enzo? Pas de F50? Pas de LaFerrari? Pas de pas de 250 GTO ni de Testarossa? Sérieusement? Bon. Comme je l’ai dit sur Facebook en sortant de là, c’est un peu comme si on visitait la Tour de Londres sans voir les joyaux de la couronne. Content et un peu déçu à la fois. Aurélie, malgré son regard de novice, a le même sentiment mitigé que moi. Il y a un petit côté foire à la saucisse où on cherche plus à te vendre le polo à 110€ (prix constaté en boutique) qu’à te montrer des voitures.
Malgré la chaleur nous décidons de partir en vadrouille dans les rues de la ville. Comme c’est dimanche, c’est peu de dire que c’est mort. Les seules animations dans les rues sont les gogols qui ont loué une Ferrari dans une des boutiques présentes autour du musée et qui font hurler la chiotte – mais trop quand même. Ce qui est drôle c’est qu’on voit autant de Ferrari autour du musée que dans le musée. Bref, nous voila sur la « grande » place de Maranello où il y a un peu de vie! Et pour cause, il y a un rassemblement de Fiat 500 – des vraies hein, pas les daubes qu’on vend aux bobos aujourd’hui. C’est rigolo et il y en a pour tous les goûts. Une fois de retour à la voiture, nous constatons avec plaisir que le pif de la place était gagnant car elle était à l’ombre, ce qui est une bonne chose vu qu’il faisait dans les 33°. Pour la forme nous passerons devant l’entrée du circuit de Fiorano – à 300 mètres du musée – qui est le circuit privé de Ferrari où les voitures sont testés à leur sortie d’usine – usine attenante au circuit.

Ça tourne au vinaigre

Décision est ensuite prise d’aller en direction de notre logement du jour car même si le check-in ne se fait qu’à 17h, ça nous permettra de repérer les lieux. Et en effet, il est à peine 15h quand nous arrivons. Que faire? C’est dimanche, tout est fermé… sauf l’autre musée Ferrari qui est en centre ville et que nous avions sciemment décidé de ne pas faire. Bon bah du coup, go musée Ferrari n°2 parce qu’il faut bien faire quelque chose. Oui nous sommes comme ça nous, nous allons voir des Ferrari pour passer le temps. Hé ouais.
Hasard ou pas, le musée se trouve à 2 pas de l’usine Lustucru Maserati en plein centre ville. L’endroit est bien différent de celui de Maranello. Ici c’est plus design, plus contemporain, on se permet de sortir un peu de la bête revue de choses. Un petit bâtiment abrite une collection de moteur de tout type – du V6 au V12 en passant les 6 cylindres à plat, atmosphérique ou turbo. Ce sera l’occasion pour Aurélie de comprendre le fonctionnement d’un moteur. Car oui nous les cours de mécanique nous les faisons sur des moteurs Ferrari. ‘fin on fait surtout avec ce qu’on a sous la main *j’espère que vous visualisez bien mon air narquois en tapant ces lignes*.
Une fois les bases de la mécanique assimilée, direction le bâtiment principal qui abrite une exposition temporaire. Bien entendu ça tourne toujours autour de Ferrari et des voitures. L’expo du moment est donc dédiée aux femmes et Ferrari – l’idée étant de montrer des modèles Ferrari appartenant ou ayant appartenu à des femmes célèbres – je vous avoue que je n’ai retenu que le nom de Donna Karan. Et là, LA on a retrouvé une partie des joyaux de la couronne. Autant je vous avouerai que la 458 Spétchiaaalé de Donna je m’en battais un peu les reins (c’était la troisième de la journée #blasé) autant le rarissime spyder 250 California de 1957 m’a fait baver. Et que dire de sa copine de 1962, la sublime 250 GTO dans une livrée bleu ciel/jaune tout à fait exquise? Juste WHOW. Et parce qu’il fallait quand même qu’elle se montre, il y avait une LaFerrari! ENFIN! Mais ils l’ont mise dans un recoin pour je ne sais quelle raison. Pas fan plus que ça des lignes de l’engin, c’est quand même plaisant de pouvoir approcher d’aussi près une telle machine. Notre petite visite ne sera interrompu que par un film projeté directement dans la grande salle du musée totalement à la gloire du « commandatore » Enzo Ferrari. Soit.

Le bois de Bologne

Pour une fois, le titre au-dessus n’a aucun rapport avec ce que je vais raconter. Je voulais juste placer mon jeu de mot 😀

Nous voici donc reparti en direction de notre logement du jour. Le temps de nous garer, Aurélie reçoit un SMS de l’hôte demandant quand nous comptons arriver. Ben nous sommes sur le pas de la porte en fait! Ce soir et demain nous dormirons chez Jacques, français installé à Modène qui sera de bon conseil pour les restos de la ville.
Le centre ville étant en accès restreint, nous irons donc à pied faire le tour du vieux centre. Riche idée car il fait bon et l’endroit est plutôt joli bien que bruyant. Oui bruyant car se tenait en ce dimanche le 3ème festival annuel de la chorale de Modène. Donc il y avait environ tous les 20 mètres un groupe de chanteurs de niveaux et de styles divers et variés. On passait du chant religieux à la reprise du dernier truc à la mode en quelques mètres. Etant incapable de tenir une note juste, je ne me permettrai pas de trikiter, n’empêche que dans un groupe que nous avons croisé, il y en avait un ou deux qui avait un TRES gros problème de justesse.
Nous ferons donc notre petit tour du centre ville, la piazza grande et la basilique, le palais de je ne sais plus trop quoi, la synagogue pour finir en terrasse dans un petit troquet astucieusement repéré par la travel planner. Alors écoutez, cette planche de charcuterie avec la mozza pannée et ce petit verre de lambrusco frais, c’était juste ce qu’il nous fallait. Vraiment c’était top.
Ensuite retour tranquilou dans notre petite chambre à l’insonorisation d’un autre âge mais avec la clim’ – et ça ça sauve des vies – pour un repos bien mérité en attendant un lundi qui s’annonce chaud bouillant.