Emilie-Romagne – Jour 3

Il m’est déjà arrivé de dire ici qu’une journée avait atteint des sommets de nawak. Mais très sincèrement, je crois qu’aujourd’hui, les bornes des limites ont été dépassées. Non explosées. Encore.

La clim’ aidant, la nuit fut bonne mais un peu bruyante car les boulets que nous sommes n’ont pas pensés à fermer la fenêtre à double vitrage pour couper le bruit de la rue. Direction le  jardin ou plutôt la mini-terrasse pour un petit dej’ en extérieur. Rien à voir avec celui de veille, c’est très basique mais ça fait ce que ça a à faire, tout ça sous le regard de Nina, le basset hound de la maison qui maraude autour de la table des fois que…

Prendre le taureau par les cornes

Ce matin pas question de traîner, en effet ma travel planner nous a pris une rendez-vous très important à 10h30 dans la ville de Sant’Agata Bolognese pour la visite d’une usine de pâtes. Et pas n’importe laquelle: celle où sont faites les Lamborghini. Car oui, l’usine Lamborghini se visite. Je suis comme vous je suis tombé des nues quand Aurélie m’a dit que c’était au programme.

Nous voici donc en route à un train de sénateur, ce qui a le don d’agacer les locaux pour lesquels ça ne va pas assez vite. Avant de partir pour l’Italie, je disais à Aurélie que ce serait « amusant » de croiser des voitures « camouflées » sur la route et ça n’a pas loupé. D’abord une Aventador noire avec un important masquage blanc sur tout l’avant puis un Urus jaune. Ca m’a fait sourire pour le coup. Une fois sur place, je rentre royalement sur le parking de l’usine où le gars de la sécu m’explique gentiment d’aller me garer dehors (aucune ironie dans le propos, le type était charmant). Je pif donc une rue à côté et nous voilà garer au bout du monde, en plein soleil mais c’est gratuit. Vous connaissez ma passion pour garer les voitures de location depuis Hawaii.
Le musée Lamborghini fait parti de l’usine, de fait il est tout petit. Il y a grosso modo une quinzaine de voitures d’exposées. Comme chez Ferrari, il y a une expo temporaire avec pour thème « Lamborghini au cinéma ». C’est donc tout naturellement qu’on retrouve l’Aventador vu dans le Dark Knight Rises – la « vraie » que Lamborghini a récupéré car les gens de la Warner l’ont laissé à l’abandon dans le studio après le tournage *no comment*. On retrouve aussi la Miura vue dans Rocky IV, le M2 de Fast&Furious 4 ainsi que la Countach (se prononce kountak) de Canonball Run et l’Huracán de Doctor Strange pour n’en citer que quelques unes. Mais les stars du musée sont bien entendues la très rare Veneno et la Centenario (se prononce tch’enténaaaaaRioo). 3,5 millions chacune, 12 exemplaires pour la première (3 coupés/9 roadsters), 40 pour la seconde (20 coupés/20 roadsters)… ouais… mais putain que c’est beau! Même si je les avais déjà vu à Genève, je ne m’en lasse pas. Ne manquait dans le musée que la Reventon, qu’ils ont du mettre de côté le temps de l’expo temporaire. La seule qui manque vraiment à mon tableau de chasse. Tant pis.
Reste donc le gros morceau: la visite de l’usine. Nous laissons partir devant 4 japonais avec leur interprète, la guide nous expliquera plus tard que se sont des clients. Bon. La visite se fait par groupe d’une douzaine de personne, c’est juste ce qu’il faut pour en profiter. Une fois la porte passée, on arrive directement sur la chaîne d’assemblage. Je n’avais jamais vu autant de Lamborghini à la fois!
Nous verrons d’abord la chaîne de montage des Huracán. Les caisses sont posées sur un énorme tapis roulant qui traversent les différents postes d’assemblage. Le passage dans chaque poste est minuté et la voiture avance toutes les 16 minutes. Ce qui signifie que les ouvriers ont 16 minutes pour faire tout ce qu’ils ont à faire sur la voiture. A priori vu que ça discutait tranquilou, ils sont larges. Plus loin nous passons sur la chaîne de montage des Aventador. Le fonctionnement est le même mais la cadence est moins soutenue et le nombre de postes est moins important. A titre de comparaison, l’usine sort 13 Huracán par jour contre 5 Aventador. La guide nous expliquera que l’Aventador du fait de sa coque 100% carbone et de son gros V12 est plus complexe à assembler que l’Huracán dont la coque est en aluminium. En effet le moteur de l’Aventador est entièrement monté sur place et à la main pour un seul ouvrier là où le moteur de l’Huracán est livré monté. Ceci dit, c’est impressionnant de voir les gars bosser sur les moteurs. Nous passerons aussi devant un des postes qui me tient particulièrement à coeur: celui de la sellerie. Le choix de type de cuirs et de couleurs est fou – on peut vous créer votre teinte si besoin. Mais le plus dingue c’est de voir les gens qui font les intérieurs, aussi bien les sièges que les tableaux de bord ou les intérieurs de portes. FOLIE. La précision dans la couture ou le moulage du cuir, l’ajustage qui est fait. Hallucinant. Truc sympa, une ouvrière « gaufrera » 3 logos Lamborghini sur des chutes de cuir et en fera cadeau aux 3 petits qui étaient dans le groupe (j’ai pu en emprunter un pour faire une photo). C’est normalement ce qui va sur les appuis têtes de l’Aventador – si bien entendu vous choisissez d’avoir le logo Lamborghini et pas le nom de votre chien brodé au fil d’or en hébreux.
Ca dure une heure, c’est formidable car on voit vraiment des choses stupéfiantes si aime les voitures. Ce qui est bien également c’est qu’Aurélie y a trouvé son compte en regardant l’aspect logistique des choses. En plus la guide était top, vraiment impliquée et surtout elle savait de quoi elle parlait. J’ai posé 2/3 questions sur les modèles produits, les détails demandés par les clients ou bien sur comment ils montaient les conduites à droite, j’ai toujours eu une réponse rapide et précise. Y compris sur les specs moteurs. Vraiment top. Elle mettra aussi un petit taquet à Ferrari en disant que les Lamborghini sont testées sur route et pas sur circuit. PAF!
Retour dans le musée pour un dernier coup d’oeil sur Veneno… parce que je suis complètement fou de cette bagnole. Bien entendu nous tomberons sur le français de service, gentil mais qui ne parle pas anglais et qui n’y connait visiblement pas grand chose en Lambo. Voyant que la guide en galère pour lui se faire comprendre, je vais la dépanner en répondant aux questions du gars. Le mec est content d’avoir eu ses réponses mais roule des billes ahuries  en ayant l’air de se dire « mais comment il sait tout ça celui-là ».
Pour finir, sachez que si vous commandez votre Huracán ou votre Aventador aujourd’hui, vous serez livré d’ici 6 à 8 mois. Par contre si vous optez pour un Urus, il vous faudra patienter 2 ans. Ha et pour la petite histoire, si vous bossez chez Lambo vous avez une réduc’ sur les voitures.

La 4ème dimension

Une fois sorti de chez Lamborghini, se pose la question de quoi faire car l’autre visite n’est que dans 3h. Nous décidons de nous rapprocher et d’éventuellement trouver un endroit pour manger. Hélas, les horaires ici sont pour le moins exotique donc tout est fermé. Nous nous poserons donc à l’ombre dans un parc pour éviter de trop subir les 39° au soleil. Nous décidons finalement d’aller faire un petit tour dans un supermarché pour trouver un peu de frais et surtout à manger. Mais l’heure tourne et il faut partir en trombe pour… la suite.

Comme si Lamborghini ne suffisait pas, cet après-midi nous continuons notre tournée des zones industrielles de la région de Modène et allons à celle de San Cesario Sul Panaro. Ouais alors je vous vois venir, vous allez me demander ce qu’il peut bien y avoir là. La réponse: une usine de pâtes très haute de gamme, celle de Pagani. Si Ferrari et Lamborghini sont connues du commun des mortels, Pagani l’est moins, et pour cause, la production de ce constructeur est confidentielle en terme de volume: 40 voitures par an. Mais attention, nous parlons de voitures qui font passer les Ferrari pour des chars à boeufs à tous les niveaux. Et donc oui ça visite – là aussi je suis un poil resté benêt quand j’ai appris que c’était au programme.
Mais avant ça, pause sandwich au cul de la Punto parce qu’il fait faim. Petite charcuterie locale engloutie en vitesse car c’est l’heure. L’heure d’entrée dans l’endroit le plus fou du weekend.
Autant chez Lamborghini on peut rentrer dans le musée comme ça, autant chez Pagani il faut montrer patte blanche. Il faut sonner à la grille, dire pourquoi on est là et attendre qu’on daigne vous ouvrir. Il faut ensuite se présenter à l’accueil pour se voir remettre un badge visiteur qu’on ne doit quitter sous aucun prétexte.
Et donc voila… l’usine Pagani quoi… un truc de fou furieux. Vraiment. Je veux dire qu’on en est à un stade où le mobilier des toilettes est en fibre de carbone et où il y a des dalles en carbone dans le sol. FOLIE. Je dois être honnête, je ne suis pas fan plus que ça de la marque ou de ses voitures – quoique la Zonda R… – mais nom de Zeus si un jour on m’avait dit que je verrai ça… pffff. Incroyable.

Aurélie m’a demandé ce qui différenciait une Pagani d’une Lamborghini, en dehors du prix et des performances. Je n’ai en fait pas eu besoin de lui expliquer, elle a très vite compris. Ce qui m’a aussi fait plaisir c’est qu’elle a compris pourquoi je dis qu’à ce stade, l’automobile c’est de l’art.
Bref Pagani, du nom de son créateur Horacio Pagani, argentin d’origine, ancien de chez Lamborghini et surtout visionnaire/précurseur pour l’utilisation des matériaux composites dans l’automobile. A l’époque où il était chez Lambo, il a voulu leur faire acheter un autoclave (un four à fibre de carbone), ils ont dit non. Il est parti, à monter sa boîte, à acheter un autoclave… et est devenu le fournisseur de fibre de carbone de Lamborghini. Le gars avait 15 ans d’avance dans le domaine donc quand sa première voiture, la Zonda, est sortie en 1999, elle a révolutionné le marché des hypersportives car c’était la première voiture entièrement en fibre de carbone (coque + carrosserie). Donc vous imaginez bien le prix d’un tel engin et surtout sa rareté. Alors en voir 6 alignées dans le petit musée de l’usine est quelque chose d’assez exceptionnel. Ce qui est encore plus exceptionnel c’est d’avoir sous les yeux le châssis n°2  de la marque surnommée « La Nonna » – la grand-mère en italien. Car oui chez les constructeurs comme Pagani on aime bien donner des petits noms à certains modèles.

Passons. Comme chez Lambo, nous laissons nos petites affaires dans un casier car il est strictement interdit de filmer/prendre des photos dans l’usine donc on abandonne le matos. Et la débute notre insolente chance pour cette visite. En effet, nous ne serons que 4 avec la guide donc visite quasi privée. Elle nous fera faire le tour du musée en expliquant les origines du patron, son amitié avec Fangio, son obsession du détail – qui laisse aussi entendre que le monsieur a un égo important. Elle nous présentera les voitures exposées (Zonda C12, F, S, Cinque et R) – je vous épargne les détails techos mais en gros, seuls la puissance moteur et l’aéro changent. En parlant des moteurs, elle nous explique que pour la Huayra – le second modèle de la marque – ils ont dû abandonné le moteur atmosphérique de la Zonda au profit du moteur turbo afin de passer les normes antipollution US. Je me permets de lui faire remarquer qu’il y a des Zonda aux USA. Elle me dit que « non », alors je lui explique qu’ils ont un client en Californie qui possède (ENTRE AUTRES) 6 Pagani dont 4 Zonda. Elle me regarde l’air de dire « mec tu fais chier », un des membres du groupe viendra à sa rescousse en embrayant sur autre chose.
Après nos péripéties dans le musée, nous entrons enfin dans l’atelier et là… ça ressemble à tout sauf à une usine. On y pénètre par un petit couloir en brique avec des lucarnes donnant sur un box dans lequel trône une Huayra d’un blanc immaculé (carrosserie comme intérieur), elle pousse la porte en verre nous voila dans la place. Un immense hall haut de 2 étages au milieu duquel il y a des lampadaires posés sur de petits murs en briques qui séparent les voitures en cours de construction, à droite on trouve une tour en brique avec une horloge qui sonne toutes les heures, le tout est censé rappeler la grand place d’un village italien. Avec Aurélie nous nous sommes regardés en nous demandant si on ne rêvait pas. Au pied de la tour sont alignées la Lamborghini Countach du patron (une très rare édition limitée 25th Anniversary) ainsi que 4 Zonda. Et là notre chance continue. 10 jours avant notre visite se tenait le Pagani Raduno, rassemblement annuel des propriétaires de Pagani. Cette année il se tenait en Italie dans la région du Lac Majeur. Certains propriétaires ont donc laissé leur voiture à l’usine pour réparation/révision donc il y avait des voitures partout. De tous les modèles, dans toutes les finitions possibles et imaginables – et croyez-moi, les gens qui ont ces voitures ont de l’imagination. Du délire. Imaginez qu’à Genève, sur le stand Pagani, il y a 2 voitures en exposition, aujourd’hui nous en avons vu 19 (à environ 3 millions d’euros la voiture je vous laisse faire le calcul). Et je ne compte que celles qui avaient des roues.
Nous passons donc devant cette folle rangée de bagnoles et la guide nous explique qu’ici les voitures sont 100% faites à la main, pas de chaîne, pas de robot, tout de A à Z est fait ici. Et aussi que contrairement « aux autres », ici on livre la voiture quand on estime qu’elle est terminée. J’aime autant vous dire que vu le niveau d’exigence et l’hystérie du détail qui règne, ça peut prendre longtemps (12 à 18 mois au mieux). Si par hasard vous aviez 2/3 millions en banque, sachez qu’il vous faudra attendre le prochain modèle de la marque car les 200 Huayra prévues sont toutes vendues.
Nous montons ensuite à l’étage. Ici se trouve une pièce à atmosphère contrôlée (température et humidité) dans laquelle les ouvriers travaillent le carbone composant les différents éléments de la voiture. Ceci afin d’éviter que ce dernier ne perde certaines de ses propriétés et ne se déforme. Du délire. Sur une petite table, dont la nappe est elle aussi en carbone, se trouve plusieurs échantillons de fibre de carbone. La fibre avant cuisson, un moule qui sert à faire des rétroviseurs, ainsi que 2 rétroviseurs et 2 échantillons de variantes de fibre de carbone inventée par Pagani. Une fibre de carbone renforcé au titane et une nouvelle variante à triple tressage pour plus de résistance. Nous aurons l’autorisation de toucher tout ça pour nous rendre compte que ça ne pèse absolument rien. Je veux dire qu’en plus de sans doute valoir 2 fois mon salaire annuel,  ce rétro est incroyablement léger – voila une photo de celui que nous eu en main. Là la guide nous fait un petit quizz. Il y avait 2 rétros de formes différentes sur la table. Elle nous demande la différence entre les 2 en précisant que ça a à voir avec la législation. Et c’est Aurélie qui trouve en disant que l’un est un rétro pour le modèle européen et l’autre sans doute pour le modèle US. Bien joué.
Nous redescendons, passons dans un large corridor, sur la gauche nous apercevons non pas un mais deux autoclaves. Nous stopperons également devant une autre salle à atmosphère contrôlée dans laquelle un ouvrier inspecte un des précieux moules permettant de faire les pièces en carbone. On nous précisera qu’un moule peut passer jusqu’à 150 fois dans l’autoclave et qu’ils sont tous conservés précieusement. Sait-on jamais, des fois que vous éclatiez votre capot en carbone en sortant du parking. Autre info « rigolote », il y a 18000 euros de boulons sur la voiture. Le prix d’un Clio bien équipée. Pour ce prix là ils sont en titane hein… oui parce que chez Pagani, on applique aux voitures des normes aéronautiques. Et les pneus Pirelli P Zero montés sur les voitures sont fait exclusivement pour Pagani aussi, de même que le bloc moteur AMG. Bref tout est exclusif.
Nous ressortons de là au bout d’une heure. Un peu sur le cul parce qu’il faut le voir pour le croire et aussi avec un micro poil de cul de déception de ne pas avoir pu voir de plus près les ouvriers travaillés. Mais bon… c’est déjà fou d’avoir vu ça. Aurélie va à l’accueil demander si nous pouvons refaire un tour dans le musée. On nous dit oui, en revenant me voir elle me dit qu’elle a manqué de bousculer Horacio Pagani. Je la regarde, elle me montre un monsieur qui monte l’escalier et… ha bah oui c’est bien lui. OK. Nous refaisons notre tour tranquillement. Je bloque devant la Zonda Cinque (la blanche et noire avec la bande rouge en photo). Sublime. Et d’un coup ça tonne. Forcément avec plus de 35° dehors à un moment fallait que ça claque. Nous nous dirigeons vers la sortie et voyant que ça déverse dehors, nous patientons un peu. Du côté de l’accueil ça s’agite car il y a une Huayra dehors exposée aux éléments. Là un type débarque ventre à terre, instinctivement je jette un coup d’oeil à sa main et je dis à Aurélie « il a la clé ils vont la bouger ». Coup de bol supplémentaire et merci l’orage, j’aurais au moins une fois dans ma vie vu rouler une Huayra et surtout entendu le bruit démoniaque de son V12.

Après ça, rien à foutre d’être trempé, je suis parti chercher la Punto sous le déluge tandis qu’Aurélie m’attendait sous un abri de fortune.

Pagani, Pannini, Pazuzu

En prenant la direction de notre prochaine étape je repensais à ce que nous venions de voir et je n’arrêtais pas de me dire que c’était dingue. Non mais franchement… Ok ce ne sont que des voitures… mais putain que c’est beau. Chemin faisant, Aurélie et moi seront d’accord pour dire que la guide était un peu scolaire dans sa présentation. Elle récitait son truc et parlait de choses qu’elle ne semblait pas maîtrisé complètement (cf le coup des moteurs). Pas bien grave cela dit, ça n’a pas gâché la visite.
C’est sous la pluie que nous sommes repartis en direction de la collection de Mr Umberto Panini, aucun lien avec les sandwichs que vous pouvez acheter chez Luigi Kebab, par contre il y a un totalement un lien avec les vignettes Panini. Il se trouve que ce monsieur est propriétaire de la plus belle collection de Maserati d’Italie, si ce n’est du monde. Là où ça devient comique, c’est que cette collection est installée dans une ferme où la famille Panini produit et vend du parmesan bio. Il faut quitter la nationale, prendre une route étroite pour arriver devant l’entrée: une route bordée d’arbres typique des grandes propriétés italiennes avant de passer devant les étables avec les vaches et les petits veaux pour aller se garer face à la boutique de parmesan. Ce n’est que quelques mètres derrière ces bâtiments qu’on trouve un hangar en briques devant lequel il y a de l’art contemporain (moche) et dans lequel il faut pénétrer pour trouver les merveilles. C’est tout petit, tout en longueur et y sont « entassées » une vingtaine de voitures. A gauche des Maserati, à droite, toute une tripotée de voitures plus exotiques les unes que les autres. On trouve aussi bien une Mercedes 300SL qu’une Chrysler de 1937. Au milieu se trouve encore des Maserati, des versions courses et une Formule 1 pilotée par Fangio. C’est un joyeux foutoir, sympathique au demeurant mais qui manque d’informations pour savoir ce qu’on regarde. Je dois aussi confesser qu’après Pagani, je n’ai plus trop la tête à me concentrer sur la collection. La mezzanine abrite quant à elle une collection de motos du monde entier ainsi que 2/3 engins venus de nulle part. Nous n’y passerons qu’un petit quart d’heure avant d’aller voir la boutique de parmesan et c’est avec 3kg du précieux fromage que nous quitterons les lieux.
Retour à Modène où nous nous poserons un moment… assez long pour qu’Aurélie se fasse draguer par Morphée. Puis nous irons dîner tranquillement en ville. C’est plus calme que la veille, pas de chorales, rien. OUF. Au menu ce soir, risotto au vinaigre de Modène d’un côté, de l’autre des raviolis truffés avec bien entendu le lambrusco qui va bien. En dessert une mousse de chocolat blanc à l’orange et un cheese cake et pour faire passer le tout, la patronne a rincé avec de la liqueur de noix. Franchement l’Italie c’est autre chose que l’Ecosse niveau gastronomie.

Sur ces bonnes paroles: dodo car il reste une usine de pâtes à visiter demain.