Japon – Jour 13

Aujourd’hui c’est typhon donc on se la joue tranquille.

Second réveil sans réveil justement. Chose surprenante ou pas nous étions debout à 7h mais plutôt bien reposé. En fait ce qui nous a réveillé, c’est un bruit dans la rue et Aurélie qui sort en sursaut du lit pensant qu’on frappait à la porte.

Mode concierge

Ce matin pour nous occuper, nous décidons d’aller voir la quartier de geishas qui se trouve à quelques centaines de mettre de la maison. Comme nous sommes dimanche et jour de typhon, grosse ambiance dans les rues. En fait, l’alerte typhon ne semble chagriner personne, chacun vacant à ses occupations comme si de rien était.
Nous faisons donc notre tour dans un quartier avec quelques maisons de thé mais rien de fifou. Là dessus, notre partons en direction du musée d’art moderne qui semble-t-il vaut le détour. Bon pourquoi pas, comme il ne pleut pas ça se tente. Chemin faisant nous aurons droit à une intervention des pompiers dans le konbini où nous avons fait nos courses hier. Quatre camion et une ambulance pour semble-t-il pas grand chose. Et tout le monde dans la rue qui s’arrête pour regarder – un truc qui ne change pas quelque soit le pays semble-t-il.
5 minutes plus tard, nous sommes au fameux musée. Comme prévu c’est un immense foutage de gueule – art moderne oblige. Le seul truc « rigolo » est une oeuvre en forme de piscine dont le fond est transparent et à travers lequel on voit les autres visiteurs qui se trouvent en dessous. Incroyable. Nous poussons ensuite en direction d’un musée a design soit disant zen. Si le zen c’est être bicolore et épuré au possible alors oui ça l’était. Sinon intérêt pour le moins limité.

D’un commun accord, nous décidons de prendre la direction de la gare histoire de voir ce que raconte le trafic ferroviaire et d’éventuellement avoir quelques infos. Une fois sur place, beaucoup de monde. Non pas parce que c’est la panique mais juste parce que ça circule normalement. Les trains arrivent et partent de façon régulière pour le moment. Nous irons au comptoir demander si ils ont une idée du trafic prévu demain. Il nous sera confirmé ce que nous pensions: il faudra revenir demain pour voir ce qu’il en est. Puis nous ferons ensuite un petit tour dans le centre commercial à côté.
Sur le retour, nous stopperons dans 2 maisons de samouraïs que nous avions zappé hier. C’était gratuit, pas un rat dedans, pas forcément passionnant mais toujours sympa.

Merci professeur Pédoncule

Après avoir fait notre petit tour, nos retournons à la maison faute de choses à faire. Non sans avoir fait quelques courses en chemin – notamment pour l’apéro. Instant confession: nous avons bien du tester 8 sortes de bières différentes.
Comme je l’expliquais hier, la météo a considérablement réduit nos options. Nous aurions pu aller à Shirakawa-go – un village classé à l’Unesco pour ses maisons en toit de chaume mais le service de bus est interrompu aujourd’hui. Il y avait aussi l’option d’aller faire un tour sur la péninsule de Noto à une heure de train au nord mais idem pas de train aujourd’hui. Enfin notre idée initiale était d’aller à la plage afin de profiter de la vue sur la Corée du Nord, celle-ci étant à une dizaine de kilomètres de la maison (la plage, pas la Corée du Nord). Bien entendu une plage est le meilleur endroit où se trouver quand un typhon approche. Nous avons opté pour la quatrième option: dormir comme des sacs sur le canapé. Celle-ci avait 2 avantages: on se repose et le temps passe plus vite.
Du coup au réveil: point typhon.

Cette image gracieusement fournie par NHK World montre la trajectoire de Trami – typhon n° 1824 (18 pour 2018 et 24 parce que c’est le 24ème de l’année). En dehors de la vitesse moyenne du vent et de sa vitesse en pointe, l’information importante est l’horaire de passage approximatif du typhon à certains endroits. Ce soir vers 21h JST (Japan Standard Time) il sera sur la région d’Osaka, 3h du matin il sera au niveau de Sendai et vers 9h au large d’Hokkaido – ce qui le met grosso merdo autour de minuit chez nous. Donc normalement, demain matin ce sera grand ciel bleu et trains qui roulent!

Yataaaaaaaaa!!!!!!

Sauf qu’en fouillant un peu sur le site de la météo locale, j’ai découvert que le typhon 1825 était déjà en route sur une trajectoire similaire à celui qui nous passe dessus. En espérant qu’il prenne son temps ou une trajectoire différente, histoire qu’on puisse rentrer.