Japon – jour 16

Les jours se suivent et se ressemblent. Un peu du moins car heureusement le contenu lui est différent.

Une nouvelles fois nous sommes tombés du lit. Un peu plus tard qu’hier certes mais suffisamment pour une nouvelle prendre de l’avance sur le planning.

Ô mon chateau

En réalité, je ne me suis soucié de l’heure qu’une fois dans le bus pour la gare. Là j’ai vu que nous allions avoir à attendre 40 minutes pour prendre le train que j’avais repéré. Une fois de plus je dégaine l’appli Hyperdia – qui donne tous les horaires de train jusqu’au numéro de quai dans les gares où c’est possible – et je remarque qu’il y a un train direct qui part 30 minutes plus tôt. Résumons, j’attends 40 minutes et je change à Osaka ou j’espère que le bus va speeder pour avoir un direct? Sans forcer, nous traversons la foule de la gare de Kyoto et nous voilà dans le shinkansen Hikari 495 en direction d’Hiroshima. Sauf que nous stopperons bien avant la ville qui fait  BOUM, en effet notre destination du matin est Himeji et surtout son château.
La ligne Tokaido shinkansen relie Tokyo à Fukuoka et passe par toutes le grandes villes de la côté Pacifique (Yokohama, Nagoya, Osaka, Kobe, Hiroshima et j’en oublie). Elle a aussi certains des panoramas les plus fous. Ainsi au départ de Tokyo on passe au pied du mont Fuji. Dans notre cas ce matin, ce sera le pont Hakashi et ses haubans qui relie Honshu – la plus grande île – à Shikoku – la plus petite des 4 îles principales formant le Japon. Les photos dans la galerie sont crados car entre la vitre, les poteaux et les habitations, le tout à 300km/h, je fais ce que je peux. C’était la minute professeur Pédoncule.

Nous débarquons à Himeji sous un grand soleil. Quant au château, il n’attend que nous et est difficilement manquable. Déjà parce qu’on le voit de la gare, ensuite parce que c’est au bout de la rue.
Si son apparence vous dit quelque chose, c’est normal. On l’a vu dans moult films japonais mais surtout dans un James Bond (On ne vit que deux fois, si j’aime bonne mémoire) où il sert de centre d’entraînement aux ninjas des services secrets japonais. Ne dites rien, je sais… mais souvenez-vous que c’est un James Bond donc niveau nawak, c’est intouchable.
Pour rentrer dans le château il faut contourner les murs d’enceintes, passer dans la grande cour puis commence l’ascension. Car ce petit con  le bon goût d’être construit sur une colline. Une fois dedans, comme d’habitude, il faut retirer ses pompes et se les trimbaler. Pour ce qui est de l’intérieur, c’est un château japonais je vous le rappelle donc C’EST VIDE. Heureusement, pour rendre la visite un peu plus ludique, la ville d’Himeji a fait développer une application mobile utilisant la réalité augmentée afin d’agrémenter certains endroits de compléments d’information en lieu et place des traditionnels panneaux à lire qui sont chiants comme la mort. Le fonctionnement est simple, une fois l’appli installée sur votre téléphone, il suffit de la lancer et de pointer l’appareil photo en direction de bornes disséminées un peu partout. Sur votre écran de mobile apparaît alors un petit encart indiquant qu’il y a une vidéo explicative à visionner ou bien la mascotte du château vous donne une action à faire pour profiter d’une interaction comme voir en temps réel sur l’écran du téléphone la structure en bois du château. Comme c’est japonais, il y a bien entendu les trucs totalement inutile et donc rigoureusement indispensable comme faire apparaître la mascotte sur n’importe quelle photo prise avec le téléphone. Encore une fois je vous renvoie à la galerie pour voir de quoi il retourne.  

Malaise

Encore une fois, les 40 minutes gagnées au réveil nous auront été bénéfiques puisque nous quitterons Himeji et son château quand la horde sauvage débarquera. Retour à la gare sans rush cette fois-ci. Nous attendrons bien sagement notre shinkansen pour faire dans l’autre sens les 130km qui nous séparent de Kyoto. Ce concept de Rail Pass est quand même magique. C’est comme si en France on prenait le TGV comme on pend le RER. Bon pour ça faudra que chez nous fonctionne et que la fréquence de trains soit bien plus importantes mais c’est l’idée.

De retour à Kyoto, achat de bentos à la gare puis hop! Nous sautons dans un nouveau train. Cette fois-ci pour un petit quart d’heure, le temps d’aller dans la banlieue ouest de la ville, à Arashiyama pour être précis.
Il y a 8 ans, l’endroit était peu connu, on pouvait s’y promener tranquillement et profiter de la rivière ainsi que que la forêt de bambous. Maintenant… on peine à mettre un pied devant l’autre. Nous en sommes au stade où les bambous sont protégés par une haute haie et même par endroit par des barbelés pour éviter que des blaireaux gravent « Kevin & Jennyfer luv 4ever » sur les troncs. Sans parler du fait que cette belle forêt a extrêmement souffert des derniers typhons. Pour faire simple, presque 50% de la forêt a été coupé. Tristesse.
Mais avant de passer par la forêt de bambous, nous sommes allés au Monkey Park. Sur le papier, c’est censé être un endroit où des singes du coin sont en semi libertés dans un grand parc à flan de collines. Dans les faits, c’est 20 minutes de grimpette pour arriver en haut de la dite colline et là… les singes maraudes au milieu des touristes en attendant l’heure de « la grande animation »: le nourrissage. Après un jingle musical se voulant léger et amusant mais qui ne réussi qu’à être embarrassant, les gardiens font mettre les touristes en cercle et passent en jetant de la nourriture aux singes au milieu du cercle pour qu’on puisse les prendre en photo. Comment vous dire à quel point le côté malsain de la chose nous a dérangé? J’ai vu d’autre gens que cela semblait gêner également. Sans parler du fait que l’endroit faisait un peu miteux et que certains singes semblaient un peu exclu du truc. Seul point positif, la vue sur Kyoto est sublime depuis là-haut. J’aime autant vous dire que nous ne nous sommes pas trop attardés sur place.
Nous avons ensuite fait notre tour aux bambous puis nous sommes revenus vers le centre ville avant de nous poser un moment. Nous ressortirons vite fait pour aller faire un tour dans une salle de jeux et claquer quelques piécettes dans des bornes d’arcade. Je me dois de préciser que cette sortie est à l’initiative d’Aurélie et que je n’ai fait que suivre. Même si je suis bien content qu’elle ait proposé ça. Tout ça pour dire qu’entre les jeux de rythmes, de tiercé et de pêche, nous nous avons chassé le fantôme avec Super Mario. Bien entendu, Aurélie a été meilleure que moi.

Quant à demain, comme nous avons exploser le programme prévu sur 4 jours en 3, nous allons improviser.

PS: je ne supporte plus les touristes chinois. Heureusement que nous rentrons bientôt parce que sinon je vais finir en taule après en avoir tabasser un.