Japon – jour 17

Bon, que celui qui a pris le soleil le rende! Et maintenant!

Comme je l’expliquais hier, aujourd’hui nous ne savions pas trop quoi faire puisque le planning initial a été consommé plus vite que prévu. Et les surprises furent bonnes.

Être ou ne pas être…

Mais avant de rentrer dans le vive du sujet, il faut faire le traditionnel point « petit-dej ». Déjà la chinoise avec sa valise dans l’ascenseur pour aller au petit-dej… pourquoi? Bon déjà elle nous passe devant mais en plus elle nous fait chier avec son machin. Ensuite c’est la famille Chombier, Gérard, Micheline et leur fille Justine. Les bons français qui n’en ont rien à foutre de rien. On les installe à un endroit, ils vont ailleurs. Le chef de rang a pété plomb. Il y a une pince pour se servir, on prend avec les doigts. Il y a une zone fumeur dans l’hôtel, on fume dans la rue et on jette le mégot. Le goudron et les plumes c’est trop soft pour ces gens là. Le napalm, y’a que ça de vrai. Ou le supplice de la chèvre.

Direction ensuite le Ginkaku-ji, aussi connu sous le nom de pavillon d’argent. Bon il est aussi argenté que moi chanteur d’opéra mais ce n’est pas le sujet. Il est posé dans son petit parc, au pied d’une colline et il est sublime. A choisir, je le préfère largement à son homologue le Kinkaku-ji (le pavillon d’or qui lui est vraiment doré). Le jardin est bien plus beau et l’architecture du pavillon en lui-même bien plus intéressante. Et en plus il y a carrément moins de monde! Sorti de quelques groupes scolaires, c’était parfait! Si on oublie la pluie bien entendu. Tout ça pour dire que le Ginkaku-ji rentre aisément sur mon podium des temples à faire sur Kyoto (avec le Kyomizu du premier jour et le Fushimi Inari dans les collines au sud). Vraiment superbe.

En sortant du Ginkaku-ji, nous prenons le chemin de la philosophie. Véridique. Il s’agit d’un chemin pavé longeant un canal au milieu des habitations du nord-est de Kyoto. Calme, peu fréquenté, c’est top. Aurélie s’autorise quelques jeux de mots douteux (une constante depuis le début du voyage) mais comme ils sont très souvent bien trouvés, ça passe. C’est d’ailleurs elle qui au bout d’un moment posera la question fatidique: que fait-on maintenant? Car il est à peine 11h et… voila quoi. Là-dessus elle propose d’aller à Uji, une ville à 20 minutes de train qui se trouve en direction de Nara. Hier soir en feuilletant une guide, elle a trouvé que l’endroit avait du potentiel. Banco!

Le hic, c’est que nous ne savons pas trop où nous sommes et que ce P****N de Pocket WiFi de ses morts ne s’est pas correctement rechargé la nuit dernière. Donc pas de Gogol Carte pour aider. Moralité, il faut tout faire à l’ancienne: au sens de l’orientation, au plan et un peu au pif aussi. Le premier pas de souci, le second je ne lui fais pas confiance, le troisième peut être hasardeux. Au sens de l’orientation je nous ramène sur une grande rue où passent des bus. Le plan nous dit quels bus passent et si un peu nous amener à la gare. Le pif nous fait trouver le bon arrêt. 30 minutes plus tard, nous sommes dans le train pour Uji.

Les trouvailles

En soit, Uji n’a rien de folichon et encore moins lorsqu’il pleut. Cependant, entre 2 boutiques vendant du thé on trouve le temple Byōdō-in. Et celui-là, j’aime autant vous dire qu’il vaut des points. Semblant flotté sur son étang, il est somptueux et propose une architecture originale. En son centre, on trouve le pavillon du Phénix (que nous ne sommes pas allés voir bicoz pas inclus dans le prix de base) mais en soit, il n’est pas indispensable. La vue du lieu justifie à elle seule le coût de l’entrée. En revanche, le petit musée lui est inclus dans le tarif de base. Et moi qui ne suit pas trop musée, celui-là m’a bien plu. Planqué sous une butte, on pénètre dans un bâtiment moderne dont le béton des murs a un aspect faisant penser au bois. C’est bluffant et ça rend très bien. Les salles sont éclairées juste ce qu’il faut pour mettre en valeur les différentes oeuvres exposées, toutes en liens avec le pavillon au phénix. C’est très chouette, dommage que tous les panneaux ne soient pas traduits en anglais.
Pour faire court, un endroit à voir absolument avant que les guides ne le mettent dans leurs favoris.

Une fois sortie, nous pensions pouvoir traverser la rivière par de petits ponts tout mignons sauf que ces derniers sont fermés. Pourquoi? Tout simplement parce qu’avec les récents typhons, le barrage en amont est plein qu’il faut le vider. Vu la hauteur de la rivière et surtout le force du courant, ma décision de les fermer est tout sauf stupide. Même si ça nous oblige à faire un méga détour. Un mal pour un bien puisqu’Aurélie a un petit coup de mou. Nous repartons en arrière afin de trouver de quoi manger. Ca se terminera sur un banc avec un bento. Là, je vois par terre une carte Suica – une carte qui sert pour les transports (entre autre) mais qui fait aussi office de portefeuille électronique. Les gens passent sans la remarquer. Du coup je me décide à aller la ramasser et je dis en rigolant à Aurélie « imagine qu’il y ait 10000 yens dessus »! Elle, toujours pragmatique, me répond « oui il peut aussi y avoir quéquette ». Vrai. Bref je la mets dans ma poche et nous partons pour les temples de l’autre côté de la rivière. Comme d’habitude, nous marchons sous la pluie et bien entendu: CA MONTE. Au final, beaucoup de trajet pour des endroits sympas mais pas dingues. Ce que j’ai surtout retenu c’est l’importance des glissements de terrain autour de la ville à cause des fortes pluies.

D’un commun accord, nous décidons de rentrer sur Kyoto. Sur le chemin jusqu’à la gare d’Uji, je guette un distributeur acceptant la Suica. C’est finalement dans la gare que j’en trouve un, je passe la carte pour voir le solde et… BINGO! 2404 yens sur la carte! Ca va payer des trajets en bus à Kyoto et en métro à Osaka. Toujours ça d’économiser. Ceci dit, pour une fois à 3 jours du retour, nous ne sommes pas en rade de sous. Je pense même que nous allons en ramener.
Pour finir ce soir, dîner dans un petit resto à côté de l’hôtel. Simple, efficace, bonne ambiance et serveuse au top.

Demain nous partons pour notre dernière « grande aventure » du voyage avant le retour en France dimanche. Enfin si tout va bien vu que le typhon 1825 a eu la riche idée de changer de trajectoire dans la nuit. Normalement, il sera loin dimanche matin mais sait-on jamais… Ceci étant dit, la météo locale ne se trompe pas beaucoup.

PS: aujourd’hui j’ai tenté 2 choses niveaux photos. La première est un panoramique du Byōdō-in avec le téléphone. L’autre est que toutes les photos faites avec l’appareil sont en HDR – avec un rendu accentué du contraste. 
 J’attends les avis sur le résultat.