Japon – Jour 11

L’important ce n’est pas la chute, c’est l’atterrissage.

Aujourd’hui, tout aurait pu être compliqué mais tout fut simple. Trop simple.

From out of nowhere

Comme je l’expliquais hier ou avant-hier, je ne sais plus, aujourd’hui nous quittons Takayama pour Kanazawa. Sur le papier rien de bien délirant, il faut prendre un train pour Toyama puis une fois sur place, changer pour un shinkansen à destination de Kazawa. Oui mais voila, entre temps mère Nature s’en est mêlée et à détruit la voie entre Takayama et Toyama. Pour palier à ce problème, la Japan Rail a fait les choses bien en mettant en place des bus de substitution. Il y en a plusieurs par jour mais dans notre cas, partir après 9h du matin ne nous arrange pas. Il faut donc que nous soyons impérativement dans le bus de 8h40. Un poil anxieux, je nous fais prendre 35 minutes d’avance histoire d’être sûr et certain d’avoir de la place. En plus il fait beau donc attendre au soleil, pas de souci.
8h20 à la gare routière, ce ne sont pas un mais trois bus de substitution qui arrive et nous sommes… 13 à attendre le bus. Visiblement mon anxiété sur le sujet n’était pas justifiée. Nous montons dans le bus, celui-ci ferme ses portes à 8h39, à 8h40 nous sommes en route. J’aime la ponctualité de ce pays. C’est donc parti pour 1h20 de route en direction d’Inotani, endroit à partir duquel nous prendrons le train pour Toyama. Aucun souci sur le trajet, le bus nous lâche comme prévu à Inotani à 10h40. 25 minutes à tuer au milieu de nulle part. La ville est morte, il y a des bâtiments d’habitation à l’abandon près de la gare et le seul commerce ouvert fou tellement les jetons qu’on n’ose pas regarder à l’intérieur. Heureusement il fait soleil. Ha et j’oublias, dans la petite gare trône une affiche de la police japonaise avec les trognes de toutes les personnes les plus recherchées du Japon, des types charmants qui ont déssoudé un max de monde. Ambiance…
Ensuite c’est parti pour une grosse heure de trajet jusqu’à Toyama dans une rame hors d’âge. Une fois arrivé, comme c’est l’heure du déjeuner, nous la jouerons local et achèterons des bentos.  J’opterai pour un shirashi saumon tandis qu’Aurélie partira sur un plateau un peu plus complexe. Sans être de la grande cuisine, ça fait ce que ça a à faire. Le tout sera dévoré dans le shinkansen pour Kanazawa – c’est-à-dire durant les 25 minutes de trajet qui sépare les 2 villes

Et il passe Trami

Une fois débarqué, nous prenons la direction de notre hébergement du jour à savoir une maison rien que pour nous, non loin du centre de Kanazawa. Là nous y retrouverons notre « travel angel » – en gros un occidental installée ici et qui bosse pour l’agence. Cette personne devant nous remettre les clés, nous briefer sur la maison et le cas échéant nous refiler ses bons plans. Nous tomberons sur Valentine, bobo tout droit sortie de son 20ème arrondissement qui expédiera le truc à vitesse grand V. Quant aux bons plans… si mettre des coups de stabilo sur une carte et nous dire tout ce que nous avons déjà lu dans les brochures du syndicat d’initiatives, alors oui nous avons eu des bons plans. Dire qu’on paie ce service plus cher que les frais de ménage de la maison… BREF. Elle aura au moins eu l’utilité de nous donner 2 informations que nous n’avions pas.
1/ la maison n’a pas de lave linge – ce qui n’a pas manqué de faire tiquer Aurélie qui a fait remarquer que nous comptions un peu beaucoup dessus et que ça faisait partie de nos demandes. « Ha mais il y a une laverie pas loin » nous dit la « travel angel » pour tenter de sauver les meubles.
2/ le typhon Trami nous passera sur la tronche entre demain soir et lundi matin. PAR-FAIT. Comme il va passer sur Kyoto, le mont Koya, Osaka et l’aéroport du Kansai (c’est-à-dire toute la suite du voyage), on va peut-être se retrouver coincer ici (soit à Kanazawa, soit au Japon mais ça on verra le moment venu). Et quand je demande où je peux avoir des infos précises sur l’état des trains lundi matin… « Vous pouvez prendre le bus sinon ». C’EST PAS CE QUE JE TE DEMANDE CONNASSE. Ca c’est ce que j’ai pensé, pas ce que j’ai dit – mais ça a dû se voir. De même quand j’ai demandé où se trouvait le super marché le plus proche, réponse « ha mais pourquoi faire? Y’a des konbinis pas loin ». Mais putain si je veux un vrai supermarché et pas un konbini c’est mon problème donc réponds moi!
Donc merci pour rien le « travel angel ». Si Jacky de l’agence me demande ce que j’ai pensé de la prestation, il ne va pas être déçu du voyage.

Une fois débarrassé de Valentine qui avait l’air très pressée de partir. Nous nous installons et passons en revue la maison, sa micro cuisine, ses chiottes du futur qui tentent de te bouffer quand t’ouvre la porte (voir la vidéo plus bas) etc etc.
La douche tant attendue a enfin lieu et nous décidons d’aller à la laverie parce qu’à défaut de mieux, il faut bien faire un peu de lessive. Après avoir passer un temps non négligeable à tenter de décoder le mode d’emploi des machines – notamment au sujet de la lessive. Nous nous lançons. 40 minutes plus tard, séchage compris, nous rentrons.

Une fois de retour à la maison, nous aurons un formidable débat pour savoir quel konbini propose les meilleurs melonpan (de petites brioches sucrées dont je pourrai bouffer des caisses). Plutôt qu’un long discours, j’ai fait un tableau comparatif de nos préférences à Aurélie et moi, du meilleur au moins bon. Oui nous n’avons que ça à faire.

NicolasAurélie
Lawson12
7-Eleven21
Daily Yamazaki44
Family Mart33

Nous ressortirons faire quelques courses pour le dîner de ce soir et le petit déjeuner. Comme nous sommes « chez nous », autant profiter du luxe de pouvoir totalement être maître de notre destin culinaire – surtout le matin. Nous dévaliserons donc le Lawson d’à côté. Côté boisson je ferai une tentative malheureuse avec ce que je pensais être une bière au citron et qui au final s’avérera être un truc à mi-chemin entre une limonade et une bière – pas bonne de surcroît. Par contre le flamby japonais ne trompe pas son monde, il est bien ce qu’il semble être. Victoire!

Enfin pour conclure car je sais que c’est un sujet qui passionne les foules en France et qui est très attendu, voici un petit documentaire maison sur les toilettes japonais.

Pour d’évidentes raisons de fainéantise, toutes les photos du jour ont été réalisées au téléphone portable. Merci de votre compréhension.