Japon – Dernier jour

6h 15 du matin, on frappe à la porte. En temps normal ma télé aurait traversé la pièce en l’air. Sauf que là…

Comme je l’expliquais hier, nous avons passé la nuit dans un temple hôtelier. Donc ce matin, prière pour tout le monde à 6h30. Enfin quand je dis tout le monde… ceux qui ont joué le jeu et respecté les demandes des moines.

Des baffes qui se perdent

En bon fayot, nous étions les premiers non japonais a pénétré dans la salle de prière. Ont suivi Jonathan et Marie-Christine puis un autre couple. Là un moine vient nous expliquer que nous serons invité à participer. Rien de bien sorcier, à un moment donné nous devrons nous lever, aller devant l’autel, nous incliner puis mettre une pincée d’encens dans de la cendre. Juste ça. Rien de plus, rien de moins et surtout rien d’insurmontable à priori.
Le prêtre arrive, la cérémonie commence. Dire que c’est à des années lumières de ce que nous avons vu à Tokyo relève de l’euphémisme. Ici pas de taikos ou de flammes. Juste 3 moines qui chantent et tapent sur une timbale de temps en temps. En gros on est passé du 14 juillet sur les Champs à une veillée pascale au fin fond du Larzac. Nous sommes bien avancé dans la cérémonie quand arrive le moment où il faut participer. Arrivent en même temps les 2 couples de tchétchènes moldaves qui font aussi partie des clients. Comme ils sont en retard, leur entrée dans la salle se fait beaucoup remarquer. Un moine saoulé par la situation leur fait signe de rapidement s’installer. Sauf que comme des gens sont allés s’incliner devant l’autel, nos 4 gros noeuds prennent leur place. Le moine se contient et replace les personnes n’ayant plus leur places comme il peut car la salle de prière est tout sauf un stade de foot, 25 personnes et c’est complet. Mais le pompon, c’est que nous ne sommes que 4 non japonais à avoir jouer le jeu de l’encens. La tête du moine qui conduisait la cérémonie… 
Tout ça se termine au bout d’une grosse trentaine de minutes. Nous avons ensuite droit à un rapide tour des pièces sacrées du temple, en japonais dans le texte. Bon ça n’aide pas mais vu l’état des lieux, l’endroit n’est pas tout jeune et il y a également quelques jolies pièces qui méritent qu’on y prête attention. Ensuite direction le petit-déjeuner. C’est toujours végétarien, je n’en peux toujours plus du tofu mais c’est pour la bonne cause.

L’effet typhon

Nous prenons congés de nos moines, sautons dans le bus, puis dans le funiculaire, puis un premier train, puis dans un second train et voila! Nous sommes revenus à Osaka. Si au Koyasan il faisait un temps idiot – comprendre qu’il pleuvait malgré un grand soleil. A Osaka il fait soleil… et 31°. Heureusement/malheureusement nous n’avons que nos sac à dos. Je propose à Aurélie de tout foutre dans une consigne à la gare pour qu’on puisse se promener léger. Proposition validée. Après avoir galérer à faire de la monnaie pour la consigne, nous voici en train de nous promener dans le centre hyperactif d’Osaka. C’est samedi, il fait beau, tout le monde sort. Ca grouille, c’est bruyant et la chaleur n’aide pas vraiment à profiter des boutiques Gucci, Vuitton et Prada. HAHA non je déconne on fait la tournée des magasin de jeux vidéo. Je… heu… j’ai entretenu mon penchant SM en me faisant du mal devant des tonnes de jeux rétros que je n’ai pas pu pas acheter faute de budget. C’est officiel, pour moi DenDen Town est mieux qu’Akihabara à Tokyo pour ce genre de trucs. Je ne suis pourtant pas fan d’Osaka mais pour le coup, j’ai retrouvé dans ce quartier tout ce que j’aimais à Akihabara.

Après ce petit tour, direction l’hôtel pour retrouver nos valises et découvrir que nous passerons notre dernière nuit avec vu sur la voie rapide. Heureusement que la gare est de l’autre côté de la rue sinon rien de justifiait de subir ça.
Nous ressortirons dîner. Mais avant nous ferons un grand tour dans Dotonbori, une quartier très vivant le soir à Osaka. Un endroit où il y a plein de vendeurs de chaussures… qui ont la paire de Air Jordan dont je rêve depuis le collège. Décidément cette ville aime me faire mal. Après avoir refait un tour en vain pour trouver un resto, retour près de l’hôtel. Aurélie investira dans des takoyaki (sorte de petit choux fourré au poulpe – spécialité locale). Nous terminerons finalement dans un resto à plaque chauffante à manger le dernier okonomiyaki du voyage.

Je ne vous ai pas fait de « point voiture » car depuis la concession Pagani à Tokyo c’était le calme plat. En une soirée à Osaka, le compteur de Ferrari a enfin décollé, celui des Lamborghini a explosé (avec une rarissime Murcielago SV planquée dans un parking), le compteur de Maserati a atteint la vingtaine d’unité quant aux Prius, j’ai cessé de tenir le compte à la 20000ème.

Voila, c’était 3 semaines au Japon à dire n’importe quoi sur des choses fabuleuses. Demain debout à 5h pour prendre l’avion. J’ai trop hâte de rentrer… quoique l’idée de revoir mon pÔtit chat ne m’est pas désagréable. Tout comme celle de me taper un steak/frites avec une belge bien fraîche (je parle de bière).
J’ai toujours dans l’idée d’ouvrir une cagnotte en ligne pour financer le prochain voyage.  Bref, on remet ça quand vous voulez.

Note: pour d’évidentes raisons de fainéantise mais aussi de lassitude voir de fatigue: les photos du jour sont faites au téléphone.