Taïwan – Japon – Jour 17

Aujourd’hui changement d’île, de langue, de côté de la route, de savoir vivre et aussi de météo. Bienvenue au Japon (encore).

Je précise que ce soir je rédige, pour une fois, assis devant un bureau et non pas vautré sur un lit et en sirotant une Orion Mushigokunin, bière locale au goût qui doit satisfaire les amateurs de bière (c’est écrit dessus). Non ceci n’est pas un placement produit, c’est surtout pour vous avertir que c’est pas top.

Fast & Furious – Taipei edition

Ce matin, rituel habituel: extinction du réveil, descente au petit dej’, prendre un truc puis un autre, manger, se souvenir pourquoi il ne fallait plus prendre les trucs en question et retour à la chambre. Sauf que ce matin le téléphone de la chambre sonne, c’est la réception: notre chauffeur est là. Comment ça il est là? Il est censé venir à 9h30 et il est 9h! Du coup nous remballons dans la précipitation, saluons les gens de l’hôtel (toujours aussi sympa et avec un petit mot gentil), retrouvons notre chauffeur, chargeons le minivan et zou: go aéroport.
J’avais déjà trouver le trajet depuis l’aéroport plutôt virile mais alors là, c’était encore autre chose. Dire que j’avais des scrupules à rouler 80 dans une zone à 70, notre champion était à 120 pour 90. Est-il nécessaire de dire qu’il doublait par la droite? Bref, notre petit gars nous laisse devant le terminal 2, nous enregistrons les valises, faisons la paperasse pour récupérer la TVA du whisky acheté hier et direction l’embarquement. Et là, il se passe un truc.

L’officier scanne ma carte d’embarquement, la lumière verte s’allume. Il scanne celle d’Aurélie, lumière rouge. Problème avec sa valise. Je vais pour la raccompagner mais on me signifie que comme j’ai été scanné, je ne peux pas ressortir. Elle part donc seule voir le souci avec sa valise. De longues minutes passent et la voila qui revient. Elle avait juste oublié de retirer sont lecteur MP3 et son téléphone de la valise. Pas de batterie en soute.

La suite sera du billard. 50 minutes de vols et un atterrissage musclé plus tard, nous voila au Japon!
Car oui le Japon est à moins d’une heure de vol de Taïwan. Il s’agit en fait de l’extrême sud de la préfecture d’Okinawa qui est déjà elle même au sud de l’archipel principal.

Les cucule Boyz

Nous sommes sur l’île d’Ishigaki, plus grande île de l’archipel des Yaeyama dont vous n’aviez jamais entendu parler jusqu’à présent j’en suis sûr. Pour faire simple, les Yaeyama c’est Hawaii au Japon. Palmiers, sable blanc, tortue dauphins et raies manta à portée de tuba. Ca c’est pour la théorie.

Car dans les faits, il fait un vent à décorner les boeufs, le ciel est oscille entre gris et soleil timoré avant de virer à l’averse de mousson. Oui la météo est dégueulasse et à priori ça ne va pas s’arranger. Du coup toutes les activités potentielles tombent à l’eau (HAHAHA). Mais au moins nous sommes au Japon, pays civilisé où il y a des trottoirs, où on ne risque pas sa vie en traversant la rue et il y a du savoir vivre. Sans parler de la bouffe! Rien en Asie ne vaut la cuisine japonais. Rien vous entendez. C’est comme ça. Point.

Il y a quand même 2 chose de mieux à Taïwan qu’au Japon: le niveau d’anglais et la qualité du Wifi parce que bordel, celui de l’hôtel est sous Xanax et c’est très très chiant.
BREF.
Malgré le temps horrible, nous sommes quand même parti en expédition dans les rues de la ville histoire de trouver un peu d’animation. C’est du côté du port que nous ferons la bonne découverte du jour à savoir Cucule. Un hôtel resto dont le nom nous a fait sourire, dont les différents réseaux wifi nous ont fait rire et à côté duquel nous avons trouvé notre bonheur culinaire de ce soir.

Après un superbe repas à la mode locale, j’entends par là à la mode d’Okinawa (ce sashimi tutoyait des sommets de sublimation), direction le konbini du coin pour la glace réglementaire. C’est là que nous tombons sur un couple d’homos occidentaux et qu’Aurélie me sort « tiens les cucule boyz » pendant que je choisissais ma glace. J’en ai pleuré.

Après ça retour à l’hôtel. Bel endroit, bien équipé, avec un chiotte nécessitant un doctorat pour s’en servir et un service à la japonaise. Je suis allé à la réception leur signaler que du vent passe sous la porte de la chambre d’à côté comme si une fenêtre était ouverte. J’ai l’impression d’avoir ouvert la porte des enfers. On a sonné chez nous pour savoir si tout allait bien et maintenant ils sont 4 pour mettre un bout de scotche sous la porte d’à côté. Ils me tuent.

Dehors les éléments se déchaînent, j’espère que demain nous pourrons faire ce qui est prévu. Sinon je ne sais pas ce que nous allons faire. Etant tatoué je suis personna non grata aussi bien au honsen qu’à la piscine et comme il faut se déplacer sur l’île où bien sur les îles voisines pour s’occuper, si le temps n’y est pas, ça peut être très long.
Nous verrons.