Taïwan – Japon – Jour 18

Le thème du jour sera le poisson sous des formes diverses et variées. Et le vent aussi.

Mais d’abord laisser moi vous présenter TS 1917, la tempête tropicale qui nous passe actuellement sur la truffe et qui n’a pas encore le statut de typhon mais qui semble y travailler activement. Ce qui explique le temps pas terrible que nous avons depuis notre arrivée et qui ne va pas s’arranger avant dimanche selon les prévisions. Mais dimanche nous serons rentrés.
Pour la petite histoire, demain sont prévus des creux de 6 mètres et des rafales à 90km/h.

Un petit poisson pendu au plafond

Hier sois, la grande question du jour ne concernait pour une fois pas le petit déjeuner – comme nous sommes au Japon ça déboîte forcément – mais plutôt de savoir si notre activité du jour allait tomber à l’eau ou pas (oui je refais la blague des fois que n’ayez pas compris la première).

Comme nous sommes dans l’endroit idéal pour ça, l’idée du jour était de faire de la plongée. Le temps étant ce qu’il est et pour d’évidentes raisons de sécurité, seul le snorkeling est proposé (nage avec palmes et tuba). Et encore, juste pour la matinée, les conditions se dégradant dans l’après-midi. Donc réveil à 6h50, petit déj XXL et nous sommes allés attendre gentiment dans le hall qu’on vienne nous chercher. Débarque dans son minivan Nissan une sorte de Brice de Nice norme locale qui nous embarque nous et 3 autres personnes de l’hôtel. Brice parle suffisamment anglais pour qu’on se comprenne et surtout, Brice est cool. En 5 minutes nous sommes au port et on embarque sur un petit bateau où d’autres gens sont là. Eux feront de la plongée. L’ambiance est détendue, on nous fait la conversation- les questions de base « d’où venez-vous », « première fois au Japon », « déjà fait du snorkeling » etc. C’est rigolo.

10 petites minutes de mer et nous stoppons à environ 250/300 mètres du rivage sud de l’île d’Ishigaki. On nous équipe, on nous brieffe sur la sécu et zou, tout le monde à la baille. La Pacifique de bon matin en cette période n’est pas qu’à 25. On fera avec. Les premières minutes se font avec un sorte de boudin flottant pour que tout le monde prennent ses marques et ensuite, libre à nous de nager comme bon nous semble à la condition express de ne pas trop nous éloigner du bateau car les courants sont forts.
Une fois dans l’eau à barboter, il suffit de mettre la tête sous l’eau et là… Le monde de Némo mais en vrai. Pour moi il sera flou puisque je suis « kinchi » (myope en patois local – on m’a proposé un masque correcteur mais il était trop ‘fort’ pour ma vue donc masque normal). C’était donc flou mais beau. Des centaines de poissons exotiques qui font leur vie sur un récif corallien à 2 mètres sous la surface. Trois heures durant nous parcourrerons des récifs coralliens de différentes tailles dans un rayon de 20 à 30 mètres autour du bateau.
Mon truc était de me laisser porter par le courant au-dessus d’un récif puis de voir les poissons venir faire leur vie autour de moi. Bien entendu, au moindre mouvement de ma part c’était vent du cul dans la plaine mais ça valait le coup.

Hélas pas de photos sous marines mais si vous voulez vous cotisez pour m’acheter un boitier étanche pour mon Canon pas de soucis.
Comme l’heure tourne et que le courant forci, sans parler du fait qu’on commence à fatiguer un peu, on nous fait signe de remonter. Retour à la case départ, on se sèche, on aide à ranger le matériel (ce qui est apprécier) puis on nous ramène à l’hôtel.

CA, C’EST FAIT.

Les gros boeufs

Désormais, une question existentielle se pose. Pas celle de savoir ce qu’on mange mais de savoir ce qu’on fait. Nous décidons d’aller sur Taketomi, l’île de l’archipel la plus proche et aussi la plus exotique pour bien des raisons.
Direction le terminal de ferry. Nous vérifions qu’il est encore possible d’y aller malgré la météo. Bien nous en prend. Le grand port au nord de l’île d’Iriomote (l’autre grande île des Yaeyama) est fermé à cause du temps mais Taketomi, ça roule. Les billets sont pris, on embarque dans les 10 minutes qui suivent et c’est parti pour un petit quart d’heure de montagne russe. Vous remarquerez au passage sur les photos que les ferrys japonais c’est autre chose que les ferrys chinois. Je dis ça, je dis rien.

Taketomi donc. L’île exotique et paradisiaque par excellence… quand il fait beau. Le bleu de l’eau est incroyable, les plages sont sublimes quand il n’y a pas un vent à décorner les boeufs (au sens littéral). En parlant de boeufs, on peut ici prendre un chariot tracté par un boeuf. Aujourd’hui c’est un truc pour touriste pour historiquement c’était le moyen de transport sur l’île. Par ailleurs, cette petite île abrite une population très avide de préserver ses traditions c’est pourquoi il est demandé aux touristes et aux gens de passages de respecter ça et surtout de ne pas interférer – comprendre pas de phots etc. Ca ne nous concernait pas vraiment puisque qu’aucune fêtes ou cérémonies n’avaient lieu aujourd’hui.

Nous passerons donc dans le seul village de l’île puis irons vers la jetée de l’ancien port qui donne sur une plage avec une eau… mais une eau… y’aurait pas eu ce vent je sautais dedans. Mon dieu ce bleu! Quand je dis que c’est Hawaii au Japon, c’est peut-être même en dessous de la vérité.

Nous remonterons la plage un moment avant de repiquer dans les terres à l’abri du vent puis de revenir au port. Retour sans encombre à Ishigaki, petit stop au konbini pour chopper de quoi se faire un apéro puis retour à l’hôtel. Je bullerai dans la chambre tandis qu’Aurélie ira se faire cuir le boule au honsen de l’hôtel.

Le banquet

Nous descendons réserver notre activité de demain puis décidons de manger.
Pour info, quand nous sommes arrivés hier, on nous dit que nous avions un repas d’inclus à l’hôtel. Nous n’étions pas au courant et comme ce soir nous n’avions pas envie de courir, nous avons opté pour ça. Et là surprise, c’est un buffet à volonté. Ai-je préciser que nous n’avions pas déjeuner à midi?
Le choix est large. Sushis, sashimis, tempuras, pâtes locales, viandes en fritures diverses et variées, jambon italien, pizzas, légumes, raviolis et même (truc fou ici quand on sait ce que ça coûte): de la viande rouge avec le chef qui prépare et assaisonne la viande sous notre nez. Attendez c’est pas fini, il y a aussi tout un choix de desserts (petits gâteaux, verrines etc), une fontaine à boissons (thés, sodas etc) et une machine à glaces italiennes!!!

Cette petite joie simple d’un bout de viande rouge (parfaitement assaisonnée et tendre), d’une tranche de jambon de Parme où d’une assiette de sushis/sashimis (dont un au marlin – délicieux) avec un verre de Canada Dry et une glace monstrueuse pour finir de se caler.
HAAAAAAaaaaaaaaaaa.
J’ai l’air de faire mon gros là mais je peux vous dire qu’il y en a une qu’il valait mieux avoir en photo qu’à table ce soir. Il fallait la voir partir en maraude autour du buffet et se dire « ha tiens je connais pas! Je prends! » Pour une fois, c’est elle qui a pris du rab’ de glace. Encore une fois je dis ça je dis rien.
Après ça, ils ont dû installés un monte charge pour nous grimper au 9ème.

Demain sera (hélas) le dernier jour de nos pitreries en Asie. Quant au programme… bah le matin nous sommes fixés mais l’après-midi l faudra improviser. Vu ce qui souffle la tout de suite maintenant dehors, j’aime autant vous qu’il y a de bonnes chances que ça se termine à l’abri dans la chambre.