Taïwan – Jour 13

Question: que se passe-t-il quand on ne peut pas aller plus au sud? En voiture s’entend. Bah on repart vers le nord.

Donc ce matin, après un n-ième petit déj’ fait du toasts mal cuits et de confiture de fraise made in l’usine, direction la pompe à essence pour un plantureux plein de 35 litres et 28€.
Ensuite en route vers le nord et Taitung, ville côtière à l’Est de Taïwan. Niveau route, hormis un peu de musique locale, quelques blaireaux et de la pluie, rien à signaler.

Ô mon bateau

Une fois à Taitung, il a fallu trouver le port. Port qui n’est pas à Taitung même mais 6km au nord. Ensuite vous voyez le truc venir, il faut se garer. Après un tour pour rien nous arnaquons une place sur le quai puis filons dans le bâtiment qui fait office de billetterie pour les ferrys. L’endroit n’a pas dû bouger depuis 1970 tellement il est daté.
Selon l’agence, nous n’avions qu’à aller au comptoir, montrer nos passeports et repartir avec nos tickets. C’était sans compte sur Roseling Tang, guichetière de son état et fumiste de classe mondiale. D’abord elle nous cherche sur le ferry de 13h30 avant de capter que nous sommes sur celui de 15h30. Ensuite elle appelle notre hôtel pour vérifier que nous avons une résa. Visiblement notre cas l’emmerde. Donc vous comprendrez que c’est compliqué de nous donner les billets maintenant et il faut revenir à 14h30, soit presque 2h plus tard.
Nous partons visiter Taitung pour nous rendre compte qu’il n’y a en fait rien à visiter. Dire que l’agence voulait nous faire dormir ici. Heureusement que nous avons dit non.
Bref, après un tour en ville pour rien et un nouveau binz pour se garer, retour au comptoir de Roseling – nous avons bien attendu qu’elle n’ait rien à faire pour aller la faire chier spécifiquement elle et là miracle: en 30 secondes les tickets aller et retour nous sont remis.

Ensuite nous patientons jusqu’à ce que le ferry pour Green Island – notre point de chute du jour – arrive à quai. L’embarquement se fait tranquillement puis nous quittons le port. Heureusement que nous sommes sur ce ferry et pas le précédent, il y a beaucoup de moins de monde.
A la sortie du port, la plupart des gens à bord s’amuse de la petite houle – qui fait quand même bien bougé le bateau. Au bout de 10 minutes, plus personne ne fait le mariole. Tout le monde est assis et certains commencent déjà à se prendre la tête entre les mains parce que… CA TANGUE. La houle plus vitesse du bateau feront des ravages et les sacs à vomi mis à dispositions en nombre vont être mis à contribution. Aurélie n’ayant pas le pied marin, elle passera un trajet pour le moins désagréable.
Après 45 minutes de mer, nous arrivons à quai. Là surprise, on nous attend avec une voiture pour nous déposer à l’hôtel. Vu l’état d’Aurélie, c’est une heureuse surprise.

L’île verte

Notre île se situe donc à une cinquantaine de kilomètres au large de la côte Est de Taïwan. C’est une ancienne île prison où l’on vient aujourd’hui pour faire de la plongée où juste se promener. C’est un caillou grand comme un chiotte dont le tour est fait en quelques heures à pied. Ceci dit, le moyen de transport privilégié ici est le scooter. Il y en a partout. Genre partout. Bien plus qu’à Taipei eu égard à la population et à la taille des routes.
Le temps q’Aurélie récupère, j’irai faire un tour dans la seule rue commerçante du lieu. Seule rue mais très très agitée. Ensuite nous ressortirons dîner et je ferais l’erreur de prendre du poulet épicé. Erreur que j’assume. N’empêche que ça piquait.
Demain nous passons la journée ici avant de reprendre le ferry après demain. Comme nous n’avons que moyennement envie de louer un scooter pour d’évidentes raisons de sécurité, nous verrons si nous ne pouvons pas louer des vélos à la place.

Vala vous savez tout, on remballe pour aujourd’hui.