Taïwan – Jour 16

Aujourd’hui, dernier jour de notre périple taïwanais. Au menu: de la route, des travaux, du whisky et une ultime promenade à Taipei.

Ce matin, le petit déj’ a tenu toutes ses promesses. Ca fait du bien à l’estomac et au moral. Aurélie, toujours avide de cascade culinaire s’est lâchée et a tenté la quenelle de poisson et la boulette supposément au cochon. D’après mes informations, la digestion fut compliquée.

Single Malt

Nous avons donc quitter Hualien ce matin en direction du nord et plus précisément du compté de Yilan. En effet, dans ce coin se trouve la distillerie de Kavalan, spécialiste local du whisky. Comme on nous a passé commande et que c’est sur le chemin, ça vaut le coup de stopper.

Cependant la route jusqu’à Yilan sera pénible. Des travaux – ceux de la future autoroute qui remplacera la route actuelle, beaucoup de camions et quelques cons. Je reste cependant ultra fan de la vue le long de cette route. Ces falaises qui plongent dans le bleu du Pacifique, c’est quelque chose.
Une fois à Yilan, trouver le complexe Kavalan n’est pas très dur, c’est indiqué. L’endroit est gigantesque, non seulement la distillerie est de belle taille mais ils produisent aussi du café et de l’eau minérale. La même eau de source qui est utilisée pour la production du whisky.
A propos du whisky, sachez que l’orge utilisé pour le faire est européen mais que l’eau vient du coin comme je viens de le dire. Par ailleurs, la production locale à ceci de spéciale que le whisky vieillie ici bien plus qu’en Ecosse par exemple. A cause de la température locale, le whisky est ici « prêt » en 4 à 5 ans contre une douzaine en Ecosse. Une fois nos courses faites, retour sur Taipei dans une circulation dense mais gérable.

Des petits tours, toujours des petits tours

Comme nous arrivons autour de 15h mais que le petit monsieur de l’agence ne vient récupérer la voiture que vers 17h, il faut se garer. Si c’est le souk dans le moindre bled de province, vous imaginez bien qu’à Taipei c’est le bowdel puissance 10. Après avoir tourner 20 minutes autour de l’hôtel en quête d’une place, nous nous résignons finalement à aller au grand parking voisin… où nous attendrons 15 minutes avant de pouvoir rentrer parce qu’il faut qu’une place se libère. L’endroit étant complet. Ceci dit, quand on est entré, on n’est pas tiré d’affaire pour autant car il faut trouver la fameuse place libre.

Bref, la voiture est garée, nous allons à l’hôtel prendre nos quartiers. Nous faisons notre petite vie, l’heure tourne, nous repartons chercher la voiture, nous nous garons devant l’hôtel et attendons. Notre petit monsieur arrive, inspection de la voiture, paperasse et ciao bisous. CA C’EST FAIT.
Ensuite nous irons flâner dans un quartier animé pour dîner et acheter quelques conneries. C’était d’autant plus agréable qu’il faisait un petit 25° assez sec. Dernier trajet en métro et voila.

Question fondamentale

Faut-il venir à Taïwan?
Si vous voulez du dépaysement, de la nourriture exotique, des paysages qui sortent de l’ordinaire et si le fait que la caissière du magasin vous rote au nez ne vous dérange pas: oui clairement c’est à faire. En revanche, si les températures extrême à fort d’humidité vous dérangent, que les odeurs de cuisine étranges vous incommodent, que les manières locales vous choquent, clairement partez au camping des flots bleus.
Taïwan est un endroit particulier, c’est la Chine sans vraiment l’être. Et quand on dit que Taïwan n’est pas touristique c’est vrai sans l’être aussi. C’est touristique mais pour les chinois. Pour les occidentaux, la langue est une énorme barrière et même si tout est en anglais et que les locaux maîtrisent un anglais basique, il y a selon moi quelques progrès à faire en terme de qualité de service. Attention, je ne veux pas que ça devienne tout lisse et uniformiser (comme malheureusement le Japon est en train de le devenir), non il faut que ça garde son charme et son authenticité, il faut juste un peu améliorer les détails dans les endroits qui attirent du monde.

J’en profite pour dire un grand merci à Chunghwa Telecom pour l’abonnement de 15 jours avec data illimitée. Ca nous a bien aidé. Et je dois dire que le seul endroit où la 4G a été prise en défaut, c’était au seul endroit où elle pouvait l’être: en mer lors de la traversée vers Green Island. Sinon le réseau tabasse n’importe où. Dire que chez moi je ne suis même pas en 3G dans mes toilettes… Incroyable ce que le réseau français est merdique en terme de débit et de couverture. Pour tout dire, ça avoine tellement ici que pour mettre à jour le blog c’était plus rapide d’utiliser le téléphone comme accès internet que le Wifi des hôtels. Hé ouais.

Mantenant dodo car demain avion!