Taïwan – Jour 5

Aujourd’hui nous sommes en direct live depuis… ha tiens je réalise que je ne connais pas le nom de l’endroit où nous sommes mais que je suis capable de le mettre sur une carte *ahem*

DONC. Aujourd’hui nous avons quitté Taipei et pris la route vers le sud avec notre superbe voiture de location avec boîte auto, intérieur cuir, toit ouvrant, GPS qui t’insulte en chinois, sono pas terrible et commande de phares débile.

Chaud devant

Dernier petit déj’ horrible à Taipei, au revoir fait au personnel de l’hôtel – le duo à la réception est tout simplement génial – et hop nous voila sur le pas de la porte à 8h50. Notre voiture de location est censée nous être « livrée » devant l’hôtel à 9h (un vrai confort je dois bien l’admettre) et les taïwanais ont la réputation d’être ponctuel. 9h01 notre petit gars débarque. Le temps de faire le tour de la voiture, de signer la paperasse, de s’installer et nous voila parti pour tourner en rond.
Si vous avez pris la peine de regarder les quelques vidéos du trafic routier que j’ai faite et si vous suivez ce que je dis depuis le début, vous savez donc à quel point je n’avais pas hâte de me lancer dans ce bourbier. En fait ça c’est très bien passé, ce que je n’avais pas anticipé c’est que cette saloperie de Waze déciderait de me parler en anglais – POURQUOI? je ne sais pas – mais surtout qu’il déciderait de changer d’itinéraire sans prévenir. Nous voila donc à tourner en rond avant de finalement prendre le bon chemin. En fait nous avons fini par lâcher Waze pour repasser sur Google Maps qui nous parle en français et ne change pas d’avis toutes les 30 secondes.

Ici, la vitesse c’est 50 en ville, 60 par endroit, 80 ou 90 sur autoroute et sur les routes nationales c’est en fonction de la topographie. Sachant qu’il y a des radars partout, j’aime autant vous dire qu’on ne fera pas exploser la moyenne. D’autant qu’aujourd’hui, les 180 kilomètres à faire nous ont pris 3h30. Ouais.
Au départ de Taipei, ça va c’est de l’autoroute – qui n’a pas de péage, il y a des caméras qui filment les plaques à intervalle régulier et c’est débité directement sur le compte du titulaire de la carte grise. On est je crois à 1,2$ du kilomètres soit environ 27 centimes d’euros. Oui ça pique si on compare à chez nous. Et quid de l’état des routes? Elles sont somptueuses. Pas un nid de poules, pas un raccord dégueulasse, même lorsqu’il y a des travaux, rien ne dépasse. Un billard d’asphalte quel que soit l’endroit où l’on roule y compris en pleine pampa. Bref. Jusqu’à Yilan, soit les 60 premiers kilomètres c’est l’autoroute, ensuite… ça devient plus funky.

La route s’élève brusquement et serpente à flanc de montagnes voir de falaises. Comme il fait un temps divin ce matin, la vue sur le Pacifique est à tomber. On zig et on zag sous un soleil de plomb – maintenant je comprends pourquoi toutes les voitures ont des filmes opaques sur les vitres, ça coupe bien du soleil. La notre a même un bandeau en haut du pare-brise pour isoler un peu plus. Cela dit, l’arme fatale contre la chaleur reste la clim’ et croyez-moi, rouler sans clim’ ici est suicide. Les derniers jours sur Taipei, la pluie avait fait chuter les températures, de 35°/40° on était revenu à un 28° /30° supportable, aujourd’hui c’est remonté en flèche avec un bon 34° de moyenne et un petit pic autour de 37°.

Gorges profondes

Finalement nous atteignons notre objectif du jour autour de 13h: les gorges de Taroko. Nous stoppons à l’entrée du par national afin de glaner quelques infos. Cependant j’ai faim, ce qui rend non négociable un détour par un konbini proche où nous ferons quelques courses. Aurélie en profite pour se ravitailler en thé.

Alors qu’il a fait beau jusqu’à présent, le soleil se couvre. HUM. Ce qui ne nous empêche pas de prendre la route des gorges… et quelle route! Percée au milieu des falaises de marbre – car oui toutes ces montagnes sont du marbre – elle se faufile à flanc de falaises au fond des gorges. De temps en temps, quelques tronçons de l’ancienne route sont accessibles et on y a aménagé de petits parkings pour que les gens puissent stopper et en prendre plein les yeux. Je dis l’ancienne route car la nouvelle est la même 80%, on a juste creusé des tunnels pour plus de facilité. Vous noterez aussi qu’Aurélie, en grande professionnelle de la photographie, a assuré des photos de qualité pendant que nous roulions.

Dire qu’on se sent petit est un euphémisme. Les falaises de marbre, hautes de plusieurs centaines de mètres (altitude moyenne autour de 1100 mètres avec un pic à 3742 mètres) plongent dans la rivière. Comme l’endroit reste malgré tout dangereux (les chutes de pierres sont fréquentes), on invite les touristes à porter des casques de chantier, casque qu’on peut emprunter en bord de route. Nous sommes passés outre la recommandation mais la grosse caillasse tombée au milieu de la route m’a fait réfléchir. C’est aussi très sauvage. On voit énormément d’hirondelles, une variété locale, et il y a toute une pelletée d’oiseaux qu’on entend mais ne voit pas. Il paraît qu’il y a aussi des singes et des ours noirs.

L’endroit qui nous intéresse particulièrement est le ‘Nine turns tunnel’. Un tunnel à flanc de falaise qui fait parti de l’ancienne et qui a été la partie la plus difficile à percer quand la route a été construite. Aujourd’hui le tronçon est remplacé par un tunnel moderne et sûr. Sauf que l’endroit se trouve à la sortie du dit tunnel moderne, qu’on ne peut y accéder que dans un sens de la route, que c’est interdit de faire demi-tour et qu’il n’y a pas de parking. Nous serons donc obliger de faire quelques kilomètres de plus et de profiter de travaux pour faire demi-tour. J’avoue que nous serons un peu moins consciencieux pour l’interdiction de stationner. Mais est-ce que la gruge au stationnement en valait la peine? Ho que oui!

Le temps de faire tout ça, il est déjà presque 17h. Sachant qu’ici comme au Japon, il fait nuit autour de 17h30/18h, nous décidons de revenir à l’entrée du parc où se trouve notre hôtel. Bon, clairement le standing est différent de celui de Taipei. C’est plus typique de ce qu’on s’attend à trouver dans un endroit comme ça mais c’est propre, confortable, il y a la clim’ et des moustiques. Nous sommes parés. Ceci étant dit, on est vraiment dans un trou paumé situé à la fois sur la petite bande côtière (le Pacifique est au bout de la rue à 2 km max) et au pied des falaises (200 mètres max de l’autre côté de la rue). Il y a quelques commerces et un resto, lui aussi typique de ce qu’on peut s’attendre à trouver dans un endroit comme celui-ci. Ils ont même un menu en anglais qui propose du sanglier aux légumes mais sans sanglier dans l’assiette et du riz aux légumes sans porc avec du porc dans l’assiette. Comment je le sais? A votre avis… Blague à part c’était bon et l’odeur de grassouille c’est cadeau.

Demain nous quitterons les gorges et prendrons la direction de l’endroit le plus touristiques de Taïwan. 163 kilomètres, 4h de route – ça promet.

Note: je crois que j’ai un très gros souci de mise au point avec mon appareil. J’ai l’impression de ne rien sortir de parfaitement net.

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