Taïwan – Jour 8

Le programme du jour est le fruit d’une savante improvisation qui a commencé hier lors de notre arrivée à l’hôtel. La suite…

…la suite ce sera aussi de l’impro.

Au son du clairon

Reprenons donc depuis hier. Lors de notre arrivée, le petit monsieur de la réception nous demande si nous voulons aller voir le lever de soleil sur un sommet voisin. Pris au dépourvu et après environ 4 secondes et demi de réflexion, nous acceptons. C’est là qu’il nous annonce que le réveil est à 4h00 pour prendre le train de 4h40. De fait nous nous sommes couchés à un horaire de maison de retraites comme en témoigne l’heure de sortie de l’article d’hier.

2h00 du matin, le passage à niveau sous notre fenêtre sonne. Aurélie se réveille en sursaut et me demande « c’est l’heure? » « non c’est le passage à niveau ». Chacun fait demi-tour et se rendort.
3h45 – le réveil du téléphone sonne. Inutile de dire que nous ne sommes pas frais malgré une nuit de près de 6h. 3h55, le téléphone de la chambre sonne, c’est le réveil téléphonique promis. La gare se trouvant à 50 mètres, nous sommes quasiment les premiers. Et nous voila en train d’attendre l’ouverture autour de 4h20. Sauf qu’à cette heure matinale, le petit 12° picote les jambes. La gare ouvre, nous achetons les billets et les gens commencent à arriver. Là, un monsieur vient nous parler et nous explique que ça fait 6 fois qu’il vient et que chaque fois le lever de soleil a été gâché par les nuages. Bien, c’est encourageant.
4h40 – un train arrive, archi blindé et passe sans s’arrêter. Avec Aurélie nous nous disons que les places en haut vont être chères. 5 minutes plus tard, un autre train arrive, quasi vide et s’arrête. Nous nous installons promptement – oui promptement – parce qu’on commence à se geler un peu. Ensuite c’est parti pour 20 minutes de grimpette dans le noir.

Une fois en haut, comme attendu c’est le foutoir. Des gens partout, ça s’agglutine à des endroits improbables et la moindre place dans les 2 premiers rangs nécessite de devoir jouer un peu des coudes. A titre de comparaison, arriver à la barrière à un festival de Metal est plus simple.
Nous nous trouvons donc un spot correct avec juste un casse burne devant et nous voile en train d’attendre que le soleil veuille bien se montrer.
Pour faire passer le temps, un type est sur un tabouret et parle, parle, parle, parle, parle encore et encore au point qu’on a des envies de violences gratuite à son endroit.
Heureusement, le soleil sera à l’heure. Son levé était annoncé pour 5h50, il nous honore de sa présence à 5h51 et dieu merci, il fait un temps exceptionnel! On peut même apercevoir le sommet du mont Jade, totalement dégagé (avant dernière photo de la galerie juste au-dessus, le sommet le plus à droite).
6h00 – tous les locaux ont plié bagages et se sont rués sur le premier train à redescendre. En ce qui nous concerne, nous profitons des rayons chaud du soleil matinale, le train suivant n’étant qu’à 6h20.

Le temps de redescendre, il est 7h00 donc l’heure du petit déjeuner. Rien de folichon à signaler le concernant. Ensuite nous retournons nous coucher pour du rab’ de sommeil. Nous ne nous motiverons à sortir qu’autour de 10h30.
Hier, j’ai plusieurs fois dit à Aurélie que nous ne devrions pas trop voir de choses dans le parc sous peine de ne plus rien avoir à faire aujourd’hui. Pleine de ressources, elle me sort toute une liste de choses à faire. Ok alors c’est parti.

La bonbonne de gaz sur le scooter, la base

Nous repassons devant le temple d’hier puis partons un peu à l’aventure sur les chemins inexplorés la veille. Comme je le pensais, nous avons effectivement vu la majorité des centres d’intérêt hier. Aurélie me propose alors une petite rando « facile » parce que je n’en peux déjà plus. Sauf qu’il remonté quasiment jusqu’à l’hôtel. MOUARF. C’est à ce moment là que j’annonce officiellement à Aurélie que l’an prochain, nous irons dans un pays plat.

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Ils semblent qu’une partie de jambes en l’air soit en cours dans la chambre d’à côté. L’insonorisation est au top.
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BREF. La rando facile l’était! On nous annonce 1h pour la faire quand il nous en a fallu 35. Cela nous aura au moins permis de parler géopolitique dans la région et de terminer notre conversation le long de la voie ferrée sur en abordant le sujet passionnant de la flotte de porte-avions américain.
Nous déjeunons au bout du chemin puis finissons par filer parce que les nuages sont remontés de la vallée et qu’il fait maintenant plutôt frais sous les arbres.

Une fois revenu à notre point de départ, nous décidons d’aller une nouvelle fois nous ravitailler au 7 Eleven pour l’apéro et le dîner. Sachant que nous ne pouvons pas utiliser la voiture, nous devons tout faire à pied. L’hôtel se trouve à environ 900 mètres du 7 Eleven et je peux vous garantir que le trajet est un montagne russe. Compte tenu de tout ce que nous avions déjà grimpé, descendu puis re-grimpé, le retour à l’hôtel fut l’épreuve de trop. Je me suis écroulé sur le lit et j’ai dormi. Aurélie m’a suivi pas longtemps après.

3h de sieste plus tard, nous émergeons. Enfin Aurélie émerge parce que quelque chose que j’ai mangé à midi ne passe pas. Elle me convainc de sortir prendre l’air et accessoirement de profiter du ciel qui s’est dégagé pour profiter du coucher de soleil. Parfaite façon de boucler la boucle solaire avant de rentrer se faire un apéro. Et de re-dormir.

Demain, nous reprenons la route et continuons notre trajet vers le sud de l’île.

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